Le citoyen américain Baquer Namazi a quitté l'Iran pour Oman

Le citoyen américain détenu en Iran, Baquer Namazi, a quitté l'Iran pour Oman. (La famille Namazi via AP)
Le citoyen américain détenu en Iran, Baquer Namazi, a quitté l'Iran pour Oman. (La famille Namazi via AP)
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Publié le Mercredi 05 octobre 2022

Le citoyen américain Baquer Namazi a quitté l'Iran pour Oman

  • "Il a été permis au citoyen américain Baquer Namazi, injustement détenu, de quitter l'Iran et son fils Siamak, lui aussi injustement détenu, a été autorisé à sortir de prison"
  • Les États-Unis ont fait pression pour que les deux hommes ainsi que deux autres Américains soient libérés dans le cadre des efforts visant à relancer l'accord nucléaire de 2015

WASHINGTON: Le citoyen américain détenu en Iran, Baquer Namazi, a quitté l'Iran pour Oman. Plus tôt dans la journée il a été autorisé à quitter le pays et son fils a été relâché de prison, a déclaré mercredi un porte-parole du département d'Etat américain à l'AFP, confirmant leur libération.

"Il a été permis au citoyen américain Baquer Namazi, injustement détenu, de quitter l'Iran et son fils Siamak, lui aussi injustement détenu, a été autorisé à sortir de prison", a indiqué le porte-parole.

Les Nations unies avaient déclaré la semaine dernière que, Baquer Namazi a été autorisé à quitter le pays pour suivre un traitement médical à l'étranger, et que son fils a été libéré à Téhéran, après un appel de son secrétaire général Antonio Guterres.

Ancien fonctionnaire de l'Unicef, M. Namazi, 85 ans, a été arrêté en février 2016 en Iran où il s'était rendu pour demander la libération de son fils Siamak, 50 ans, arrêté en octobre de l'année précédente.

Les États-Unis ont fait pression pour que les deux hommes ainsi que deux autres Américains soient libérés dans le cadre des efforts visant à relancer l'accord nucléaire de 2015 entre l'Iran et les principales puissances occidentales.

"Baquer Namazi a été injustement détenu en Iran, puis n'a pas été autorisé à quitter le pays après avoir purgé sa peine, malgré sa demande répétée de soins médicaux urgents", a souligné un porte-parole du département d'Etat.

"Nous savons que la levée de l'interdiction de voyager et la permission de sortie de son fils étaient liées à son exigence médicale", a-t-il ajouté.

Baquer Namazi et son fils ont été reconnus coupables d'espionnage en octobre 2016 et condamnés à 10 ans de prison.

M. Namazi père a été libéré pour raisons médicales en 2018 et avait purgé sa peine en résidence surveillée.

Au moins deux autres citoyens américains sont actuellement retenus en Iran: Emad Sharqi, un investisseur condamné à dix ans de prison pour espionnage, et Morad Tahbaz, qui a également la nationalité britannique, arrêté en 2018 et en liberté provisoire depuis juillet.

Dimanche, les États-Unis ont rejeté les informations iraniennes selon lesquelles la libération par Téhéran des deux citoyens américains entraînera le débloquage de fonds iraniens à l'étranger.

Des milliards de dollars de fonds iraniens ont été gelés dans un certain nombre de pays - notamment en Chine, en Corée du Sud et au Japon - depuis que les Etats-Unis ont réimposé des sanctions sévères à l'encontre de la République islamique en 2018 après s'être retirés unilatéralement de l'accord nucléaire conclu par Téhéran avec les puissances mondiales.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.