Une «caravane de solidarité» dénonce les «politiques migratoires meurtrières» en Europe

Des migrants font la queue pour se faire livrer un repas par des associations dans le centre-ville de Calais, le 16 septembre 2022 (Photo, AFP).
Des migrants font la queue pour se faire livrer un repas par des associations dans le centre-ville de Calais, le 16 septembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 29 septembre 2022

Une «caravane de solidarité» dénonce les «politiques migratoires meurtrières» en Europe

  • Cette «caravane» se déplace régulièrement en Europe depuis plusieurs années pour réclamer plus de droits pour les exilés
  • À Calais, les manifestants se sont retrouvés sur la place où les associations se recueillent lorsqu'un migrant décède

CALAIS: "Des droits, pas la mort": 200 personnes se sont rassemblées mercredi à Calais, dans le nord de la France, au passage d'une "caravane de solidarité" partie d'Espagne vers Bruxelles pour dénoncer les "politiques migratoires européennes meurtrières", a constaté une journaliste de l'AFP.

Une cinquantaine de personnes, membres d'associations comme "Emmaüs international" ou "Ongi Etorri Errefuxiatuak" ("Bienvenue aux réfugiés"), étaient partis lundi en bus de Bilbao, en Espagne, et sont passés par Irun (Espagne), Poitiers (France) et Paris, avant de s'arrêter à Calais, ville portuaire d'où les migrants tentent régulièrement la traversée vers l'Angleterre.

Ils doivent rejoindre Bruxelles jeudi, pour y être reçus par une délégation au Parlement européen.

Cette "caravane" se déplace régulièrement en Europe depuis plusieurs années pour réclamer plus de droits pour les exilés.

À Calais, les manifestants, essentiellement associatifs et migrants, se sont retrouvés sur la place où les associations se recueillent lorsqu'un migrant décède. "Pas morts, mais assassinés", ont-ils scandé.

Ils ont écouté deux représentants affirmer que "52 personnes sont décédées depuis le début de l'année sur le territoire de la Côte d'Opale", par noyade, accident ou lors de rixes, tuées par "les politiques migratoires inhumaines". Leurs noms ont été égrenés, notamment des Soudanais, Irakiens et Erythréens.

Jalila Tamala était "venue exprès de Tunisie pour témoigner" car ses deux fils, Mehdi et Hedi, 18 et 20 ans, sont morts en 2019 en mer Méditerranée en voulant rejoindre la France.

"Ils ont voulu passer par l'Italie, car mon fils aîné avait une fiancée en France. Son visa ayant été refusé, il a tenté l'aventure avec son frère. Je veux donner ma voix pour soutenir toutes les mamans qui sont comme moi dans la douleur", a-t-elle déclaré.

Même si cela dure depuis 20 ans, "on ne s'habitue pas à ces drames. Les morts ne sont pas une fatalité, et même si pour l'instant ça n'avance pas, on n'arrêtera pas", a lancé Juliette Delaplace, porte-parole du Secours catholique.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.