France: La réindustrialisation fragilisée par la crise mais boostée par la transition énergétique

L'industrie traditionnelle, elle, a continué de voir ses effectifs augmenter (Photo, AFP).
L'industrie traditionnelle, elle, a continué de voir ses effectifs augmenter (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 21 septembre 2022

France: La réindustrialisation fragilisée par la crise mais boostée par la transition énergétique

  • Au deuxième trimestre 2022, Trendeo a enregistré une baisse de 20% des créations d'emplois
  • La croissance des relocalisations d'entreprises, semble aussi marquer le pas

PARIS: La réindustrialisation pourrait marquer le pas en France sous l'effet de la guerre en Ukraine, l'inflation et la crise énergétique, mais continue de bénéficier de la transition énergétique, avec des projets d'usines photovoltaïques, d'éoliennes ou de batteries, indiquent les données transmises par le cabinet spécialisé Trendeo.

Au deuxième trimestre 2022, Trendeo a enregistré une baisse de 20% des créations d'emplois dans les entreprises par rapport au premier.

Très réactifs à la conjoncture immédiate, les secteurs de la vente à distance et des centres d'appels et services en ligne illustrent le coup de froid sur la croissance identifié par Trendeo, avec respectivement 6.583 et 1.092 emplois supprimés de plus que ceux qui ont été créés dans ces deux secteurs sur les huit premiers mois de l'année.

L'industrie traditionnelle, elle, a continué de voir ses effectifs augmenter, avec 26.625 emplois nouveaux sur les huit premiers mois de l'année, soit un solde net positif de 10.074 par rapport à la période janvier-août 2021. 90 usines nouvelles ont vu le jour au premier semestre contre 35 qui ont fermé.

"Début de chute ou trou d'air ?", le rapport semestriel du cabinet Trendeo qui recense et analyse deux fois par an toutes les annonces d'investissement des entreprises sur le territoire français, ne tranche pas.

"Jusqu'à fin août, on ne constate pas de ralentissement violent dans l'ensemble de l'économie", souligne le rapport. Mais, en avril, le solde des créations et suppressions d'emplois est passé "sous le niveau de 2021", note-t-il.

La croissance des relocalisations d'entreprises, qui avaient observé une année record en 2021, semble aussi marquer le pas.

Au premier semestre, Trendeo décompte 28 relocalisations contre 4 délocalisations. Au deuxième semestre 2021, les relocalisations et délocalisations s'élevaient respectivement à 44 et 4, et à 46 et 12 au premier semestre 2021.

Sept projets de plus de 50 hectares 

La dynamique des créations d'usines reste "élevée" et "les nombreux signaux alarmants sur l'activité industrielle ne se traduisent pas (encore?) par des décisions de fermeture", ajoute Trendeo.

Côté startups, 400 levées de fonds ont eu lieu de janvier à août 2022, contre 518 sur la même période de 2021, soit une baisse de 23%. En revanche, le total des fonds collectés a augmenté de 54% à 5,7 milliards d'euros en 2022, contre 3,7 milliards l'an passé.

Enfin, Trendeo a analysé les quelque 1.500 projets d'investissement industriel de taille conséquente -sur une surface de terrain supérieure à 50 hectares- annoncés dans le monde entre 2016 et 2022 et recensés dans sa base de données.

Si les Etats-Unis en comptent 415, la Chine 124, et le Royaume-Uni 32, la France n'en compte que sept, l'Allemagne onze, et l'ensemble Pologne/Hongrie/République tchèque en compte une dizaine.

Les sept projets industriels français de ce recensement sont situés dans le domaine de l'énergie, liés à la transition en cours :

Quatre projets de fermes solaires à Allons (Lot-et-Garonne), Labarde (Gironde), Total Quadran à Haulchin (nord), et MontanSolar & Luxel à Forbach (Lorraine), des projets de fabrication d'éoliennes en Bretagne, le projet d'usine de batteries électriques automobiles Verkor dans le Nord et le projet de fabrication de panneaux solaires de la startup Carbon basée dans la Loire, en Rhône-Alpes, indique Trendeo.

"La France a un tissu industriel qui reprend un peu de dynamisme, mais peine encore à accrocher des grands projets d'assemblage final dans l'automobile et l'électronique, et rate ainsi une occasion de développer un tissu de sous-traitants chez les ETI et PME", a déclaré à l'AFP David Cousquer l'auteur de l'étude et éditeur de Trendeo.


Malgré la précarité de l'économie mondiale, les entreprises saoudiennes et émiraties restent optimistes

Les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite se sont engagés à atteindre zéro émission de carbone d'ici 2050 et 2060 respectivement (Photo, AFP).
Les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite se sont engagés à atteindre zéro émission de carbone d'ici 2050 et 2060 respectivement (Photo, AFP).
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  • Une enquête indique que les entreprises tirent confiance des plans ambitieux des gouvernements
  • Le changement climatique et les questions de durabilité figurent parmi les priorités des entreprises des deux pays

LONDRES: Une nouvelle enquête menée auprès de chefs d'entreprise en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis révèle un optimisme généralisé des entreprises des deux pays pour l'année prochaine, malgré les incertitudes et les défis ayant pesé sur l'économie mondiale en 2022.

Dans l'ensemble, 70% des 250 décideurs représentant un large éventail de secteurs ont exprimé leur optimisme quant aux perspectives de l'économie mondiale en 2023, 46% se déclarant très optimistes.

L'optimisme des entreprises est généralisé en Arabie saoudite et aux EAU (Photo, AFP).

L'enquête a été réalisée pour Gedeon Mohr & Partners, un nouveau cabinet de conseil basé à Dubaï et spécialisé dans les secteurs du commerce de détail, du divertissement, des voyages et de l'hôtellerie, qui sont tous appelés à jouer un rôle de plus en plus important dans la transformation des économies de la région du Golfe arabe.

«Il est extrêmement positif de constater que la majorité des chefs d'entreprise des Émirats arabes unis et de l'Arabie saoudite sont si optimistes quant à l'avenir de l'économie et reconnaissent le dynamisme de l'écosystème commercial et les opportunités de la région», a déclaré Maria Gedeon, PDG et fondatrice de Gedeon Mohr & Partners.

Selon elle, plusieurs raisons expliquent l’optimisme régional solide qui ressort de l’enquête.

«Évidemment, l’augmentation des prix du pétrole a été une chance pour nous. L’économie est donc naturellement en meilleure forme qu’ailleurs dans le monde. De même, la région est géographiquement éloignée de la guerre russo-ukrainienne, et est moins touchée que l’Europe par la hausse des prix et les autres répercussions qui en découlent.

«Mais dans l'ensemble, je pense que le sentiment est meilleur en raison de la quantité de travail que les deux gouvernements mettent en œuvre dans le but de développer les économies, augmenter la qualité de vie et attirer les étrangers et les expatriés dans cette partie du monde.»

L'enquête a également montré que, dans l'ensemble, 29% des chefs d'entreprise des deux pays – 22% aux Émirats arabes unis et 37% en Arabie saoudite – étaient légèrement ou très préoccupés par ce que la nouvelle année pourrait apporter.

Plusieurs raisons expliquent l’optimisme régional solide qui ressort de l’enquête (Photo, AFP).

«Je suppose que ces personnes travaillent probablement pour des organisations mondiales, parce qu’elles ont connu des licenciements et de nombreux problèmes financiers, ainsi que des ralentissements de la croissance, etc.», a expliqué Gedeon.

Les entreprises des deux pays tirent des conseils et de la confiance, des plans ambitieux établis par leurs gouvernements, a-t-elle affirmé.

«Ces deux pays ont publié leurs visions, le Royaume pour 2030 et les EAU pour 2031. En Arabie saoudite notamment, les méga-projets comme Neom, le projet de la mer Rouge et Qiddiya, ainsi que les investissements massifs dans les infrastructures, sont de formidables catalyseurs économiques.»

En novembre, le Fonds monétaire international a prévu que la croissance du PIB de l'Arabie saoudite serait de 7,6% en 2022, ce qui la place parmi les cinq premières économies à forte croissance du monde.

Selon le FMI, les décideurs du Conseil de coopération du Golfe dans leur ensemble ont «réussi à atténuer rapidement l'impact économique du double choc de la Covid-19 et des prix du pétrole».

Même si les prix mondiaux des produits de base ont grimpé: «Les perspectives sont plus positives pour les pays du CCG, les nouveaux défis liés à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et le resserrement des conditions financières mondiales devant avoir un impact limité sur les économies du CCG.»

Le FMI a également émis une note de prudence, avertissant que même si les pays du CCG bénéficient de «prix du pétrole et du gaz plus élevés, quoique volatils, de nombreux risques assombrissent encore les perspectives, notamment un ralentissement de l'économie mondiale».

«Dans ce contexte, l’élan de réforme établi au cours des années précédentes doit être maintenu afin de garantir l'équité entre les générations et une transition énergétique fluide loin des combustibles fossiles.»

Les méga-projets saoudiens, tels que Neom, le projet de la mer Rouge et Qiddiya, et les investissements massifs dans les infrastructures, sont de formidables catalyseurs économiques (Photo, AFP).

Selon Gedeon, c'est exactement ce qui se passe, l'Arabie saoudite s'efforçant de diversifier son économie et d'ouvrir sa société. En tant que cadre supérieur du groupe Majid al-Futtaim, elle a eu l’occasion d’observer de première main le programme de réformes sociales et économiques en cours dans le Royaume.

Les deux pays du Golfe «continueront d'investir dans le pétrole, mais ils tiennent à se diversifier», a-t-elle indiqué, et l'un des moyens d'y parvenir est de «développer le tourisme dans de très beaux pays».

Un aspect qui ressort clairement de l'enquête est que le changement climatique et les questions de durabilité sont en tête de l'agenda des entreprises dans les deux pays. Interrogés sur l'importance de la durabilité pour leur entreprise, 90% des répondants aux Émirats arabes unis et 85% en Arabie saoudite ont répondu qu'elle était très importante. Dans l'ensemble, seuls 2% ont déclaré qu'elle importait peu.

Le changement climatique est également considéré comme la plus grande menace pour les entreprises en 2023 par 11% des personnes interrogées aux Émirats arabes unis et 18% en Arabie saoudite.

Toutefois, ce qui est plus surprenant et plus préoccupant, selon Gedeon, c'est l'attitude qui ressort de l'enquête dans les deux pays à l'égard de l'épineux problème des entreprises que sont les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), une métrique de plus en plus appréciée par les investisseurs et les consommateurs afin de mesurer l'impact et l'interaction des entreprises avec la société et l'environnement.

Selon le FMI, les décideurs du CCG dans leur ensemble ont «réussi à atténuer rapidement l'impact économique du double choc de la Covid-19 et des prix du pétrole» (Photo, AFP).

Dans son récent rapport 2022 Social & Governance, la firme de conseil PwC Middle East a conclu que «l'intégration des principes environnementaux, sociaux et de gouvernance dans tous les domaines de l'évolution économique et sociale est essentielle pour réaliser les ambitions de notre région, lui permettant de devenir un leader sur la scène mondiale de la durabilité».

D’après Gedeon, dans la nouvelle enquête, «le développement durable et la croissance des entreprises figurent en tête de l'ordre du jour. Ce qui est cependant clair, c'est que malgré le fait que les dirigeants se soucient du changement climatique, beaucoup de travail reste à faire en matière d'ESG, offrant une opportunité de croissance durable».

Le résultat final, est que de plus en plus, «les consommateurs veulent acheter et être associés à des marques qui ont un objectif solide, et qui font du bien à la planète et à l'organisation».

«Les consommateurs n'achèteront plus un produit d'une entreprise ou d'une marque qui ne respecte pas tous ces paramètres de durabilité et d’ESG, et les entreprises qui ne le font pas deviendront tout simplement obsolètes si elles ne sont pas transparentes sur leurs politiques et procédures, sur la façon dont elles compensent leur empreinte carbone.»

Une fois encore, les initiatives gouvernementales sont susceptibles de forcer le rythme. L'organisation de la COP27 en Égypte le mois dernier et le fait que la prochaine conférence des parties se tiendra aux Émirats arabes unis l'année prochaine ont placé les questions de responsabilité environnementale et sociale au centre des préoccupations des gouvernements, des entreprises et des particuliers dans toute la région.

Il est également très important que les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite, deux des plus grands producteurs de pétrole au monde, se soient engagés à atteindre zéro émission de carbone d'ici 2050 et 2060 respectivement – des objectifs ambitieux qui exigeront la collaboration et la coopération des entreprises de tous les secteurs, et qui feront très certainement l'objet d'une législation.

Un sujet de préoccupation qui éclipse légèrement la confiance globale identifiée par l'enquête est le recrutement et la rétention des talents nécessaires pour que les entreprises donnent le meilleur d'elles-mêmes.

Alors que 62% des chefs d'entreprise estiment avoir les bons talents dans leur entreprise d'ici 2023, ils sont très préoccupés par les défis à relever en matière de main-d'œuvre dans l'année à venir. Dans l'ensemble, 18% d'entre eux s'inquiètent de ne pas pouvoir attirer les talents, et 10% de ne pas pouvoir retenir ceux qu'ils ont déjà.

Malgré l'expérience généralement positive du travail à distance pendant les périodes de confinement de la Covid-19, un quart de toutes les personnes interrogées considèrent également le travail hybride comme un défi en 2023. L'une des raisons, selon Gedeon, est la nature unique de nombreux grands projets en cours, notamment en Arabie saoudite.

«Beaucoup de ces projets sont vraiment éloignés et vous devez être là, à regarder le projet se développer», a-t-elle signalé.

«Si vous réalisez des projets de développement sur la mer Rouge, il sera très difficile de gérer le projet depuis New York, Londres ou même Dubaï.

«Il y a donc un empressement à avoir des gens sur le site de projets tels que Neom, et ils construisent des logements pour le personnel et même des écoles, ce qui rend travailler si loin de la capitale et d'autres villes passionnant pour les gens.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


EDF: L'Etat atteint le seuil de 90% des droits de vote

Le gouvernement avait officialisé mi-juillet sa volonté de contrôler EDF à 100% (Photo, AFP).
Le gouvernement avait officialisé mi-juillet sa volonté de contrôler EDF à 100% (Photo, AFP).
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  • Au 28 novembre, l'Etat français et BPI France détenaient ensemble 90,009% des droits de vote d'EDF et 85,12% du capital
  • L'OPA n'est pas bouclée: ouverte depuis le 24 novembre, elle dure jusqu'au 22 décembre inclus

PARIS: L'Etat français a annoncé jeudi avoir franchi le seuil de 90% des droits de vote d'EDF dans le cadre de son offre publique de rachat (OPA), une étape importante mais pas conclusive pour le projet de renationalisation totale.

Au 28 novembre, l'Etat français et BPI France détenaient ensemble 90,009% des droits de vote d'EDF et 85,12% du capital, selon une déclaration transmise jeudi au régulateur des marchés financiers (AMF).

L'OPA n'est pas bouclée: ouverte depuis le 24 novembre, elle dure jusqu'au 22 décembre inclus.

A l'issue de cette OPA, deux conditions doivent être remplies pour permettre à l'Etat d'engager un retrait obligatoire des actions EDF de la Bourse, c'est-à-dire forcer les actionnaires minoritaires restants de vendre: il doit détenir à la fois 90% des droits de vote et 90% du capital.

Au 1er décembre, l'Etat détenait un peu plus de 85% du capital de l'énergéticien. Il doit donc encore acquérir près de 5%. Il en détenait déjà 84% avant le début de l'OPA.

Le gouvernement avait officialisé mi-juillet sa volonté de contrôler EDF à 100%.

Pour l'Etat, qui veut construire six réacteurs nucléaires de nouvelle génération EPR, avec une option pour huit autres, cette opération chiffrée à 9,7 milliards d'euros est stratégique et vise aussi à envoyer un signal de confiance aux investisseurs de dette.

De petits actionnaires d'EDF, majoritairement des salariés et anciens salariés, avaient contesté devant l'AMF l'avis "favorable" du conseil d'administration d'EDF le 27 octobre concernant la renationalisation du groupe et surtout le prix de 12 euros par action proposé par l'Etat, jugé trop faible.

Mais le gendarme boursier n'a pas retenu les critiques et a donné le 22 novembre son feu vert au projet de rachat.


Le Fonds souverain saoudien annonce la création de l’Aseer Investment Company

Le Fonds d’investissement public (PIF) saoudien a annoncé jeudi la création de l’Aseer Investment Company (AIC). (Photo fournie)
Le Fonds d’investissement public (PIF) saoudien a annoncé jeudi la création de l’Aseer Investment Company (AIC). (Photo fournie)
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  • L’AIC fournira un large éventail d’opportunités pour les investisseurs nationaux et internationaux dans de nombreux secteurs
  • La création de cette société s’inscrit dans le cadre de la stratégie du PIF visant à dévoiler les capacités de secteurs prometteurs en Arabie saoudite

RIYAD: Jeudi, le Fonds d’investissement public (PIF) saoudien a annoncé la création de l’Aseer Investment Company (AIC), qui sera sa branche d’investissement dans la région d’Asir en Arabie saoudite.

La nouvelle société encouragera et stimulera les investissements directs locaux et étrangers afin de développer et de transformer la région en une destination touristique ouverte toute l’année.

L’AIC fournira un large éventail d’opportunités pour les investisseurs nationaux et internationaux dans de nombreux secteurs, notamment le tourisme, l’hôtellerie, les soins de santé, le sport, l’éducation, l’alimentation et de nombreuses autres industries nationales florissantes.

Elle contribuera à favoriser les partenariats public-privé, à créer des emplois pour la communauté locale et à promouvoir le tourisme et les possibilités d’investissement intéressantes de la région. 

«Aseer Investment Company vise à devenir un facilitateur de premier plan en matière d’opportunités d'investissement à grande échelle dans la région d’Asir, a déclaré Raid Ismaïl, responsable des investissements directs pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au PIF.

«L’AIC entend promouvoir les montagnes escarpées, la nature magnifique et la culture légendaire de la région, préserver son histoire et son patrimoine anciens et la transformer en une destination touristique de classe mondiale pour les visiteurs du monde entier, conformément à la stratégie du PIF et à la Vision 2030», a-t-il ajouté.  

La création de cette société s’inscrit dans le cadre de la stratégie du PIF visant à dévoiler les capacités de secteurs prometteurs en Arabie saoudite, à soutenir le pays, et correspond à la position de la région d’Asir comme destination d’investissement de premier plan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com