Recrutement: la novlangue managériale en bonne place dans les offres d'emploi

Qu'il s'agisse de Pôle emploi, Indeed ou encore Linkedin, il suffit d'un rapide coup d'oeil pour tomber sur des propositions comme «Inside sales representative» (commercial), «consultant social listening» (veille réseaux sociaux), ou encore «customer success manager» (relation clients). (AFP)
Qu'il s'agisse de Pôle emploi, Indeed ou encore Linkedin, il suffit d'un rapide coup d'oeil pour tomber sur des propositions comme «Inside sales representative» (commercial), «consultant social listening» (veille réseaux sociaux), ou encore «customer success manager» (relation clients). (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 17 septembre 2022

Recrutement: la novlangue managériale en bonne place dans les offres d'emploi

  • Sur les sites d'emploi, les intitulés de poste abscons usant de jargon anglophone fleurissent, considéré comme un gage de modernité mais au risque de «flouter» la réalité
  • Pour le professeur Amadieu, «ce vocabulaire utilisé systématiquement dans le management est fait pour faire moderne». «Dès que vous le dites en anglais, c'est plus ronflant»

PARIS: Ne dites pas "vendeur" mais "client advisor", pas "chargé de recrutement" mais "talent acquisition specialist": sur les sites d'emploi, les intitulés de poste abscons usant de jargon anglophone fleurissent, considéré comme un gage de modernité mais au risque de "flouter" la réalité.

Qu'il s'agisse de Pôle emploi, Indeed ou encore Linkedin, il suffit d'un rapide coup d'oeil pour tomber sur des propositions comme "Inside sales representative" (commercial), "consultant social listening" (veille réseaux sociaux), ou encore "customer success manager" (relation clients).

Parfois, le descriptif du poste permet d'y voir plus clair, mais dans certains cas, cela reste tout aussi obscur pour le commun des mortels. Le "chief people officer" que recherche un cabinet de recrutement devra par exemple "driver la transformation groupe au service de la croissance en incarnant le renouveau". Un "scrum master" devra "faire vivre les valeurs de l'agilité" d'un groupe de conseil...

Eric Gras, expert du recrutement chez Indeed France, constate que la tendance s’est "clairement" accélérée ces dernières années.

Dans certains cas, mondialisation oblige, l'anglicisme est devenu la norme, mais dans d'autres, des postes "pas super sexy" sont ripolinés, ce qui n'augmente pas le nombre de candidatures ciblées, donc "n''est au bénéfice de personne", explique-t-il à l'AFP.

De fait, derrière une offre d'"Office & Happiness Manager", le descriptif du poste montre que le salarié sera chargé du standard et de l'accueil… Un poste de "Building & property officer" masque un job de gardien de résidence universitaire.

Comme Pôle emploi, qui prône des intitulés "clairs et précis" ,Indeed recommande à ses clients de parler français. "Mais la recommandation majeure est de parler le langage du candidat", note Eric Gras. Or, pour certains métiers comme "office manager" qui gèrent la vie du bureau, c'est précisément cette appellation que les salariés utilisent dans leur recherche.

«Presque risible»

Pour Jean-François Amadieu, professeur de gestion en ressources humaines à Paris 1, "ce vocabulaire utilisé systématiquement dans le management est fait pour faire moderne". "Dès que vous le dites en anglais, c'est plus ronflant", mais "c'est souvent incompréhensible, presque risible".

La sémiologue Mariette Darrigrand note en outre que c'est souvent du "+globish+, du très mauvais anglais, de la novlangue".

Outre l'idée de modernité, "il y aussi une volonté de séduction parce que c'est très dur de recruter aujourd'hui. Dire +client advisor+ plutôt que +vendeur+ en est l'exemple parfait. C'est la même idée que +technicien de surface+ pour +femme de ménage+, mais on est passé au +globish+".

Malgré tout, ces termes abscons peuvent aussi correspondre à "une nouvelle fonction qui n'existait pas auparavant" comme le +chief impact officer+, chargé d'évaluer l'incidence de l'activité de l'entreprise en terme d'écologie, note M. Amadieu.

Dans un contexte de tensions sur le marché du travail, le sujet est moins anecdotique qu'il y paraît.

"Le paradoxe est qu'aujourd'hui, on a 50% d'offres d'emploi en plus qu'avant le Covid" et qu'il y a des difficultés de recrutement, donc "je dis aux recruteurs: quelqu'un qui ne comprend pas le titre ne clique même pas sur l'offre", souligne Eric Gras.

"Si ces employeurs veulent attirer des candidats différents", les titres obscurs "ce n'est pas très inclusif", prévient aussi M. Amadieu, tout en regrettant le fait que "beaucoup n'ont pas le souci d'attirer des seniors" en reconversion.

En outre, pour Sophie Binet secrétaire générale de la CGT cadres (Ugict), cela "pose problème" car cela "floute le contenu réel du poste, la classification à laquelle cela se rapporte", avec le risque d'aboutir à "des gens qui peuvent être bons à tout faire parce qu'on ne sait pas ce sur quoi ils sont recrutés".

"Ca fait rêver, ça emporte au loin", mais c'est "une sorte "d'écran de fumée", renchérit la sociologue du travail Danièle Linhart.

Pour Mariette Darrigrand, ces titres ronflants sont aussi "en miroir des grandes écoles": elles diffusent un vocabulaire "pour attirer les parents parce que si on leur dit que leur gamin dans trois ans va avoir une licence de vente, ça ne fait pas signer le chèque!".

En attendant, pour ceux qui trouveraient leur titre un peu fade, il existe des générateurs comme siliconvalleyjobtitlegenerator.tumblr.com ou bullshitjob.com/title.


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

CONTENU SPONSORISÉ

PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.