Les villes de Charjah et de Ras el-Khaïmah deviennent membres du Réseau mondial des villes apprenantes de l’Unesco

Des gens assistent à la Foire internationale du livre de Charjah, le 7 novembre 2021. (AFP)
Des gens assistent à la Foire internationale du livre de Charjah, le 7 novembre 2021. (AFP)
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Publié le Vendredi 16 septembre 2022

Les villes de Charjah et de Ras el-Khaïmah deviennent membres du Réseau mondial des villes apprenantes de l’Unesco

  • Le Réseau mondial des villes apprenantes est un forum qui encourage les membres à mettre en commun des idées et des solutions d’apprentissage
  • À Ras el-Khaïmah, l’éducation est au cœur de la stratégie Vision 2030, qui a pour objectif de mettre en place un système éducatif inclusif pour tous

LONDRES: L’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture a permis aux villes de Charjah et de Ras el-Khaïmah, aux Émirats arabes unis (EAU), d’adhérer à son Réseau mondial des villes apprenantes pour récompenser ses initiatives et ses exploits dans le domaine de l’éducation, rapporte l’agence de presse officielle des EAU.

Le Réseau mondial des villes apprenantes est un forum qui encourage les membres à partager des idées et des solutions d’apprentissage tout en favorisant le dialogue politique et l’apprentissage par les pairs afin d’aider à établir des partenariats, en plus de développer des capacités et des instruments pour soutenir l’évolution des villes apprenantes.

Le processus éducatif, priorisé par les EAU, est considéré comme étant au cœur du développement global et durable.

Charjah et Ras el-Khaïmah sont devenues membres de ce réseau après avoir rempli tous les critères d’admission. La décision de l’Unesco est basée sur la nomination par le Comité national des nations unies et les recommandations d’un jury d’experts, à la lumière du respect des conditions stipulées.

Charjah et Ras el-Khaïmah adhèrent au réseau de l’Unesco en compagnie de soixante-dix-neuf autres villes, s’ajoutant ainsi aux deux cent quatre-vingt-quatorze villes – de soixante-seize pays – qui l’avaient déjà rejoint.

Le Dr Saïd Moussabah al-Kaabi, président du Conseil de l’éducation de Charjah, explique combien l’adhésion au réseau de l’Unesco est importante. Selon lui, l’initiative menée par l’organisme de l’ONU vis-à-vis de Charjah vient couronner les efforts de la ville au service de l’éducation.

Le Dr Al-Kaabi voit en effet cette adhésion comme une reconnaissance de la volonté de Charjah de fournir un environnement éducatif intégré et de coopérer avec les parents et les élèves en les écoutant, en les impliquant dans le processus de développement, en mettant en place des établissements d’enseignement et en soutenant leur rôle au service du système éducatif.

Charjah souhaite en outre développer une politique publique et un projet éducatif unifiés, développer des compétences basées sur les meilleures pratiques et offrir une égalité des chances en matière d’éducation ainsi que des services conformes aux normes de qualité, d’efficacité et de transparence.

À Ras el-Khaïmah, l’éducation est au cœur de la stratégie Vision 2030, qui a pour objectif d’instaurer un système éducatif inclusif pour tous. L’émirat s’emploie à mettre en place des programmes supplémentaires destinés à améliorer la formation et l’éducation au sein de plusieurs disciplines.

Le Dr Mohammed Abdellatif Khalifa, secrétaire général du Conseil exécutif de Ras el-Khaïmah, déclare: «L’adhésion au Réseau mondial des villes apprenantes permettra à Ras el-Khaïmah de faire part au monde de son expérience de consolidation de l’éducation au niveau du tissu culturel, social, développemental et économique de notre société, en plus de partager nos meilleures pratiques avec des villes similaires à l’échelle internationale. Cela donnera également l’occasion à l’émirat de tirer profit des expériences des villes membres et de contribuer à l’élaboration de politiques éducatives mondiales qui serviront de base pour faire progresser le développement humain et la durabilité.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.

 

 


Sous des chaleurs extrêmes, le hajj met les pélerins à rude épreuve

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
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  • Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation
  • Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins

LA MECQUE: Sous des températures dépassant les 40°C, Inas Gamal s'est résolue à rester dans la chambre, climatisée, de son hôtel, pour faire, entre le lever et le coucher du soleil les prières du hajj, qui débute lundi en Arabie saoudite.

"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman.

"Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil.

"J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle.

Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs.

Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques.

Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

"Le seul obstacle" 

Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc.

"Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni.

Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde.

Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins.

Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C.

Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam.

Coups de chaleur 

Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros.

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures.

Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur.

En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités.

Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur.

Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".


L'Iran "n'abandonnera pas le Hezbollah", assure le groupe libanais

Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
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  • Le Hezbollah affirme avoir reçu un message iranien confirmant que Téhéran continuera de soutenir le mouvement libanais malgré les tensions régionales et la guerre avec les États-Unis
  • Selon le Hezbollah, la dernière proposition iranienne transmise à Washington via des médiateurs pakistanais inclut un cessez-le-feu au Liban dans le cadre d’un accord visant une “fin permanente” du conflit

BEYROUTH: Le Hezbollah a affirmé samedi qu'un message en provenance de l'Iran montrait qu'il n'abandonnerait pas le groupe libanais pro-iranien, et que la dernière proposition de Téhéran visant à mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis incluait un cessez-le-feu au Liban.

Le Hezbollah a indiqué dans un communiqué que son chef Naïm Qassem avait reçu un message du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, assurant que l'Iran "ne renoncera pas à son soutien aux mouvements qui réclament la justice et la liberté, au premier rang desquels le Hezbollah".

Dans la dernière proposition iranienne transmise à Washington par des médiateurs pakistanais visant à obtenir "une fin permanente" de la guerre, la demande d'inclure le Liban dans le cessez-le-feu a été mise en avant, ajoute le communiqué.