Le PIB de l'Arabie saoudite en 2022 va connaitre son rythme de croissance le plus élevé depuis 10 ans

S&P a également revu à la hausse ses perspectives pour l'Arabie saoudite, et a évalué les notes de crédit souverain à court et à long terme en devises étrangères et en monnaie locale du Royaume à A-/A-2, a rapporté la Saudi Press Agency.
S&P a également revu à la hausse ses perspectives pour l'Arabie saoudite, et a évalué les notes de crédit souverain à court et à long terme en devises étrangères et en monnaie locale du Royaume à A-/A-2, a rapporté la Saudi Press Agency.
Short Url
Publié le Dimanche 18 septembre 2022

Le PIB de l'Arabie saoudite en 2022 va connaitre son rythme de croissance le plus élevé depuis 10 ans

  • Le rapport de S&P indique que l'excédent budgétaire de l'État saoudien devrait être d'environ 6,3 % en 2022
  • S&P a également revu à la hausse ses perspectives pour l'Arabie saoudite, et évalué les notes de crédit souverain à court et à long terme en devises étrangères et en monnaie locale du Royaume à A-/A-2

RIYAD : Le produit intérieur brut de l'Arabie saoudite devrait connaître le taux de croissance le plus élevé depuis 10 ans, soit 7,5 % en 2022, alors que le pays se remet progressivement de la pandémie, selon l'agence de notation de crédit S&P.

S&P a également revu à la hausse ses perspectives pour l'Arabie saoudite, et évalué les notes de crédit souverain à court et à long terme en devises étrangères et en monnaie locale du Royaume à A-/A-2.

Le rapport de S&P indique que l'excédent budgétaire de l'État saoudien devrait être d'environ 6,3 % en 2022.

L'agence de notation a ajouté que la perspective positive reflète la force de la croissance du PIB, des politiques financières saines et des réformes gouvernementales visant à diversifier l'économie, qui a été dépendante du pétrole pendant plusieurs décennies.

S&P a noté que la capacité de production de l'économie saoudienne devrait augmenter à long terme, grâce au développement des finances générales et à des réformes économiques importantes.

L'agence a souligné qu'il n'y aura pas de hausse spectaculaire du coût de la dette souveraine dans le Royaume, car la majeure partie du portefeuille de la dette publique est à taux fixe.

S&P a ajouté que l'inflation en Arabie saoudite est relativement faible par rapport à ses pairs, et qu'elle devrait rester sous contrôle car le gouvernement subventionne les prix du carburant et des denrées alimentaires, tout en indexant la monnaie locale au dollar américain relativement fort.

« La croissance du secteur non pétrolier reste également forte, comme celle des services alors que l'économie continue de rebondir après la pandémie. L'économie bénéficie également d’importants projets d'investissement public, financés en grande partie par le Fonds d'investissement public et le Fonds de développement national », indique S&P dans son rapport.

Des données récentes publiées par l'Autorité générale des statistiques ont révélé que le taux d'inflation annuel de l'Arabie saoudite s'est accéléré pour atteindre 3 % en août, contre 2,7 % en juillet. La hausse de l'indice des prix à la consommation est due à une augmentation des prix des aliments et des boissons, qui ont bondi de 4 % en août.

« Les prix des aliments et des boissons ont été les principaux moteurs du taux d'inflation en août 2022 en raison de leur importance relative élevée dans le panier de consommation saoudien, avec un impact de 18,8 % «, a déclaré GASAT dans un communiqué de presse.

Plus tôt en juin, l'agence de notation Moody's Investors Service avait confirmé la note de l'Arabie saoudite à « A1 » avec une perspective stable, principalement en raison de l'efficacité de la politique budgétaire du gouvernement.

Selon le rapport de Moody's, le PIB du Royaume augmentera à un taux moyen de 5 % au cours de la période 2021-2023.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.