Incendie en Gironde: un « optimisme vigilant » après une nuit plus calme

En Gironde, un constat positif après trois jours de lutte. (AFP).
En Gironde, un constat positif après trois jours de lutte. (AFP).
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Publié le Jeudi 15 septembre 2022

Incendie en Gironde: un « optimisme vigilant » après une nuit plus calme

  • Dans une phase de "stabilisation du feu", des travaux forestiers sont prévus pour "éviter les reprises"
  • Mercredi, un millier de sapeurs-pompiers aidés par les équipes de bénévoles de la Défense des forêts contre les incendies (DFCI) et par six Canadair, trois avions Dash et deux hélicoptères bombardiers d'eau, sont intervenus pour contenir le feu

SAUMOS: L'incendie qui s'est déclaré lundi en Gironde et a brûlé plus de 3.700 hectares de végétation et de forêt dans la commune de Saumos était en voie de "stabilisation", entraînant jeudi un "optimisme vigilant" sur place.

"Le feu n'a pas progressé. Aucune nouvelle surface brûlée. Aucune nouvelle évacuation", a tweeté tôt dans la journée la préfecture de Nouvelle-Aquitaine.

Un constat positif après trois jours de lutte. Les conditions météo "ont été favorables toute la nuit", a précisé pour sa part le lieutenant-colonel Eric Pitault, officier de communication des pompiers girondins, même si le feu "est toujours là".

"Le taux d'hygrométrie est monté aux delà des 95%. Ce taux sera supérieur à 50% toute la journée ce qui est plutôt rassurant", a ajouté le sous-préfet de Lesparre-Médoc Fabrice Thibier lors d'un point presse jeudi matin, dans une ambiance détendue.

Le vent est "relativement faible jusqu'à 14h" et les températures "vont monter jusqu'à 26, 27 degrés dans l'après-midi", selon Eric Pitault.

Le travail de reconnaissance des équipes sur place a néanmoins été ralenti dans la matinée par un "fort brouillard", "dangereux" pour la visibilité.

Dans une phase de "stabilisation du feu", des travaux forestiers sont prévus pour "éviter les reprises": "il y a quatre bulldozers actuellement à l'oeuvre sur le chantier et quatre autres vont arriver dans l'après-midi", ainsi que quatre abatteuses "qui vont oeuvrer dès que les conditions météorologiques le permettent" pour maintenir le feu dans son périmètre.

1.840 personnes évacuées 

Mercredi, un millier de sapeurs-pompiers aidés par les équipes de bénévoles de la Défense des forêts contre les incendies (DFCI) et par six Canadair, trois avions Dash et deux hélicoptères bombardiers d'eau, sont intervenus pour contenir le feu, et lutter contre 21 reprises de celui-ci.

Depuis lundi, 3.700 hectares ont été brûlés, s'ajoutant aux quelque 30.000 déjà ravagés depuis juillet par trois gigantesques incendies dans le département, à La Teste-de-Buch et Landiras à deux reprises, dans un contexte de sécheresse historique.

Au total, 1.840 habitants ont été évacués dans les communes de Saumos et de Saint-Hélène, dans cette zone sud du Médoc entre la station balnéaire de Lacanau, sur la côte Atlantique, et l'agglomération bordelaise.

Pour le moment, il est "prématuré" d'envisager un retour des Sainte-Hélénois chez eux, tempère le sous-préfet, bien que tout soit "mis en oeuvre pour que l'on puisse faire rentrer les habitants au plus vite dans leurs habitations".

Un point sera effectué en début d'après-midi.

Un autre incendie, dans le sud de la région au Pays basque a brûlé une quinzaine d'hectares sur le massif frontalier de La Rhune, mobilisant une quarantaine de sapeurs-pompiers, un hélicoptère bombardier d'eau espagnol ainsi que trois Canadairs et deux avions Dash venus en renfort.

Mercredi soir, aux alentours de 23 heures, le feu était maîtrisé, selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.