Afghanistan: attentat au ministère de l'Intérieur, au moins 4 morts

Une vue du centre de Kaboul, en Afghanistan, montre le marché, la circulation, la foule de gens et les collines lointaines. (Shutterstock)
Une vue du centre de Kaboul, en Afghanistan, montre le marché, la circulation, la foule de gens et les collines lointaines. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 05 octobre 2022

Afghanistan: attentat au ministère de l'Intérieur, au moins 4 morts

  • L'explosion s'est produite dans une mosquée du ministère à l'heure de la prière, vers 13H30
  • L'hôpital Emergency de Kaboul, géré par l'ONG italienne du même nom, avait un peu plus tôt annoncé dans un tweet avoir reçu 20 patients, dont deux étaient déjà morts à leur arrivée

KABOUL: Au moins quatre personnes ont été tuées et 25 autres blessées mercredi à Kaboul dans un attentat à la bombe au sein du ministère de l'Intérieur, le deuxième en moins d'une semaine dans la capitale afghane.

L'explosion s'est produite dans une mosquée du ministère à l'heure de la prière, vers 13H30, a indiqué en début de soirée le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Abdul Nafy Takor. Un peu plus tôt, il avait précisé que l'explosion avait eu lieu "à distance" du ministère.

"Quatre personnes sont décédées et 25 autre blessées", a ajouté M. Takor. "Une enquête est en cours, les détails seront communiqués à l'issue de cette enquête", a-t-il précisé.

L'hôpital Emergency de Kaboul, géré par l'ONG italienne du même nom, avait un peu plus tôt annoncé dans un tweet avoir reçu 20 patients, dont deux étaient déjà morts à leur arrivée, "après un attentat à la bombe dans une mosquée du ministère de l'Intérieur".

A leur arrivée à l'hôpital, des blessés ont affirmé que l'attaque avait été perpétrée par un "kamikaze", a indiqué dans un communiqué le directeur d'Emergency pour l'Afghanistan, Dejan Panic.

"Ils ont déclaré avoir vu un homme faire exploser un engin", a expliqué M. Panic, assurant qu'il s'agissait d'un "attentat suicide".

Les victimes reçues par l'hôpital étaient toutes des hommes, a-t-il précisé.

Mercredi après-midi, l'hôpital était étroitement surveillé par les forces du pouvoir taliban, qui étaient déployées en nombre autour du lieu de l'explosion.

Multiplication des attaques

Le retour au pouvoir des talibans en août 2021 a mis fin à deux décennies de guerre en Afghanistan et a entraîné une réduction significative de la violence, mais les attaques se sont multipliées ces derniers mois.

Beaucoup ont été revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui a principalement visé des communautés minoritaires telles que les chiites, les soufis et les sikhs, mais s'en est aussi pris aux talibans. Si l'EI est comme les talibans un groupe fondamentaliste sunnite, il entretient avec les maîtres de l'Afghanistan une profonde inimitié et des divergences idéologiques.

Vendredi dernier, un attentat suicide commis dans un centre de formation de Kaboul avait fait 53 morts, dont au moins 46 filles, ainsi que 110 blessés, selon le dernier bilan communiqué lundi par la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua).

Les autorités talibanes maintenaient elles un bilan de 25 morts et 33 blessés.

Cet attentat perpétré dans un quartier peuplé par la minorité chiite hazara n'a pas été revendiqué. Les filles ont été les principales victimes du kamikaze, qui est entré à l'avant de la salle de classe où elles étaient rassemblées, alors que les garçons étaient eux assis à l'arrière.

Les étudiants étaient réunis pour passer un examen d'entrée à l'université.

Au cours du week-end, des manifestations sporadiques, menées par des femmes, ont eu lieu à Kaboul et dans d'autres villes pour dénoncer cet attentat. Ces initiatives ont immédiatement été étouffées par les forces talibanes, qui ont tiré en l'air à plusieurs reprises pour disperser les manifestantes.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.