L'Iran compte finaliser son adhésion à l'OCS lors du sommet 2022

Le président iranien Ebrahim Raïssi a déclaré que la République islamique finaliserait les documents d'adhésion à l'OCS et le processus juridique lors du sommet (Photo, AFP).
Le président iranien Ebrahim Raïssi a déclaré que la République islamique finaliserait les documents d'adhésion à l'OCS et le processus juridique lors du sommet (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 15 septembre 2022

L'Iran compte finaliser son adhésion à l'OCS lors du sommet 2022

  • Instituée en 2001 par la Chine, l'OCS regroupe la Russie et quatre Etats d'Asie centrale, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan
  • Téhéran, simple observateur de l'alliance régionale depuis 2005, a obtenu son adhésion lors du dernier sommet de l'OCS en 2021 à Douchanbé

TÉHÉRAN: L'Iran envisage de finaliser son adhésion à l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), a annoncé mercredi le président iranien, Ebrahim Raïssi, avant son départ pour l'Ouzbékistan où doit s’ouvrir jeudi le sommet 2022 de cette alliance menée par la Russie et la Chine.

Instituée en 2001 par la Chine, l'OCS regroupe la Russie et quatre Etats d'Asie centrale, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan. Elle s'est élargie à l'Inde et au Pakistan en 2017.

Prévu jeudi et vendredi à Samarcande, ce sommet des dirigeants des Etats membres de l'OCS est le premier entièrement en présentiel depuis le début de la pandémie de coronavirus en 2019.

"L'une des tâches importantes de ce sommet consiste à finaliser des documents de l'OCS pour qu'ils soient signés par les ministres des Affaires étrangères des pays membres", a annoncé M. Raïssi.

Téhéran, simple observateur de l'alliance régionale depuis 2005, a obtenu son adhésion lors du dernier sommet de l'OCS en 2021 à Douchanbé, la capitale du Tadjikistan.

L'Iran veut "utiliser au mieux le pouvoir économique et les capacités de la région ainsi que des pays asiatiques au profit de la nation iranienne", a indiqué M. Raïssi.

L'OCS représente 60% du continent eurasiatique, 50% de la population mondiale et plus de 20% du PIB mondial.

La République islamique a attendu plus de dix ans avant d'obtenir son adhésion à l'alliance car plusieurs pays membres ne souhaitaient pas avoir dans leurs rangs un pays sanctionné par les Etats-Unis et les Nations unies en raison de son programme nucléaire.

Depuis avril 2021, l'Iran est engagé dans des pourparlers sous la médiation de l'UE pour relancer l'accord de 2015, avec le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, la Chine et la Russie, et avec les Etats-Unis indirectement.

Washington s'était retiré en 2018 de ce pacte conclu entre Téhéran et les grandes puissances. Il est destiné à limiter le programme nucléaire iranien, en échange de la levée de sanctions américaines.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.