L’Arabie saoudite et l’OCN signent un accord pour établir le siège de l'organisation à Riyad

Le ministre saoudien des Affaires étrangères et la secrétaire générale de l'Organisation de coopération numérique ont signé l’accord (Photo, SPA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères et la secrétaire générale de l'Organisation de coopération numérique ont signé l’accord (Photo, SPA).
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Publié le Vendredi 16 septembre 2022

L’Arabie saoudite et l’OCN signent un accord pour établir le siège de l'organisation à Riyad

  • Au cours d'une réunion, les deux responsables ont discuté des aspects de la coopération entre le Royaume et l’OCN dans divers domaines
  • L’OCN vise à renforcer la collaboration et la coopération en matière d'entrepreneuriat, d'innovation, de croissance des entreprises et d'emploi dans une économie numérique partagée

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et la secrétaire générale de l'Organisation de coopération numérique, Dima al-Yahya, ont signé jeudi un accord pour établir le siège officiel de l'organisation à Riyadh.

Au cours d'une réunion, les deux responsables ont également discuté des aspects de la coopération entre le Royaume et l’OCN dans divers domaines.

L'organisation a été créée par un groupe de pays fondateurs qui partagent l'intérêt de collaborer pour réaliser leur potentiel numérique collectif. Les États membres sont l'Arabie saoudite, le Bahreïn, le Koweït, Oman, la Jordanie, le Maroc, le Pakistan et le Nigeria.

L’OCN vise à renforcer la collaboration et la coopération en matière d'entrepreneuriat, d'innovation, de croissance des entreprises et d'emploi dans une économie numérique partagée.

Le prince Faisal a salué l'établissement du siège de l'organisation à Riyad et a souligné l'importance de renforcer le travail conjoint avec les pays membres de l'OCN afin de contribuer au développement des pays par l'utilisation optimale des technologies numériques de manière à atteindre la croissance et la prospérité.

Le ministre des Affaires étrangères a ajouté que le Royaume est désireux de soutenir toutes les initiatives de l’OCN, notamment celles qui contribuent à soutenir l'innovation, les jeunes, les femmes et les entrepreneurs, et à encourager les investissements dans l'économie numérique conformément à la Vision 2030 saoudienne. L’OCN a déclaré qu'elle était fière d'établir son siège à Riyad et se réjouit de soutenir «une économie numérique dans le but de permettre la prospérité numérique pour tous».

«La décision d'établir le siège de l’OCN à Riyad est une affirmation de la position régionale et internationale du Royaume en tant que plaque tournante reliant l'Afrique, l'Asie et l'Europe, de son statut d'économie du G-20 à la croissance la plus rapide et de centre régional de premier plan en matière de technologie», a souligné Al-Yahya.

La secrétaire générale a fait l'éloge de l'accélération numérique dans le Royaume et du fait que la technologie est à l’origine de nombreux aspects de l'expansion économique et sociale de l'Arabie saoudite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.