Le régulateur américain de la concurrence s'invite dans le conflit entre Apple et Epic

Un client quitte un magasin Apple lors du lancement du nouvel iPhone 14 à Tokyo le 16 septembre 2022 (Photo, AFP).
Un client quitte un magasin Apple lors du lancement du nouvel iPhone 14 à Tokyo le 16 septembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 17 septembre 2022

Le régulateur américain de la concurrence s'invite dans le conflit entre Apple et Epic

  • En septembre 2021, la juge Yvonne Rogers d'Oakland en Californie avait globalement donné raison au géant des technologies
  • «Apple ne détient pas de monopole sur le marché des transactions dans les jeux mobiles»

SAN FRANCISCO: Le ministère américain de la Justice veut avoir son mot à dire sur les démêlés antitrust d'Apple avec Epic Games, qui doivent être entendus en appel le mois prochain, un an après qu'un tribunal californien eut tranché largement en faveur du fabricant de l'iPhone.

Vendredi, la cour d'appel a accordé aux autorités américaines le droit d'envoyer un représentant à l'audience prévue pour le 21 octobre, où les deux parties doivent de nouveau faire entendre leurs arguments.

En septembre 2021, la juge Yvonne Rogers d'Oakland en Californie avait globalement donné raison au géant des technologies contre le plaignant, le studio Epic Games, qui accusait Apple de monopole et d'infractions à différentes lois sur la concurrence.

Selon le développeur du jeu phénomène Fortnite, Apple abuse de sa position dominante en prélevant des commissions trop élevées, et en imposant l'App Store comme passage obligé aux consommateurs pour télécharger des applis et payer pour des biens et services numériques.

Mais, selon la juge, "Apple ne détient pas de monopole sur le marché des transactions dans les jeux mobiles".

"La cour a commis plusieurs erreurs juridiques qui pourraient mettre en danger l'application du droit de la concurrence, notamment dans l’économie numérique", indique le ministère dans une note d'expert déposée en janvier.

Selon le gouvernement, la juge a mal interprété la loi concernée, et, en conséquence, de nombreux accords et pratiques pourraient se retrouver non protégés" par ce texte, si le jugement restait inchangé et faisait jurisprudence.

Le ministère enquête depuis des années sur de potentielles pratiques anticoncurrentielles d'Apple et d'autres grandes entreprises technologiques qui ont accumulé un pouvoir considérable dans leurs secteurs.

Comme Epic Games, Spotify et d'autres éditeurs, de nombreux élus américains reprochent à la marque à la pomme d'être juge et partie sur le marché lucratif des applications mobiles sur les iPhone.

Apple assure de son côté qu'autoriser le téléchargement d'applications en-dehors de l'App Store poserait des risques en termes de sécurité.

Kate Adams, avocate du groupe, s'était félicitée il y a un an de cette "immense victoire pour Apple", qui validait à son avis "le modèle économique de l'App Store". "La cour a trouvé qu'Apple n'était pas un monopole +ni selon les lois fédérales, ni selon les lois des Etats+", avait-elle insisté.

Le ministère de la Justice a précisé ne pas prendre position sur les mérites des arguments de chaque partie.

L'accord donné par le tribunal vendredi précise que Apple aura droit à dix minutes de temps de parole supplémentaire lors de l'audience en appel.


Stellantis suspend l'activité dans une usine Jeep aux Etats-Unis

Des voitures sont garées sur le parking de l'usine automobile de Sochaux Stellantis (Photo, AFP).
Des voitures sont garées sur le parking de l'usine automobile de Sochaux Stellantis (Photo, AFP).
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  • Le syndicat américain représentant le secteur automobile, UAW, a critiqué cette décision
  • La production sur le site d'assemblage de Belvidere dans l'Illinois, où sont fabriqués des SUV Jeep Cherokee, cessera le 28 février

NEW YORK: Le constructeur automobile Stellantis prévoit de suspendre l'activité dans une usine de la marque Jeep aux Etats-Unis, le groupe invoquant des difficultés dues à la pandémie et la hausse des coûts liée à la transition vers l'électrique.

La production sur le site d'assemblage de Belvidere dans l'Illinois, où sont fabriqués des SUV Jeep Cherokee, cessera le 28 février, a précisé l'entreprise vendredi dans un message transmis à l'AFP.

Les quelque 1.350 salariés de l'usine seront licenciés. L'entreprise, qui réfléchit à d'autres façons d'utiliser le site, "s'efforcera de placer les employés licenciés pour une durée indéterminée dans des postes à temps plein dès qu'ils seront disponibles".

"Notre secteur a été affecté par une multitude de facteurs tels que la pandémie de Covid 19 et la pénurie mondiale de semi-conducteurs, mais le défi le plus important est l'augmentation des coûts liés à l'électrification du marché automobile", a justifié Stellantis.

Le syndicat américain représentant le secteur automobile, UAW, a critiqué cette décision.

Des produits importés d'autres pays pourraient être fabriqués dans l'usine tandis que la transition vers l'électrique "crée des opportunités pour de nouveaux produits", a commenté Cindy Estrada, chargée de Stellantis au sein du syndicat.

"Des entreprises comme Stellantis reçoivent des milliards de dollars d'incitations gouvernementales pour passer aux énergies propres. C'est une insulte pour tous les contribuables qu'elles ne réinvestissent pas cet argent dans nos communautés", a-t-elle ajouté.


Un grand défi pour les ministres américains de l'Economie? Signer lisiblement les billets verts

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen le 8 décembre 2022 à Fort Worth au Texas (Photo, AFP).
La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen le 8 décembre 2022 à Fort Worth au Texas (Photo, AFP).
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  • Janet Yellen, elle, a reconnu avoir "passé du temps à s'entraîner" avant d'envoyer la signature qui figurera sur les billets verts nouvellement imprimés
  • Janet Yellen s'y est pliée jeudi mais, comme ses prédécesseurs, a eu bien du mal à signer de manière lisible

FORTH WORTH: C'est un rituel immuable pour le ministre de l'Economie et des Finances aux Etats-Unis: apposer sa signature sur les billets. Janet Yellen s'y est pliée jeudi mais, comme ses prédécesseurs, a eu bien du mal à signer de manière lisible.

"Vous pourriez penser que c'est une formalité", a-t-elle lancé depuis l'imprimerie de billets de Fort Worth (Texas), l'une des deux du pays avec celle de la capitale, Washington.

Mais, s'"il est de coutume que les secrétaires au Trésor fournissent leur signature pour figurer sur la monnaie de notre pays, (...) les Pères fondateurs (des Etats-Unis, ndlr) n'ont pas tenu compte de ce qui semble être un attribut commun des secrétaires au Trésor: une horrible écriture", a plaisanté la ministre de l'Economie et des Finances de Joe Biden.

Ses prédécesseurs de l'administration de Barack Obama, Timothy Geithner puis Jack Lew, avaient tracé des signatures "si illisibles que les gens se moquaient d'eux", a récemment raconté Janet Yellen dans le célèbre "Late Show" de Stephen Colbert.

Tim Geithner avait dû changer de signature, "pour la rendre lisible".

Quant à son successeur Jack Lew, Barack Obama ne l'avait certainement pas choisi pour sa calligraphie. Le président avait même plaisanté lors de sa cérémonie de nomination, lui disant qu'il devrait essayer de rendre "au moins une lettre lisible" dans sa signature, a relaté Janet Yellen.

Ladite signature ressemblait "à la manière dont un enfant pourrait dessiner la fumée qui sort d'une cheminée", a ironisé Stephen Colbert.

S'entraîner


Janet Yellen, elle, a reconnu avoir "passé du temps à s'entraîner" avant d'envoyer la signature qui figurera sur les billets verts nouvellement imprimés, et ce jusqu'à la nomination d'un nouveau secrétaire au Trésor.

Les coupures de 1 et 5 dollars portant son nom commencent à être imprimées à Fort Worth, et arriveront dans les porte-monnaie des Américains en début d'année. Les plus gros montants suivront.

Jeudi, devant les immenses machines de ce site, qui imprime plus de la moitié des dollars mis en circulation, Janet Yellen a pu mettre à profit ce sévère entraînement et signer, pour de vrai, quelques nouveaux billets verts.

Le nom de la première femme secrétaire au Trésor figure désormais à droite des visages des anciens présidents George Washington sur les billets de 1 dollar, ou Abraham Lincoln sur les coupures de 5 dollars.

De l'autre côté, est traditionnellement apposée la signature du Trésorier des Etats-Unis. En l'occurrence, de la Trésorière: Marilynn Malerba, première femme d'origine amérindienne à ce poste, et par ailleurs cheffe de la tribu Mohegan. Elle a pris ses fonctions en septembre.

Autre première: ce sont donc deux signatures féminines qui figurent sur les billets, aux côtés des visages des Pères fondateurs du pays.

"C'est historique", a salué Charlene Williams, la responsable des opérations du "Bureau of Engraving and Printing", qui imprime les billets depuis 1862. Les pièces sortent elles du "Mint".

Et le billet de 20 dollars changera prochainement de visage. La première femme sur un billet sera Harriet Tubman, qui au XIXe siècle a fui l'esclavage et fait passer des dizaines d'esclaves vers le nord des Etats-Unis et le Canada avant et pendant la guerre de Sécession, avant de participer à la lutte pour le droit de vote des femmes.


Le gouvernement promet 435 millions d'euros pour verdir le transport aérien

L'Etat français va consacrer 435 millions d'euros à partir de 2023 à la décarbonation du secteur du transport aérien, a annoncé le ministre délégué aux Transports Clément Beaune vendredi à l'occasion d'une réunion des acteurs de la filière sur le site d'Airbus à Toulouse ( Photo d'illustration, AFP)
L'Etat français va consacrer 435 millions d'euros à partir de 2023 à la décarbonation du secteur du transport aérien, a annoncé le ministre délégué aux Transports Clément Beaune vendredi à l'occasion d'une réunion des acteurs de la filière sur le site d'Airbus à Toulouse ( Photo d'illustration, AFP)
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  • Parmi les projets qui seront financés par cette dotation: la production du premier avion bas carbone d'ici 2030
  • L'aviation représente entre 2 et 3% des émissions mondiales de CO2, principal gaz à effet de serre, selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une agence de l'ONU

PARIS: L'Etat français va consacrer 435 millions d'euros à partir de 2023 à la décarbonation du secteur du transport aérien, a annoncé le ministre délégué aux Transports Clément Beaune vendredi à l'occasion d'une réunion des acteurs de la filière sur le site d'Airbus à Toulouse.

"La décarbonation de l’aviation n’est pas une option, c’est une obligation", a déclaré le ministre dans un communiqué, s'engageant ainsi à "accompagner le secteur dans cette transition indispensable à son avenir".

Parmi les projets qui seront financés par cette dotation: la production du premier avion bas carbone d'ici 2030.

Interrogé par l'AFP sur les projets à l'étude et la répartition de ce budget de près d'un demi-milliard d'euros, le ministère a répondu que "la programmation est en cours de définition avec la filière".

Les acteurs de l'aéronautique planchent déjà sur des innovations technologiques pour réduire les émissions de CO2 des avions.

Airbus, qui s'est engagé à ce que ses avions volent à 100% avec des carburants verts d'ici 2030, développe un avion à hydrogène. De son côté, Safran travaille sur des équipements électriques.

L'aviation représente entre 2 et 3% des émissions mondiales de CO2, principal gaz à effet de serre, selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une agence de l'ONU.

Bien qu'anémié par la pandémie, le trafic aérien mondial devrait, lui, atteindre 10 milliards de passagers en 2050, plus du double de son niveau de 2019. Soit autant d'émissions en plus si rien n'est fait.

L'Association internationale du transport aérien (Iata), qui fédère la grande majorité des compagnies aériennes, ainsi que l'industrie aéronautique se sont engagées à réduire à zéro les émissions nettes de CO2 d'ici 2050, en incluant des mécanismes controversés de compensations carbone.