Elections en Italie: la fashion week de Milan mobilisée contre l'extrême droite

De gauche à droite, le directeur artistique de Valentino, Pierpaolo Piccioli, et le mannequin Naomi Campbell le 23 avril 2019 à New York. « «Penser qu'il y a des gens, des êtres humains qui en ce moment peuvent craindre, avoir peur, des conséquences de ces élections me rend fou de rage», a déclaré Pierpaolo Piccioli lors de la fashion week de Milan. (Dimitrios Kambouris/Getty Images for TIME/AFP)
De gauche à droite, le directeur artistique de Valentino, Pierpaolo Piccioli, et le mannequin Naomi Campbell le 23 avril 2019 à New York. « «Penser qu'il y a des gens, des êtres humains qui en ce moment peuvent craindre, avoir peur, des conséquences de ces élections me rend fou de rage», a déclaré Pierpaolo Piccioli lors de la fashion week de Milan. (Dimitrios Kambouris/Getty Images for TIME/AFP)
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Publié le Samedi 24 septembre 2022

Elections en Italie: la fashion week de Milan mobilisée contre l'extrême droite

  • Les maisons de couture se sont mobilisées pour permettre à ceux qui travaillent autour des défilés milanais de voter dimanche
  • L'enjeu est d'autant plus important que le taux de participation pourrait descendre en-dessous de 70%, un niveau historiquement bas pour la péninsule

MILAN : Stylistes des grandes maisons italiennes et influenceurs profitent de la fashion week milanaise pour mobiliser l'opinion italienne contre l'extrême droite avant les législatives de dimanche.

Alors que les sondages donnent en tête le parti post-fasciste Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni et prévoient une forte abstention, le directeur artistique de Valentino, Pierpaolo Piccioli, Donatella Versace et l'influenceuse Chiara Ferragni ont pris la parole sur les réseaux sociaux pour appeler leurs abonnés à se rendre aux urnes.

«Allez voter, ces élections sont très importantes pour notre pays! Le 25 septembre, votez pour protéger les droits acquis, en pensant au progrès et en regardant vers le futur», a exhorté sur Instagram Donatella Versace, dont la maison défile ce vendredi à Milan.

Pierpaolo Piccioli, se présentant comme «un homme de gauche», a lui aussi invité les jeunes à aller voter.

«Penser qu'il y a des gens, des êtres humains qui en ce moment peuvent craindre, avoir peur, des conséquences de ces élections me rend fou de rage», a-t-il dit.

«J'espère que tous les jeunes de 18 ans et plus iront voter le 25 septembre, car il ne faut pas reculer d'un pouce sur les droits acquis», a-t-il affirmé face au programme réactionnaire de Mme Meloni sur les questions de société.

«Oui aux familles naturelles, non au lobby LGBT! Oui à l'identité sexuelle, non à l'idéologie du genre! Oui à la culture de la vie, non à l'abîme de la mort!» avait-elle affirmé en juin.

Chiara Ferragni a invité ses millions de followers sur Instagram et Tiktok à défendre «le droit des femmes à l'avortement, le droit des personnes LGBT à ne pas être battues, insultées, discriminées, le droit de ceux qui souffrent de décider de leur propre vie, celui d'un enfant de se sentir appartenir à ce pays même s'il est fils d'étrangers».

La femme d'affaires s'adresse en particulier à tous ceux qui «ne se sentent pas représentés» et aux «déçus»: «C'est à nous de choisir de protéger et d'étendre ces droits ou de les abandonner entre les mains de ceux qui veulent les entraver». «Ne pas voter, c'est seulement déléguer à d'autres ce qu'il nous appartient de décider», conclut-elle.

- «Front contre l'extrême droite» -

Les maisons de couture se sont aussi mobilisées pour permettre à ceux qui travaillent autour des défilés milanais de voter dimanche.

«La maison a complètement réorganisé le travail pour nous permettre de rentrer chez nous pour voter», raconte ainsi Giacomo, qui travaille au bureau de style de Gucci à Rome mais se trouve à Milan pour la fashion week comme le reste des équipes.

«On a anticipé beaucoup de choses pour finir samedi, sur les rotules mais rassurés de pouvoir aller voter. Certains d’entre nous remontent à Milan dès dimanche soir ou lundi pour poursuivre le travail de l’après-défilé et tout est pris en charge par Gucci», se réjouit-il.

Au final, entre designers, stylistes, responsables de la production mais aussi équipes produits et marketing, ce sont 80% du personnel des maisons qui sont mobilisés pour les showrooms milanais avant le défilé mais aussi après pour toute la phase de commercialisation de la collection.

Les habitudes ont été bouleversées pour permettre à tous de rejoindre leur lieu de résidence, le vote par procuration n’étant pas autorisé en Italie.

L'enjeu est d'autant plus important que le taux de participation pourrait descendre en-dessous de 70%, un niveau historiquement bas pour la péninsule.

«Certains d’entre nous doivent aller voter dans les Pouilles, en Sicile, en Sardaigne! C’est d’ailleurs impensable qu’en 2022, avec tous les moyens technologiques dont on dispose, on doive encore se déplacer pour voter», s'énerve Roberto Strino, 39 ans, employé chez Giorgio Armani.

«Je le ferai, car ces élections sont très importantes et il faut faire front contre l’extrême droite», ajoute-t-il aussitôt.

«Nous avons décidé de fermer le showroom Fendi toute la journée de dimanche», a annoncé pour sa part Serge Brunschwig, le PDG de Fendi, en marge du défilé de la maison romaine.

«Nous prenons en charge les déplacements de nos équipes italiennes pour qu’elle puisse se rendre dans leurs bureaux de vote et revenir à Milan dès lundi ou mardi».


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Espagne brise le rêve des Bleus

Comme lors des deux dernières confrontations entre les deux pays, en demi-finales de l'Euro-2024 (2-1) et de la Ligue des nations 2025 (5-4), survolées par la Roja, la France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite. 9QFP0
Comme lors des deux dernières confrontations entre les deux pays, en demi-finales de l'Euro-2024 (2-1) et de la Ligue des nations 2025 (5-4), survolées par la Roja, la France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite. 9QFP0
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  • Une éventuelle médaille de bronze ne consolera sans doute pas les Bleus, qui se disaient en mission pour décrocher de nouveau le Graal et succéder aux héros de 1998 et 2018
  • La France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite

ARLINGTON: Il n'y aura pas de troisième étoile pour les Bleus. La formidable aventure de l'équipe de France au Mondial-2026 a pris fin brutalement mardi après une cuisante défaite en demi-finale face à l'Espagne (2-0), qualifiée pour la deuxième finale de son histoire, seize ans après son unique sacre de 2010.

Le dénouement est cruel pour les hommes de Didier Deschamps, parvenus dans le dernier carré pour la troisième fois d'affilée mais surclassés par des champions d'Europe bien plus forts collectivement et qui peuvent en outre s'appuyer sur une défense de fer. Après avoir enchanté la planète football par leur jeu offensif flamboyant, les Bleus sont tombés sur une véritable machine, qui ne leur a laissé aucune chance.

La Roja, qui l'a emporté grâce à un penalty de Mikel Oyarzabal (22e), à la suite d'une faute de Lucas Digne sur le prodige Lamine Yamal, et un but de Pedro Porro (58e), peut désormais rêver d'un deuxième titre, dimanche au MetLife Stadium d'East Rutherford (New Jersey), contre le vainqueur d'Angleterre-Argentine. La France va elle devoir se contenter du match pour la troisième place, samedi à Miami.

Une éventuelle médaille de bronze ne consolera sans doute pas les Bleus, qui se disaient en mission pour décrocher de nouveau le Graal et succéder aux héros de 1998 et 2018. Mais il va falloir se remobiliser rapidement pour ne pas gâcher la dernière en tant que sélectionneur de Didier Deschamps, qui quittera son poste à l'issue de la partie après 14 années glorieuses sur le banc.

Comme lors des deux dernières confrontations entre les deux pays, en demi-finales de l'Euro-2024 (2-1) et de la Ligue des nations 2025 (5-4), survolées par la Roja, la France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite.

L'Espagne a comme à son habitude monopolisé le ballon mais les individualités bleues sont totalement passées à côté de cet immense rendez-vous, surtout Ousmane Dembélé, transparent et dont la prestation a été indigne d'un Ballon d'Or, et Michael Olise, incapable de trouver la moindre ouverture. Fautes techniques, transmissions ratées, le joueur du Bayern Munich n'a pas réussi grand chose, il est vrai guère aidé par Adrien Rabiot qui a symbolisé la faillite du milieu de terrain.

Mbappé impuissant 

Le capitaine Kylian Mbappé s'est lui démené mais après avoir été le fer de lance de l'équipe de France avec ses huit buts, il pouvait difficilement faire la différence sans l'aide de ses compères face à une telle équipe d'Espagne. L'attaquant du Real Madrid se savait attendu contre son pays d'adoption mais il a été complètement muselé et ne s'offrira pas de deuxième couronne mondiale après celle de 2018.

Sa première grosse occasion n'est intervenue qu'à la 65e minute mais le "crack" de Bondy est tombé sur un Unai Simon vigilant dans la cage. Il a eu dans la foulée une autre belle opportunité, également détournée en corner (67e).

La sortie sur blessure dès la 30e minute du défenseur William Saliba, remplacé par Maxence Lacroix, n'a pas non plus aidé les hommes de Deschamps. Aurélien Tchouaméni, de retour après avoir manqué les deux dernières rencontres pour cause de soucis aux adducteurs, a lui été très loin de son meilleur niveau.

Le comble pour la France c'est que Lamine Yamal, considéré comme la principale menace espagnole et bourreau des Bleus en 2024 et 2025, ne s'est montré à son avantage qu'à de très rares exceptions, à l'image de sa Coupe du monde. Il a certes été à l'origine du penalty mais ne s'est pas souvent mis en valeur.

Qu'importe pour l'astre du Barça. A tout juste 19 ans, il va découvrir pour la première fois une finale de Coupe du monde, deux ans après avoir remporté l'Euro. Un écrin à la mesure de son talent.