Tir mortel sur un tournage: accord entre l'acteur Alec Baldwin et la famille de sa victime

L'acteur américain Alec Baldwin a annoncé mercredi avoir trouvé un accord avec la famille de la directrice de la photographie Halyna Hutchins, qu'il avait tuée en octobre 2021 en manipulant un revolver lors du tournage du western "Rust" (AFP)
L'acteur américain Alec Baldwin a annoncé mercredi avoir trouvé un accord avec la famille de la directrice de la photographie Halyna Hutchins, qu'il avait tuée en octobre 2021 en manipulant un revolver lors du tournage du western "Rust" (AFP)
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Publié le Mercredi 05 octobre 2022

Tir mortel sur un tournage: accord entre l'acteur Alec Baldwin et la famille de sa victime

  • L'accord met fin aux poursuites judiciaires engagées au civil par la famille de Mme Hutchins à l'encontre d'Alec Baldwin
  • Le montant de cet accord négocié, qui doit ensuite être validé par un juge, n'a pas été divulgué

LOS ANGELES: L'acteur américain Alec Baldwin a annoncé mercredi avoir trouvé un accord avec la famille de la directrice de la photographie Halyna Hutchins, qu'il avait tuée en octobre 2021 en manipulant un revolver lors du tournage du western "Rust", un fait divers dramatique qui a choqué Hollywood.

Dans une publication Instagram, le comédien s'est dit "reconnaissant envers tous ceux qui ont contribué à la résolution de cette affaire tragique et douloureuse". La production du film reprendra en janvier 2023, selon un communiqué séparé obtenu par l'AFP.

L'accord met fin aux poursuites judiciaires engagées au civil par la famille de Mme Hutchins à l'encontre d'Alec Baldwin.

Le montant de cet accord négocié, qui doit ensuite être validé par un juge, n'a pas été divulgué.

"Je n'ai aucune envie de lancer des récriminations ou de désigner des coupables (que ce soit les producteurs ou M. Baldwin)", a commenté le mari de la directrice de la photographie, Matthew Hutchins, cité dans le communiqué de la production du film. "Nous sommes tous convaincus que la mort d'Halyna a résulté d'un terrible accident."

Le tournage doit reprendre en janvier 2023, "avec tous les principaux protagonistes", indique-t-il, précisant qu'il en sera le producteur exécutif.

Le 21 octobre 2021, le tournage de ce western dans un ranch de Santa Fe (Nouveau-Mexique) avait viré au drame lorsque M. Baldwin avait actionné une arme censée ne contenir que des balles à blanc mais dont un projectile bien réel avait blessé mortellement Halyna Hutchins, âgée de 42 ans.

«Doux-amer»

Le tir avait également blessé le réalisateur du film, Joel Souza, qui s'est réjoui mercredi de la reprise prochaine du tournage.

"Bien que ce soit évidemment doux-amer, je suis heureux qu'ensemble, nous achevions maintenant ce qu'Halyna et moi avions commencé. Tous mes efforts sur ce film seront consacrés à mettre la mémoire d'Halyna à l'honneur", a-t-il expliqué, cité dans le communiqué de la production.

L'accident de tournage, dans un pays régulièrement endeuillé par les armes à feu, avait eu un très fort retentissement, jusqu'au-delà des frontières américaines. Le fait divers avait conduit les studios de Hollywood à une introspection sur les règles et conditions de réalisation des films.

La famille d'Halyna Hutchins avait porté plainte contre l'acteur en février, l'accusant par la voix de leur avocat de "comportement dangereux" et dénonçant les mesures d'économies décidées par les producteurs du film, dont M. Baldwin, ayant selon eux abouti à la mort de la cinéaste.

L'enquête de police, dont les conclusions n'ont pas encore été rendues publiques, s'est notamment attachée à déterminer comment des munitions réelles avaient pu se trouver sur le tournage, ce qui est en théorie formellement interdit, précisément pour éviter des accidents.

Alec Baldwin avait, tout en assurant ne pas vouloir la "condamner", a encore récemment pointé du doigt l'armurière engagée pour le film, Hannah Gutierrez-Reed, et a également évoqué la responsabilité de l'adjoint à la réalisation Dave Halls, qui lui avait remis l'arme peu avant le tir.

L'acteur de 64 ans, qui figure à l'affiche de nombreux films d'action, s'est notamment fait connaître par son interprétation comique de Donald Trump dans l'émission Saturday Night Live.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.