À Hong Kong, fin de la quarantaine obligatoire pour les arrivées internationales

L'approche de Hong Kong contraste fortement avec celle des grandes places financières rivales, telles que Londres, Singapour, New York et Tokyo, qui ont rouvert leurs portes cette année. (Photo, AFP)
L'approche de Hong Kong contraste fortement avec celle des grandes places financières rivales, telles que Londres, Singapour, New York et Tokyo, qui ont rouvert leurs portes cette année. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 23 septembre 2022

À Hong Kong, fin de la quarantaine obligatoire pour les arrivées internationales

  • « Le système des hôtels de quarantaine va être supprimé» à partir du 26 septembre, a déclaré le chef de l'exécutif, lors d'une conférence de presse
  • Au plus fort des restrictions, la durée d'isolement à l'hôtel a atteint 21 jours

HONG KONG : Hong Kong va lever la quarantaine obligatoire à l'hôtel pour les personnes arrivant de l'étranger, a annoncé le chef de l'exécutif vendredi, mettant fin à plus de deux années et demie d'isolement international du centre financier.

"Le système des hôtels de quarantaine va être supprimé" à partir du 26 septembre, a déclaré John Lee lors d'une conférence de presse.

Les voyageurs devront toutefois se soumettre à un test PCR à leur arrivée et ne seront pas autorisés à se rendre dans les bars et les restaurants pendant les trois premiers jours.

Et les touristes courent toujours le risque d'être isolés dans une chambre d'hôtel, ou, dans le pire des cas, d'être envoyés en camp de quarantaine, s'ils sont testés positifs au coronavirus à leur arrivée à Hong Kong.

Les quotas d'arrivées en provenance de Chine continentale vont également être supprimés, a précisé le gouvernement.

La levée des restrictions, très attendue, va apporter un soulagement aux habitants et aux entreprises qui réclamaient que la place financière asiatique suive la tendance mondiale en autorisant de nouveau les voyages sans contraintes.

Le gouvernement faisait face à une pression croissante de la part des résidents, des chefs d'entreprise et même de certains de ses propres conseillers en matière de santé publique, pour mettre fin à la quarantaine, notamment après une vague épidémique en début d'année.

21 jours

Depuis, le nombre d'infections locales a largement dépassé celui des infections en provenance de l'étranger, mais les autorités ont choisi de maintenir les règles de quarantaine.

Au plus fort des restrictions, la durée d'isolement à l'hôtel a atteint 21 jours. Ces règles ont provoqué un important exode : 113 000 personnes ont quitté la ville depuis mi-2021, selon des données officielles.

Le coût économique a été important. La ville se trouve actuellement en récession technique après avoir enregistré un recul du PIB sur deux trimestres consécutifs.

"Il y a une forte probabilité que Hong Kong enregistre une croissance négative du PIB cette année", a mis en garde jeudi le secrétaire aux Finances de la ville Paul Chan.

"Pour que Hong Kong retrouve véritablement sa compétitivité vis-à-vis des autres villes dans le monde, l'annonce n'est pas suffisante. Hong Kong devrait être totalement connectée au monde sans entrave", a estimé le président de la Chambre de commerce américaine à Hong Kong, Eden Woon.

Son aéroport de Hong Kong était jadis l'un des plus animés au monde. Le nombre de passagers cette année ne représente plus que 3,8% du niveau prépandémique.

Afflux de connexions

Les sites web de la compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific et de sa filiale à bas prix HK Express ont été ralentis vendredi par un afflux de connexions.

Mais il est peu probable que Hong Kong renoue soudainement avec un tourisme massif.

Au cours des deux dernières années, de nombreuses compagnies aériennes ont réduit leurs itinéraires ou tout simplement cessé de desservir la ville.

Dans un communiqué, Cathay Pacific a indiqué qu'elle ajouterait 200 allers-retours en octobre vers des destinations régionales et long-courriers.

La compagnie avait averti au début de l'année qu'elle ne pourrait accroître ses liaisons de plus d'un tiers cette année, ayant des difficultés à embaucher du personnel et à trouver des avions.

Et les prix des vols ont grimpé en flèche. Même avant l'annonce de vendredi, le coût d'un billet vers Los Angeles ou Londres était plus du double de ce qu'il était avant la pandémie.

Réouverture

Hong Kong a appliqué une version plus souple de la stratégie chinoise "zéro-covid", laquelle impose notamment de multiples confinements dès l'apparition de cas positifs et des tests PCR quasi obligatoires toutes les 72 ou 48 heures.

Des mesures telles que la quarantaine obligatoire à l'hôtel pour les personnes arrivant de l'étranger – allant jusqu'à 21 jours –, ont été appliquées dans cette région administrative spéciale de Chine pendant toute la période de la pandémie et ont permis d'éradiquer la première vague de la pandémie, alors que celle-ci provoquait de nombreux décès à travers le monde.

Mais ce hub international n'est pas parvenu à tenir indéfiniment le virus à l'écart et n'a pas mis en place de mesures de confinement d'ampleur, comme celles touchant des villes entières de Chine continentale.

Le variant Omicron a fait des victimes chez les personnes âgées, en particulier des personnes non vaccinées, submergeant les hôpitaux qui n'avaient pas été suffisamment préparés.

Malgré les restrictions sévères imposées aux déplacements et les règles de distanciation sociale, Hong Kong, l'une des régions au monde les plus densément peuplées, a enregistré l'un des taux de mortalité par habitant les plus élevés de la planète face au virus, avec près de 10 000 décès pour 7,4 millions d'habitants.

L'approche de Hong Kong contraste fortement avec celle des grandes places financières rivales, telles que Londres, Singapour, New York et Tokyo, qui ont rouvert leurs portes cette année.

Environ quatre millions de personnes devraient notamment se rendre à Singapour cette année.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Short Url
  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Short Url
  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.


Washington désigne le groupe Palestine Action comme «organisation terroriste étrangère»

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio. (AFP)
Short Url
  • L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor
  • L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants à travers le monde

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont désigné mercredi comme "organisations terroristes" le groupe Palestine Action, basé au Royaume-Uni, ainsi qu'un groupe italien d'extrême gauche, dans le cadre d'une offensive de l'administration Trump contre les mouvements extrémistes de gauche.

"Le terrorisme d'extrême gauche représente une menace grave pour les Etats-Unis et l'Occident dans son ensemble", a déclaré sur X le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio.

"Nous utiliserons tous les moyens et toutes les prérogatives dont nous disposons pour lutter contre le terrorisme et protéger notre mode de vie contre la coercition terroriste", a-t-il ajouté.

L'organisation propalestinienne Palestine Action est accusée d'avoir "apporté une aide substantielle (...) à un acte de terrorisme ou en faveur de celui-ci", a rapporté dans un communiqué le département du Trésor.

L'entité italienne visée est Autistici/Inventati (Collectif A/I), que Washington considère comme "un groupe extrémiste qui met en place et gère l'infrastructure numérique de cellules Antifa violentes et d'autres militants d'extrême gauche à travers le monde", selon un autre communiqué du département d'Etat.

"Ces outils sont spécifiquement conçus pour faciliter les activités des réseaux terroristes d'extrême gauche, et permettent à ces derniers de s'organiser, recruter, communiquer, diffuser de la propagande, partager des informations sur leurs cibles et des tactiques, et mener des attaques violentes – tout en restant anonymes, intraçables", est-il reproché.

Le département d'Etat affirme aussi que les "cellules anarchistes responsables des actes de sabotage commis contre les réseaux ferroviaires en France, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas en 2026 ont utilisé les outils et services du collectif A/I pour revendiquer ces attaques, publier des communiqués officiels et diffuser des manuels expliquant comment fabriquer des engins incendiaires de fortune pour les voies ferrées et d'autres infrastructures critiques".

Liberté d'expression 

Au Royaume-Uni, le groupe Palestine Action a été déclaré "terroriste" par le gouvernement travailliste en 2025 après des actes de vandalisme commis par ses militants, notamment sur une base de la Royal Air Force et une attaque à Bristol contre un site de l'entreprise d'armement israélienne Elbit Systems.

La mesure, qui entraîne son interdiction, a déclenché des manifestations d'ampleur et est contestée devant la justice.

"Le fait que Trump s'inspire désormais de la répression exercée par la Grande-Bretagne à l'encontre du mouvement pour la liberté des Palestiniens montre à quel point cette interdiction est dangereuse et devrait servir de signal d'alarme à tous ceux qui ont à cœur la liberté d'expression et les libertés civiles", a réagi Huda Ammori, co-fondatrice de Palestine Action.

Elle a appelé le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, à lever cette interdiction qui représente une "attaque sans précédent contre la liberté d'expression en Grande-Bretagne".

Créé en 2020, Palestine Action a gagné en visibilité après le début de la guerre dans la bande de Gaza, provoquée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Les sanctions américaines impliquent pour les organisations visées un gel des avoirs éventuellement détenus aux Etats-Unis. Les entreprises et citoyens américains ont interdiction de commercer avec elles, sous peine d'être à leur tour sanctionnés.

Mi-juillet, les Etats-Unis ont accueilli une conférence internationale sur "la résurgence du terrorisme politique", visant notamment le mouvement Antifa, pour "antifasciste". Il s'agit d'un mouvement nébuleux d'activistes de gauche qui, selon les experts, relève davantage d'une idéologie politique que d'un groupe organisé.

Dans un récent rapport sur l'antiterrorisme, l'administration Trump a défini trois principales "menaces" contre la première puissance mondiale: "les narcoterroristes et les gangs internationaux", les "terroristes islamistes historiques" et les "extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes".

Les détracteurs de l'administration Trump relèvent que la violence d'extrême gauche reste historiquement bien en-deçà de celle de l'extrême droite.