Elon Musk présente l'ambitieux robot humanoïde de Tesla

Le multimilliardaire avait présenté en 2021 ce projet d'un robot pouvant accomplir les tâches répétitives à la place des humains (Photo, Instagram @teslamotors).
Le multimilliardaire avait présenté en 2021 ce projet d'un robot pouvant accomplir les tâches répétitives à la place des humains (Photo, Instagram @teslamotors).
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Publié le Dimanche 02 octobre 2022

Elon Musk présente l'ambitieux robot humanoïde de Tesla

  • «Bumble C», une première version du robot, est arrivé en marchant précautionneusement sur la scène californienne où avait lieu la conférence annuelle «Tesla AI Day»
  • Le robot a esquissé un salut de la main et une vidéo l'a montré apportant un colis à un employé et arrosant des plantes

SAN FRANCISCO: Elon Musk a présenté vendredi deux prototypes du robot humanoïde Optimus, que son entreprise Tesla espère produire un jour par "millions" pour "transformer la civilisation" et bâtir un "avenir d'abondance" où la pauvreté aura disparu.

"Bumble C", une première version du robot, est arrivé en marchant précautionneusement sur la scène californienne où avait lieu la conférence annuelle "Tesla AI Day" sur les progrès en intelligence artificielle du fabricant de voitures électriques.

Le robot a esquissé un salut de la main et une vidéo l'a montré apportant un colis à un employé et arrosant des plantes.

Des employés ont aussi amené sur des roulettes un prototype plus avancé d'Optimus, avec moins de câbles apparents mais encore incapable de marcher tout seul.

Elon Musk a reconnu que d'autres organisations ont conçu des robots plus sophistiqués, mais "il leur manque un cerveau et ils n'ont pas l'intelligence nécessaire pour se mouvoir d'eux-mêmes (...) Et ils sont très chers", a-t-il affirmé.

Le patron de Tesla ambitionne un robot qui, à terme, coûtera "probablement moins de 20.000 dollars", et sera conçu pour être répliqué en "millions d'unités". Il parie sur des premières livraisons d'ici trois à cinq ans.

La conférence doit servir à recruter plus d'ingénieurs pour atteindre cet objectif, et ainsi "transformer fondamentalement la civilisation".

«Obligation morale»

Le multimilliardaire avait présenté en 2021 ce projet d'un robot pouvant accomplir les tâches répétitives à la place des humains.

"Cela signifie un avenir d'abondance, un avenir où il n'y a pas de pauvreté, où les gens auront ce qu'ils veulent en termes de produits et de services", a détaillé le patron de SpaceX (fusées) et Neuralink (implants cérébraux), jamais avare en prédictions extraordinaires.

"Beaucoup de gens pensent que nous sommes juste un constructeur cool", mais Tesla est aussi "le leader de l'intelligence artificielle", a assuré Elon Musk.

Depuis l'annonce du robot humanoïde, "Musk fait face aux sceptiques", a noté l'analyste Dan Ives de Wedbush Securities. "Le marché est concentré sur l'amélioration des batteries, sur les capacités de production des nouvelles usines (Berlin, Austin) et sur la concurrence de tous les côtés pour les voitures électriques. Pas sur les robots humanoïdes".

Le patron divise aussi sur les véhicules autonomes, qu'il promet pour très bientôt depuis des années. Une agence californienne a ainsi porté plainte en août contre Tesla, l'accusant de mentir sur ces technologies.

Mais Elon Musk estime avoir les meilleurs scores en tests de sécurité. "Vous avez l'obligation morale de déployer (un système d'autonomie) s'il réduit le nombre d'accidents et de morts", a-t-il assené vendredi.

"Même si vous allez avoir des procès et des critiques, parce que les gens dont vous avez sauvé la vie ne le savent pas, alors que quand des personnes meurent occasionnellement ou sont blessées, les Etats sont au courant s'il y a eu un problème avec l'autopilote".

«Version catgirl»

Elon Musk prévoit de tester Optimus dans l'usine californienne du groupe pour prouver son utilité. Il espère que le robot sera un jour "amical" et que discuter avec lui semblera "naturel". Il a aussi promis des fonctionnalités de sécurité, pour éviter un "scénario à la Terminator".

"Naturellement il y aura une version +catgirl+ de notre robot Optimus", a tweeté le fantasque entrepreneur pendant la conférence, avec la photo d’une silhouette feminine de dos, campée devant une file de robots métalliques.

Il a par ailleurs déclaré, à deux reprises, qu'il était "essentiel" que l'entreprise construisant ce robot soit cotée en Bourse, "parce que si le public n'aime pas ce que fait Tesla, le public peut acheter des actions et voter différemment".

"C'est très important que je ne puisse pas juste faire ce que je veux", a-t-il ajouté en riant.

Ce commentaire ne passera pas inaperçu dans le contexte du conflit qui l'oppose à Twitter, et doit déboucher sur un procès à gros enjeux mi-octobre.

L'homme le plus riche au monde a signé au printemps un contrat de rachat du réseau social, avant de revenir sur sa décision en juillet. La plateforme le poursuit en justice pour le forcer à honorer son engagement.

Elon Musk avait dit vouloir faire de Twitter une entreprise privée (non cotée en Bourse), qui échapperait donc à tout contrôle extérieur.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.