Le prix Médicis du roman français pour Chloé Delaume

L'écrivain espagnol  Antonio Muñoz Molina, prix Médicis du roman étranger. (AFP)
L'écrivain espagnol Antonio Muñoz Molina, prix Médicis du roman étranger. (AFP)
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Publié le Samedi 07 novembre 2020

Le prix Médicis du roman français pour Chloé Delaume

  • « Quand j'ai commencé à écrire, j'étais absolument étonné, parce que je ne savais pas ce que je faisais. (...) Ce livre a été une espèce de pari, de surprise même pour moi »
  • Ce livre de 1.400 pages revient sur la sortie en 2009 du premier tome, qui avait fait de lui une star et l'avait confronté à la colère de son père

PARIS : Chloé Delaume a remporté le prix Médicis du roman français, décerné alors que d'autres jurys ont choisi d'attendre la réouverture des librairies, a annoncé vendredi la présidente du jury Marie Darrieussecq.

« Je n'osais pas y croire. Nous étions dix et il y avait des concurrents très, très sérieux », a affirmé sur la radio France Inter la lauréate.

« J'ai longtemps travaillé sur l'autofiction, et je glisse vers la fiction brute. En travaillant on devient prisonnier des faits, de son destin, pour écrire. Et au bout d'un moment cela devient fatigant », a-t-elle ajouté lors d'une visioconférence avec la presse.

« Le Coeur synthétique » (Seuil) raconte l'histoire d'une attachée de presse dans l'édition, divorcée sans enfant, qui à l'approche de ses 50 ans peine à trouver un sens à sa vie... et un homme qui lui convienne.

« C'est qu'il a tant vieilli, le coeur d'Adélaïde. Il accepte le réel, il sait se protéger. Il ne veut plus saigner, se préfère encore vide. Le coeur d'Adélaïde se voudrait embaumé », écrit la romancière de 47 ans.

Le prix Médicis du roman étranger est allé à Antonio Muñoz Molina pour « Un promeneur solitaire dans la foule » (Seuil).

Cet Espagnol de 64 ans avait publié en 2018 cette déambulation dans les métropoles où il a vécu, Madrid, Lisbonne, Paris et New York, et où il réfléchit à la beauté du monde, celui des artistes, et à sa laideur, celui des capitalistes. « C'est une rêverie qui va nous permettre en ces temps de confinement de nous promener dans les villes et dans les rêves », a affirmé Marie Darrieussecq sur France Inter.

« Quand j'ai commencé à écrire, j'étais absolument étonné, parce que je ne savais pas ce que je faisais. (...) Ce livre a été une espèce de pari, de surprise même pour moi », a raconté l'auteur lors d'une visioconférence.

Enfin, le prix de l'essai a été décerné au Norvégien Karl Ove Knausgaard, 52 ans, pour « Fin de combat »  (Denoël), sixième et dernier volet de son cycle autobiographique « Mon combat ».

Ce livre de 1.400 pages revient sur la sortie en 2009 du premier tome, qui avait fait de lui une star et l'avait confronté à la colère de son père. « C'est dans ce but, devenir riche, que, moi, j'avais exposé ma propre famille sur la place publique. Publier un tel livre était résolument inacceptable, parce qu'il était mensonger et qu'il portait atteinte au respect de la vie privée », se souvient le romancier.

« Je suis très honoré d'obtenir ce prix, et aussi surpris. La littérature française a toujours été très importante pour moi, depuis le moment où j'ai lu Alexandre Dumas, et puis Flaubert, Jules Verne, Proust », a-t-il expliqué à la presse.

Interrogé sur le genre de son livre, le Norvégien a répondu: « Cela n'a pas d'importance qu'on l'appelle un roman, une autobiographie ou une autofiction. Mais je l'appelle un roman ».

Comme le Femina, le Médicis a indiqué vouloir continuer à faire vivre l'actualité du livre. « Le Prix Médicis a fait le pari que ses lecteurs, amoureux de littérature exigeante, feront le choix de leur libraire par +réservation et retrait+ plutôt que d'Amazon, en attendant la réouverture totale des libraires », a écrit Marie Darrieussecq dans un communiqué


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com