Les marchés saluent l'avantage pris par Biden dans le marathon présidentiel

Joe Biden, candidat en tête à la course pour la présidence des Etats-Unis. (AFP)
Joe Biden, candidat en tête à la course pour la présidence des Etats-Unis. (AFP)
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Publié le Jeudi 05 novembre 2020

Les marchés saluent l'avantage pris par Biden dans le marathon présidentiel

  • Wall Street a ouvert en franche hausse, au lendemain d'une nette progression: le Dow Jones montait de 1,30% et le Nasdaq de 1,95%, dans l'attente des annonces de la banque centrale américaine qui se réunit sans connaître le nom du prochain président
  • Les Bourses asiatiques avaient donné le ton de la journée, progressant nettement à la clôture

PARIS : Les Bourses mondiales montaient jeudi au moment où le démocrate Joe Biden se rapprochait de la Maison Blanche, même si le scrutin extrêmement serré face au président sortant républicain à Donald Trump n'était pas encore définitivement scellé.

Wall Street a ouvert en franche hausse, au lendemain d'une nette progression: le Dow Jones montait de 1,30% et le Nasdaq de 1,95%, dans l'attente des annonces de la banque centrale américaine qui se réunit sans connaître le nom du prochain président américain.

L'Europe gardait son optimisme au quatrième jour d'une semaine très positive: Paris gagnait 1,26%, Francfort 1,63%, Londres 0,43%, vers 14H50 (12H50 GMT).

Les Bourses asiatiques avaient donné le ton de la journée, progressant nettement à la clôture.

Après avoir gagné aux alentours de 4% mercredi, les deux cours du brut tentaient de se maintenir jeudi vers 15H50: le prix du baril de pétrole WTI pour livraison en décembre lâchait 0,18% à 39,08 dollars et celui de Brent pour livraison en janvier grappillait 0,02% à 41,24 dollars.

Les investisseurs continuaient d'assister à la remontée de Joe Biden dans les dépouillements provisoires dans les derniers Etats-clés, à mesure que les votes par correspondance, davantage utilisés par les électeurs démocrates, étaient pris en compte. 

Le panorama esquissé par les décomptes partiels - à savoir un président démocrate devant composer avec un Sénat toujours républicain - semblait à leur goût.

Première concernée, la technologie, que les démocrates veulent réglementer de manière plus serrée, a déjà largement grimpé mercredi, notamment Alphabet et Facebook.

Arizona, Wisconsin, Michigan 

Les jeux ne sont pas faits encore. Mais avec l'Arizona, le Wisconsin et le Michigan dans sa besace, Joe Biden est aux portes de la Maison Blanche. 

S'il décrochait encore une victoire dans le Nevada, en Géorgie ou en Pennsylvanie, il atteindrait les 270 grands électeurs nécessaires pour être élu président des Etats-Unis.

Donald Trump, qui avait prématurément revendiqué sa victoire, a toutefois commencé à déposer des recours juridiques, exigeant notamment un recompte des voix dans le Wisconsin et demandant la suspension du dépouillement en Pennsylvanie. Il a aussi menacé confusément mercredi d'aller jusqu'à la Cour suprême.

Les investisseurs misaient également sur l'instauration rapide d'un stimulus budgétaire aux Etats-Unis, complètement empêché pour le moment par les batailles politiciennes de la campagne présidentielle dans un pays pourtant très durement frappé par la pandémie de Covid-19.

Nouvelle administration

Dans cette configuration politique, « il sera extrêmement difficile de compter sur un stimulus avant la mise en place d'une nouvelle administration », en janvier donc, s'inquiète toutefois Gilles Moëc, chef économiste d'Axa.

« Et même si on peut imaginer que l'on trouvera un compromis sur un stimulus minimal, je doute qu’il soit à la hauteur de ce qui était attendu », ajoute-t-il.

La Réserve fédérale américaine, qui clôture une réunion monétaire de deux jours jeudi, devrait de nouveau s'attacher à rassurer les marchés en assurant de son soutien sans faille à l'économie américaine en cas de dégradation inexorable de la conjoncture.

La Fed va « sans doute attendre plus de visibilité et le mois de décembre pour communiquer sur de nouvelles mesures de soutien qui pourraient être décidées », estime Alexandre Neuvy, responsable de la gestion privée chez Amplegest.

Sur le marché des devises, vers 14H50 GMT, le dollar cédait 0,85% face à l'euro, à 1,1825 dollar pour un euro, et 0,70% face à la livre britannique, à 1,3081 dollar pour une livre.

Les valeurs technologiques tenaient une fois de plus le haut du classement: le géant japonais des investissements dans les nouvelles technologies SoftBank Group, très sensible à la forme du Nasdaq, a clôturé en forte hausse de 5,12% à 6.870 yens à Tokyo.

En Chine, Alibaba, proche de Ant Group, a regagné 6,28% à la Bourse de Hong Kong à la clôture, et Tencent 6,2%.

Côté européen, Infineon bondissait de 4,57% en Allemagne, en tête du Dax, tandis que Worldline en France prenait 3,04%.

 


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.