A Belfort, des dalles de parkings perméables et recyclables «à l'infini»

Les dalles « Puple Solo » (photo purplealternativesurface.com)
Les dalles « Puple Solo » (photo purplealternativesurface.com)
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Publié le Dimanche 11 septembre 2022

A Belfort, des dalles de parkings perméables et recyclables «à l'infini»

  • Particularités de cette dalle, baptisée «Purple Solo» : perméable aux eaux de pluie, elle est entièrement constituée de plastiques durs, normalement destinés à être enterrés ou incinérés
  • Une fois collectés, les plastiques sont transformés par Plaxer, partenaire de Purple Alternative Surface, spécialisée dans la fabrication des produits plastique et installée à Rumersheim-le-Haut (Haut-Rhin)

GIROMAGNY, France : Des dalles de parking entièrement élaborées en plastique recyclé et capables de stocker l'eau de pluie pour la restituer dans les sols : dans le Territoire-de-Belfort, une start-up entend verdir un secteur notoirement polluant en proposant un produit «recyclable à l'infini».

Matinée pluvieuse à Giromagny, près de Belfort. Des ouvriers s'affairent près d'une école primaire dont ils refont le parking. Mais ici, pas de bitume, la mairie a opté pour  les dalles de la société locale Purple Alternative Surface : de larges hexagones noir de cinq kilos chacun, posés sur un sol terrassé. L'assemblage, facile, donne l'impression d'un puzzle géant aux allures de maillage alvéolé.

Particularités de cette dalle, baptisée «Purple Solo» : perméable aux eaux de pluie, elle est entièrement constituée de plastiques durs, normalement destinés à être enterrés ou incinérés. Avec elle, exit le macadam, synonyme d'artificialisation des sols et qui ne laisse pas passer la pluie.

«Il y a un espace de 5 millimètres entre chaque dalle qui va laisser l'eau s'infiltrer dans le sol», explique Pierre Quinonero, co-fondateur et directeur commercial de Purple Alternative Surface. La start-up, créée en 2019, est installée à Cravanche, dans la banlieue de Belfort, où elle compte six salariés.

En outre, les plaques sont creuses et peuvent retenir 40 litres d'eau par m2, restitués ensuite progressivement dans le sol, poursuit M. Quinonero.

- «Anoblir notre coeur de métier» -

Pour récupérer les plastiques, un accord a été passé avec des déchèteries de Haute-Saône voisine «où l'on récupère les +plastiques rigides+» (jouets, bassines...), transformés ensuite «en matière première pour réaliser nos dalles», explique cet ancien pilote de moto, éphémère leader du rallye Paris-Dakar en 2001.

Des «rigides» qui font partie des «trois millions de tonnes de plastique qui, chaque année, ne sont pas recyclés parce que ça serait trop compliqué ou trop cher», note-t-il au passage.

Une fois collectés, les plastiques sont transformés par Plaxer, partenaire de Purple Alternative Surface, spécialisée dans la fabrication des produits plastique et installée à Rumersheim-le-Haut (Haut-Rhin), à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Belfort.

«Notre réseau tourne sur 100 km à la ronde, entre la Haute-Saône et le Haut-Rhin, de la collecte à la réalisation des dalles», glisse Pierre Quinonero.

Sur une unique chaîne, les plastiques sont fondus et injectés dans le moule qui leur donnera leur forme finale.

«Aujourd'hui, on pollue énormément avec les déchets plastiques», reconnaît Bruno Caudron, le directeur technique de Plaxer. Cette entreprise de 35 salariés «est un grand acteur du monde du plastique, on produit énormément de pièces pour l'automobile. On voulait

amener notre contribution au recyclage des déchets, on veut anoblir notre coeur de métier, c'est pour ça qu'on a décidé d'accompagner Purple», explique-t-il.

Les matières plastiques, dont l'ingrédient de base est le pétrole, sont en effet régulièrement pointées pour leur action polluante, à l'image des micro-plastiques qui envahissent la planète, des océans aux sommets des montagnes. Et si le recyclage a manifestement ses vertus, il a aussi ses limites, l'industrie continuant à produire massivement des plastiques neufs.

- «Peser sur la transition écologique» -

Pierre Quinonero veut malgré tout croire aux vertus écologiques de la «Purple Solo» : «On veut vraiment peser sur la transition écologique. A chaque fois qu'on fait trois places de parking (avec ces dalles), on arrive à recycler une tonne de plastique», assure-t-il.

Sans compter que la «Purple Solo», dont la durée de vie est estimée à 30 ans, est quasiment recyclable «à l'infini» : «On a un système de consigne : quand on vend un parking, on récupère les dalles abîmées pour les utiliser à nouveau pour en fabriquer de nouvelles».

Les débuts de la start-up belfortaine, qui s'est vue attribuée la norme Afnor «Economie Circulaire», sont prometteurs : «On a vendu les premières dalles en avril. Là, on a plus d'une centaine de clients», pour des commandes échelonnées jusqu'en 2024, se félicite son co-fondateur, qui vise en 2022 «6.500 m2» de parkings et «50.000 m2» en 2023.

 

 


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.