Discussions bilatérales entre l’Égypte et la France en marge de l’Assemblée générale des nations unies

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri. (AFP)
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri. (AFP)
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Publié le Mercredi 21 septembre 2022

Discussions bilatérales entre l’Égypte et la France en marge de l’Assemblée générale des nations unies

  • M. Choukri espère que la France soutiendra les efforts visant à instaurer la stabilité dans certaines régions
  • Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont discuté des moyens de favoriser la coopération dans les domaines de l’économie et de l’investissement

LE CAIRE: Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a rencontré son homologue française, Catherine Colonna. Les deux dirigeants se sont entretenus en dehors des réunions de l’Assemblée générale des nations unies à New York.

M. Choukri espère que la France soutiendra les efforts visant à instaurer la stabilité dans certaines régions, d’autant plus que la présidence du pays européen au Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) coïncide avec les intérêts de l’Égypte dans la situation actuelle en Libye, en Syrie, en Irak et au Soudan.

Les deux ministres ont discuté des moyens de favoriser la coopération dans les domaines de l’économie et de l’investissement. Ils ont par ailleurs passé en revue leurs relations bilatérales au cours des dernières années.

Sameh Choukri a également demandé une présence française de premier plan à la Conférence des nations unies sur les changements climatiques qui devrait se tenir à Charm el-Cheikh en novembre.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a rencontré son homologue français, Emmanuel Macron, en juillet au palais de l’Élysée à Paris.

M. Macron a réitéré l’engagement de son pays à soutenir les relations bilatérales, tandis que le président égyptien a fait part de la volonté de son pays de renforcer son partenariat stratégique avec la France.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: 15 accusés risquent la peine de mort pour le meurtre d'un paramilitaire

Un manifestant tient un portrait de Mahsa Amini lors d'une manifestation de soutien à Amini, une jeune Iranienne décédée après avoir été arrêtée à Téhéran par la police des mœurs de la République islamique, sur l'avenue Istiklal à Istanbul le 20 septembre 2022. (AFP)
Un manifestant tient un portrait de Mahsa Amini lors d'une manifestation de soutien à Amini, une jeune Iranienne décédée après avoir été arrêtée à Téhéran par la police des mœurs de la République islamique, sur l'avenue Istiklal à Istanbul le 20 septembre 2022. (AFP)
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  • Depuis la mi-septembre, des milliers d'Iraniens et une quarantaine d'étrangers ont été arrêtés et plus de 2.000 personnes inculpées en lien avec les «émeutes», selon les autorités judiciaires
  • Parmi les inculpés, au moins six ont été condamnés à mort en première instance et leur sort dépend désormais de la Cour suprême qui doit statuer sur leur appel

TEHERAN: Quinze personnes, dont une femme et trois mineurs, accusées d'avoir tué début novembre un paramilitaire lors d'une cérémonie organisée par des manifestants pour marquer le 40e jour de la mort d'une des leurs, risquent la peine de mort, a annoncé mercredi la justice iranienne.

L'Iran est le théâtre de manifestations depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des mœurs. Cette dernière lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique.

"La première audience des agresseurs de Ruhollah Ajamian a eu lieu ce matin (mercredi) dans la province d'Alborz" près de Téhéran, a indiqué l'organe de la justice, Mizan Online.

"Quinze accusés ont été inculpés de corruption sur terre", un crime passible de la peine capitale, a précisé la même source.

Ruhollah Ajamian, membre de la milice Bassidj, liée aux Gardiens de la révolution [l'armée idéologique de la République islamique], a été tué le 3 novembre à Karaj, dans la province d'Alborz, à 30 km à l'ouest de Téhéran, alors qu'un rassemblement marquait près d'un cimetière le 40e jour de deuil après la mort d'une manifestante, selon les médias locaux.

"Les émeutiers ont attaqué cet agent de sécurité qui n'était pas armé, l'ont déshabillé, poignardé, frappé avec des poings américains, des pierres et des coups de pied, puis ont traîné son corps nu et à moitié mort sur l'asphalte de la rue et entre les voitures d'une manière horrible", avait affirmé le 12 novembre Hossein Fazeli Harikandi, chef de la justice de la province d'Alborz.

L'agence Mizan avait annoncé le même jour l'inculpation de onze individus, dont une femme, soupçonnés d'avoir assassiné Ajamian.

Mercredi, Mizan a précisé que "trois des accusés ont 17 ans" et que "leur cas sera traité par un tribunal spécial chargé des délits juvéniles".

Depuis la mi-septembre, des milliers d'Iraniens et une quarantaine d'étrangers ont été arrêtés et plus de 2.000 personnes inculpées en lien avec les "émeutes", selon les autorités judiciaires.

Parmi les inculpés, au moins six ont été condamnés à mort en première instance et leur sort dépend désormais de la Cour suprême qui doit statuer sur leur appel.

Un général iranien a fait état lundi de la mort de plus de 300 personnes depuis le début du mouvement de contestation.

Dans ce bilan figurent des dizaines de membres des forces de l'ordre tués dans des affrontements avec les manifestants ou assassinés, selon les autorités iraniennes.


Iran: arrestation de deux cinéastes à l'origine d'une vidéo critique

Les autorités iraniennes ont interpellé deux acteurs à l'origine d'une vidéo, devenue virale, qui montre des artistes iraniens se rassemblant, sans voile, en soutien aux manifestations dans le pays, a indiqué mercredi un groupe de défense des droits de l'Homme. (AFP)
Les autorités iraniennes ont interpellé deux acteurs à l'origine d'une vidéo, devenue virale, qui montre des artistes iraniens se rassemblant, sans voile, en soutien aux manifestations dans le pays, a indiqué mercredi un groupe de défense des droits de l'Homme. (AFP)
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  • La réalisatrice et actrice Soheila Golestani et le metteur en scène Hamid Pourazari ont tous les deux été arrêtés, selon Human Rights Activists News Agency
  • Selon certaines informations, les deux cinéastes ont été arrêtés tard mardi, au moment où l'équipe de football iranienne affrontait les Etats-Unis au Mondial au Qatar

PARIS: Les autorités iraniennes ont interpellé deux acteurs à l'origine d'une vidéo, devenue virale, qui montre des artistes iraniens se rassemblant, sans voile, en soutien aux manifestations dans le pays, a indiqué mercredi un groupe de défense des droits de l'Homme.

La réalisatrice et actrice Soheila Golestani et le metteur en scène Hamid Pourazari ont tous les deux été arrêtés, selon Human Rights Activists News Agency, basée aux Etats-Unis.

Le groupe n'était pas en mesure d'indiquer où ils étaient incarcérés, tandis que, selon certaines informations, les deux cinéastes ont été arrêtés tard mardi, au moment où l'équipe de football iranienne affrontait les Etats-Unis au Mondial au Qatar.

Dans la vidéo, postée dimanche, Soheila Golestani marche dans un parc, la tête dénudée et habillée de noir, s'arrête au pied d'un escalier et fixe la caméra, avant d'être rejointe par neuf autres femmes et cinq hommes, qui prennent la même pose.

Ces personnes sont toutes des acteurs iraniens, selon le site Iran Wire.

La dramaturge Naghmeh Samini a confirmé sur son compte Instagram l'arrestation de Soheila Golestani et Hamid Pourazari, y voyant "la réaction d'une partie du public" à la "performance" montrée dans la vidéo.

Ce rassemblement était la dernière action en date d'artistes se mobilisant depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des mœurs pour avoir d'après celle-ci enfreint le code vestimentaire strict en République islamique.

Parmi les artistes ayant défié les autorités en retirant le voile, figure l'actrice Taraneh Alidoosti, qui a affirmé sa volonté à rester "à tout prix" dans son pays.

Deux autres célèbres actrices, Hengameh Ghaziani et Katayoun Riahi, ont été arrêtées, avant d'être libérées sous caution selon des informations de presse, pour avoir soutenu le mouvement de contestation, qui est selon les autorités encouragé par l'Occident.


La nouvelle entreprise Tahaluf soutient le secteur de l’événementiel en Arabie saoudite

«Nous sommes fiers d’élargir notre partenariat avec la Fédération saoudienne pour la cybersécurité, la programmation et les drones en vue de créer Tahaluf et, ensemble, nous visons à mettre en place des événements durables à l’échelle mondiale en Arabie saoudite», déclare Mike Champion. (SPA)
«Nous sommes fiers d’élargir notre partenariat avec la Fédération saoudienne pour la cybersécurité, la programmation et les drones en vue de créer Tahaluf et, ensemble, nous visons à mettre en place des événements durables à l’échelle mondiale en Arabie saoudite», déclare Mike Champion. (SPA)
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  • L’entreprise s’inscrit dans le cadre des objectifs de l’initiative Vision 2030 du Royaume pour diversifier l’économie et créer des possibilités d’emploi pour les citoyens saoudiens
  • Tahaluf organisera également des événements mondiaux en Arabie saoudite l’année prochaine, comme la conférence sur l’intelligence artificielle DeepFest et le festival de la gastronomie et de l’hospitalité Feast

RIYAD: La Fédération saoudienne pour la cybersécurité, la programmation et les drones et Informa PLC ont récemment créé l’entreprise commune Tahaluf, qui vise à former de jeunes Saoudiennes et Saoudiens à la gestion d’événements, en plus d’attirer des événements internationaux en Arabie saoudite.
L’entreprise s’inscrit dans le cadre des objectifs de l’initiative Vision 2030 du Royaume pour diversifier l’économie et créer des possibilités d’emploi pour les citoyens saoudiens.
Faisal al-Khamisi, président du conseil d’administration de la fédération, déclare: «Le Royaume a accueilli un grand nombre d’événements mondiaux ces dernières années. Désormais, la fédération investit pour augmenter le nombre d’activités et d’événements saoudiens, ainsi que les secteurs créatifs et numériques connexes par l’intermédiaire de Tahaluf.»

faisal
Faisal al-Khamisi soutient que la fédération investit pour augmenter le nombre d’activités et d’événements saoudiens, ainsi que les secteurs créatifs et numériques connexes par l’intermédiaire de Tahaluf. (Agence de presse saoudienne)

Il explique que le nom «Tahaluf» (qui signifie «alliance» en arabe) reflète la force du partenariat entre la fédération et Informa PLC.
«Nous prévoyons de travailler en étroite collaboration sur cette prochaine phase de développement d’événements de classe mondiale pour l’Arabie saoudite», déclare M. Al-Khamisi.