Iran: des politiques français soutiennent les femmes mobilisées pour Mahsa Amini

La jeune femme est tombée dans le coma après son arrestation et est décédée le 16 septembre à l'hôpital, selon la télévision d’État et sa famille. (Photo, AFP)
La jeune femme est tombée dans le coma après son arrestation et est décédée le 16 septembre à l'hôpital, selon la télévision d’État et sa famille. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 20 septembre 2022

Iran: des politiques français soutiennent les femmes mobilisées pour Mahsa Amini

La jeune femme est tombée dans le coma après son arrestation et est décédée le 16 septembre à l'hôpital, selon la télévision d’État et sa famille. (Photo, AFP)
  • «(...) En Iran, le courage est féminin. Il est celui de toutes ces femmes qui se lèvent aujourd'hui au nom de leur liberté. Leur combat est le nôtre», a écrit Mme Braun-Pivet
  • Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a également pris fait et cause sur Twitter «pour Mahsa Amini et pour toutes les autres femmes qui rêvent de liberté et d'égalité»

PARIS: Plusieurs dirigeants politiques français, dont la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, ont apporté mardi leur soutien aux "femmes iraniennes qui se battent pour leur liberté" après la mort d'une jeune femme, Mahsa Amini, détenue par la police des mœurs. 

"Mahsa Amini avait 22 ans et voulait seulement vivre libre. Aujourd'hui, elle n'est plus. En Iran, le courage est féminin. Il est celui de toutes ces femmes qui se lèvent aujourd'hui au nom de leur liberté. Leur combat est le nôtre", a écrit Mme Braun-Pivet sur Twitter. 

"Soutien aux femmes iraniennes qui se battent pour leur liberté. Bouleversée par le meurtre barbare de Mahsa Amini!", a réagi, également sur le réseau social, la présidente (LR, droite) de la région Ile-de-France et ex-candidate à la présidentielle Valérie Pécresse. 

Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a également pris fait et cause sur Twitter "pour Mahsa Amini et pour toutes les autres femmes qui rêvent de liberté et d'égalité". 

De nouvelles manifestations ont eu lieu en Iran, notamment à Téhéran et à Mashhad, pour dénoncer la mort de Mahsa Amini, la police rejetant à nouveau lundi toute responsabilité dans ce décès. 

Le 13 septembre, la jeune femme a été arrêtée à Téhéran pour "port de vêtements inappropriés" par la police des mœurs, une unité chargée de faire respecter le code vestimentaire strict de la République islamique d'Iran pour les femmes. 

En Iran, se couvrir les cheveux est obligatoire en public. Cette police interdit en outre aux femmes de porter des manteaux courts au-dessus du genou, des pantalons serrés et des jeans troués ainsi que des tenues de couleurs vives, entre autres. 

La jeune femme est tombée dans le coma après son arrestation et est décédée le 16 septembre à l'hôpital, selon la télévision d’État et sa famille. 


Grève à la SNCF: pas de mobilisation massive, la direction fait une offre pour revaloriser les salaires

La direction de la SNCF a proposé aux cheminots une revalorisation salariale de 5,9% en moyenne en 2023 à l'issue de négociations annuelles obligatoires capitales pour le groupe, touché par une grève assez peu suivie mercredi. (Photo d'illustration, AFP)
La direction de la SNCF a proposé aux cheminots une revalorisation salariale de 5,9% en moyenne en 2023 à l'issue de négociations annuelles obligatoires capitales pour le groupe, touché par une grève assez peu suivie mercredi. (Photo d'illustration, AFP)
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  • D'après la direction de la SNCF, l'ensemble des mesures mises sur la table représentent un effort d'environ 600 millions d'euros
  • Le climat est particulièrement tendu en cette fin d'année à la SNCF, puisque les contrôleurs, rassemblés dans un collectif hors de tout cadre syndical, menacent de faire grève les week-ends de Noël et du Nouvel An

PARIS: La direction de la SNCF a proposé aux cheminots une revalorisation salariale de 5,9% en moyenne en 2023 à l'issue de négociations annuelles obligatoires capitales pour le groupe, touché par une grève assez peu suivie mercredi.

Le groupe ferroviaire a proposé une augmentation générale de 2% pour tous assortie d'une "revalorisation forfaitaire" de 600 euros bruts annuels, a détaillé le DRH du groupe François Nogué lors d'un point presse. Avec la majoration de diverses primes (travail de nuit, dimanche, jours fériés), le paiement de 75% de l'abonnement transport au lieu de 50% actuellement, ou le versement d'un forfait mobilité, la direction estime que la revalorisation salariale dépasse les 6% en moyenne.

Mercredi, les syndicats n'avaient pas encore communiqué leur position, préférant consulter leurs adhérents auparavant.

"On a fait tout ce qu'on pouvait pour lever au maximum le contentieux salarial", a assuré M. Nogué, précisant que si les organisations syndicales refusaient de signer, les revalorisations seraient malgré tout appliquées avec la dégradation de certaines mesures annexes.

D'après la direction de la SNCF, l'ensemble des mesures mises sur la table représentent un effort d'environ 600 millions d'euros.

Dans ce contexte,la CGT-Cheminots, SUD-Rail et la CFDT-Cheminots appelaient à la grève mercredi pour demander des mesures au moins à la hauteur de l'inflation --6,2% en novembre sur un an.

La mobilisation a été plutôt faible avec 7% de grévistes selon une source proche de la direction, et des perturbations localisées, comme à Lyon où un mouvement social des aiguilleurs perturbait le trafic vers Paris et les liaisons régionales.

"Dans un sens, ils ont raison de râler", estimait en gare de Lyon Part-Dieu Céline Déchaux, 22 ans, obligée de prendre un train beaucoup plus tôt que prévu pour aller travailler. Mais "ça met beaucoup de gens en difficulté" de façon récurrente, déplorait-elle.

Dialogue social

Des perturbations ont aussi touché les TER de Bourgogne-Franche-Comté, du Grand Est, d'Occitanie et de PACA ainsi que certaines lignes d'Ile-de-France (C,D,E et N).

"Je le dis pour la suite, pour les deux week-ends de fin d'année en particulier -- sur lesquels pèsent un préavis de grève --, il faut qu'on évite cela", a déclaré le ministre des Transports Clément Beaune, lors de la présentation du RER de Strasbourg organisée à Paris.

L'ambiance des négociations a été qualifiée de "studieuse" par M. Nogué. "J'ai le sentiment qu'on est arrivés à un équilibre de qualité", a-t-il souligné.

"Il y a un dialogue social à la SNCF qui (...) fonctionne bien", avait indiqué le matin même M.  Beaune, appelant chacun à un compromis. "Les Français ne comprendraient pas dans une période qui n'est pas facile, qui succède à deux Noël qui ont déjà été compliqués par la Covid, qu'on leur rajoute des complications", a-t-il dit.

Une première augmentation avait déjà été accordée après une grève le 6 juillet.

Jeudi dernier, le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou avait alerté sur le risque de voir le prix des billets augmenter si on relevait trop les salaires.

Les retraites en toile de fond 

Le climat est particulièrement tendu en cette fin d'année à la SNCF, puisque les contrôleurs, rassemblés dans un collectif hors de tout cadre syndical, menacent de faire grève les week-ends de Noël et du Nouvel An. Ils seront reçus jeudi.

"Les organisations syndicales font un travail d'intermédiation et seront en mesure de faire la pédagogie nécessaire et suffisante pour sortir de cette situation", a rassuré le DRH de la SNCF.

Les aiguilleurs doivent eux rencontrer la direction, vendredi. Ils réclament des recrutements et un salaire plus en adéquation avec leurs responsabilités.

Après une première menace de grève non mise à exécution le 25 mai, ils avaient obtenu le recrutement de 200 agents de circulation supplémentaires, une prime de 600 euros et une majoration temporaire de 20% de leur prime de travail pendant sept mois.

L'entreprise "n'a pas tenu ses engagements", estime cependant Erik Meyer de SUD-Rail. Un nouveau préavis de grève a donc été déposé, du 15 au 19 décembre, incluant le premier week-end des vacances de fin d'année.

La perspective de la réforme des retraites, qui devrait être présentée autour du 15 décembre par le gouvernement, chauffe en outre les syndicats à blanc.

"On sera vent debout contre cette réforme, comme nous l'avions été lors de la dernière séquence de 2019-2020", a prévenu Cédric Robert (CGT), rappelant les 58 jours de grève qui avaient alors touché la SNCF.


Débordements après la victoire du Maroc: suspension des subventions à un quartier de Fréjus

Un supporter marocain agite un drapeau national pour célébrer la victoire de son équipe nationale après le match de football de la Coupe du monde entre le Maroc et l'Espagne, sur les Champs Elysées à Paris le 6 décembre 2022. (Photo d'illustration, STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Un supporter marocain agite un drapeau national pour célébrer la victoire de son équipe nationale après le match de football de la Coupe du monde entre le Maroc et l'Espagne, sur les Champs Elysées à Paris le 6 décembre 2022. (Photo d'illustration, STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
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  • L'élu a confirmé mercredi dans un communiqué la suspension de ces subventions, qui «représentent aujourd'hui un total de 69 000 euros», dont 11 000 euros pour des «cours de français et soutien aux femmes»
  • Selon une source policière, le quartier de la Gabelle a connu «un peu de caillassages» mardi soir, ainsi que des tirs de feu de Bengale par «une trentaine de gamins cagoulés»

MARSEILLE: Le président de l'agglomération de commune de Fréjus (Var) a annoncé mercredi la suspension des subventions à un quartier de cette ville dirigée par le RN, après des "incidents consécutifs à la victoire du Maroc en coupe du monde" la veille.

"Face à de nouveaux tirs de mortiers, des jets de pierres et des fumigènes, la police a de nouveau dû intervenir dans le quartier de la Gabelle", avait réagi mardi soir sur Twitter Frédéric Masquelier, maire LR de Saint-Raphaël et président d'Estérel Côte d'Azur Agglomération.

En conséquence, "toutes les aides de l'agglomération (pour ce quartier) sont immédiatement suspendues", avait-il ajouté.

L'élu a confirmé mercredi dans un communiqué la suspension de ces subventions, qui "représentent aujourd'hui un total de 69.000 euros", dont 11.000 euros pour des "cours de français et soutien aux femmes" ou "20.000 euros pour la création d'une micro crèche sur le quartier". Cette dernière subvention devait être votée vendredi en Conseil communautaire.

"C'est un appel à la responsabilité" des habitants, a-t-il déclaré à l'AFP: "Tout le monde semble considérer ça (les incidents) comme normal, mais ça n'arrive pas dans d'autres quartier de la ville (de Fréjus) qui ont la même sociologie".

"C'est un quartier qui a bénéficié de nombreuses aides publiques, nous avons fait des efforts très importants qui doivent avoir des contreparties", a-t-il ajouté.

Selon une source policière, le quartier de la Gabelle a connu "un peu de caillassages" mardi soir, après la victoire du Maroc en quarts-de finale de la coupe du monde contre l'Espagne, ainsi que des tirs de feu de Bengale par "une trentaine de gamins cagoulés". Mais il n'y a eu aucune interpellation et aucun blessé parmi les forces de l'ordre, a indiqué cette source à l'AFP.

Sur sa page Facebook, le maire Rassemblement national de Fréjus, David Rachline, a de son côté évoqué des "débordements en marge de la rencontre Espagne-Maroc mais aussi en réaction à une opération de police le matin par les services municipaux en collaboration avec la police nationale".

Fin septembre, M. Masquelier avait fait voter une résolution dans sa ville pour obliger les associations de Saint-Raphaël qui demandent des subventions publiques à participer à cinq cérémonies patriotiques par an. Saisie par un conseiller municipal d'opposition, la préfecture du Var en a demandé le retrait, ce que refuse le maire.

"Il y a une cohérence" entre les deux décisions, a dit à l'AFP M. Masquelier, également secrétaire départemental de LR pour le Var: "L'argent public est orienté en fonction d'un certain nombre de critères. Je souhaite qu'il le soit en fonction d'une bonne citoyenneté".


La ministre française des Affaires étrangères en Côte d'Ivoire les 9 et 10 décembre

La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, est attendue vendredi et samedi en Côte d'Ivoire (Photo, AFP)
La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, est attendue vendredi et samedi en Côte d'Ivoire (Photo, AFP)
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  • La France réfléchit notamment à l'évolution du statut, du format et des missions de ses bases militaires au Sahel et en Afrique de l'Ouest
  • La ministre aura un entretien vendredi avec son homologue ivoirien Kandia Camara suivi d'un entretien avec le président Alassane Ouattara

PARIS: La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, est attendue vendredi et samedi en Côte d'Ivoire, où elle évoquera entre autres la question de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme dans la région.

La France, qui déploie encore quelque 3 000 militaires au Sahel après avoir compté jusqu'à 5 500 hommes, a officiellement mis fin à son opération antijihadiste Barkhane. Début novembre, le président français Emmanuel Macron s'est donné six mois supplémentaires pour finaliser sa nouvelle stratégie en Afrique.

"Depuis quelques mois, depuis l'annonce de la fin de l'opération Barkhane au Mali, nous menons un travail de réflexion et de concertation sur la réorganisation de notre approche militaire et sécuritaire dans la région, de notre coopération en matière de sécurité et de défense dans la région", a déclaré mercredi une source diplomatique à des journalistes.

La France réfléchit notamment à l'évolution du statut, du format et des missions de ses bases militaires au Sahel et en Afrique de l'Ouest.

"Ce sera évidemment un sujet" abordé par Catherine Colonna avec les responsables ivoiriens, a souligné la source diplomatique mercredi.

La ministre aura un entretien vendredi avec son homologue ivoirien Kandia Camara suivi d'un entretien avec le président Alassane Ouattara. Samedi, elle rencontrera le ministre de la Défense, Birahima Ouattara, frère du président, au sujet de l'évolution de la base militaire française.

Les Forces françaises en Côte d'Ivoire comptent quelque 900 hommes, chargés d'appuyer et de soutenir les opérations en Afrique centrale et de l'Ouest, mais aussi de mettre en œuvre un partenariat militaire avec Abidjan.

En Côte d'Ivoire, Paris et Abidjan ont ouvert l'an passé, près d'Abidjan, une Académie internationale de lutte contre le terrorisme. "Depuis un an, l'Académie a formé 900 élèves originaires de 26 pays. C'est ce genre de beaux projets franco-ivoiriens que nous voudrions développer", souligne-t-on au quai.