Le Sénégal a un Premier ministre pour la première fois depuis 2019

Confronté à la hausse des prix, le nouveau chef de gouvernement, ancien ministre des Finances de 2013 à 2019, et des Affaires étrangères entre 2019 et 2020, aura pour mission de mener de "larges concertations" et de prendre de "nouvelles mesures" sur le plan social. (Photo, AFP)
Confronté à la hausse des prix, le nouveau chef de gouvernement, ancien ministre des Finances de 2013 à 2019, et des Affaires étrangères entre 2019 et 2020, aura pour mission de mener de "larges concertations" et de prendre de "nouvelles mesures" sur le plan social. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 17 septembre 2022

Le Sénégal a un Premier ministre pour la première fois depuis 2019

  • Amadou Ba, ancien ministre du chef de l'État, a été nommé par décret présidentiel dans un pays très divisé politiquement
  • Censée fluidifier le fonctionnement de l'État, la suppression du poste de Premier ministre en mai 2019 avait établi un nouvel équilibre entre les pouvoirs en renforçant le caractère présidentiel du régime sénégalais

DAKAR : Le président Macky Sall a nommé samedi un nouveau Premier ministre au Sénégal, poste qu'il avait supprimé en 2019 puis rétabli en décembre 2021, attendant ensuite que les élections locales et législatives soient passées pour faire son choix.

Amadou Ba, ancien ministre du chef de l'État, a été nommé par décret présidentiel dans un pays très divisé politiquement, cinq jours après une rentrée parlementaire marquée par une série d'incidents et achevée sous la garde des gendarmes.

Confronté à la hausse des prix, le nouveau chef de gouvernement, ancien ministre des Finances de 2013 à 2019, et des Affaires étrangères entre 2019 et 2020, aura pour mission de mener de "larges concertations" et de prendre de "nouvelles mesures" sur le plan social, a dit vendredi soir Macky Sall dans une adresse à la nation diffusée sur la télévision nationale.

"Les mesures d’allègement du coût de la vie et de soutien à l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, la lutte contre les inondations et la cherté du loyer resteront pour moi la priorité des priorités", a déclaré le chef de l'État sénégalais.

Ces priorités ont été rappelées par le nouveau Premier ministre dans sa première allocution après la lecture du décret par le secrétaire général de la présidence.

Censée fluidifier le fonctionnement de l'État, la suppression du poste de Premier ministre en mai 2019 avait établi un nouvel équilibre entre les pouvoirs en renforçant le caractère présidentiel du régime sénégalais.

À cette époque, l'opposition et une partie de la société civile avaient dénoncé la suppression de ce poste comme une tentative de mainmise sur le pouvoir de la part du président Sall.

Près de trois ans et demi plus tard, le président Sall est toujours critiqué par l'opposition pour sa conduite solitaire du pouvoir. Elle lui prête également le projet de briguer un troisième mandat en 2024.

Le président Sall, élu en 2012 pour sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans, maintient toujours le flou sur ses intentions pour 2024.

Vendredi, un concert devant se tenir samedi et organisé par des associations de la société civile pour la limitation des mandats en Afrique a été interdit par les autorités en raison de "risques de troubles", déclenchant une vague d'indignation sur les réseaux sociaux.

Le camp présidentiel au Sénégal était arrivé légèrement en tête à l'issue des législatives du 31 juillet. Il avait gardé la majorité absolue à l'Assemblée nationale grâce au ralliement d'un député de l'opposition, malgré une forte baisse du nombre de ses parlementaires élus.

Le président Sall s'est également brouillé avec une figure de son clan, la tête de liste de sa coalition aux dernières législatives, l'ancienne Première ministre Aminata Mimi Touré, qui n'a pas été choisie lundi pour prendre la présidence du Parlement et dénonce depuis "une injustice".


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.