Immersion américaine à la Villa Albertine pour les lauréats arabes du prix Recanati-Kaplan

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Publié le Vendredi 07 octobre 2022

Immersion américaine à la Villa Albertine pour les lauréats arabes du prix Recanati-Kaplan

  • Une résidence de 2 mois dans une ville américaine sera proposée au lauréat qui se verra également offrir une bourse de 15 000 dollars
  • Présente dans 10 villes aux États-Unis, la Villa Albertine renouvelle le concept de résidence d'artistes : ce n’est plus aux résidents de s’adapter à la Villa, c’est désormais à la Villa de s’adapter aux résidents

PARIS: La Fondation Recanati-Kaplan et la Villa Albertine, en partenariat avec l’Institut du monde arabe, lancent un nouveau prix pour soutenir les échanges artistiques et intellectuels entre les Etats-Unis, la France et le monde arabe. Le Prix Recanati-Kaplan récompensera un créateur, un professionnel de la culture ou un chercheur du monde arabe pour la qualité de son parcours et d’un projet de résidence aux Etats-Unis. Ce projet devra nécessairement être en prise avec un grand enjeu contemporain qui traverse les sociétés américaine et arabe.

Une résidence de 2 mois dans une ville américaine sera proposée au lauréat qui se verra également offrir une bourse de 15 000 dollars. 

L’appel est ouvert jusqu’au 30 novembre 2022, à 23h59 heure française.  

La Villa Albertine

Présente dans 10 villes aux États-Unis, la Villa Albertine renouvelle le concept de résidence d'artistes : ce n’est plus aux résidents de s’adapter à la Villa, c’est désormais à la Villa de s’adapter aux résidents.

Les résidents choisissent la ou les destinations de leur séjour en fonction de leurs pratiques individuelles. Pour épouser l’immensité et la variété du territoire américain, la Villa Albertine les invite non pas dans un lieu unique, dans une seule ville, mais dans une diversité de lieux. Les résidents ont surtout vocation à en sortir le plus possible pour aller à la rencontre des acteurs, cultures et communautés d'un territoire.

Renouveler l'imaginaire de la conquête spatiale au Texas, capturer la couleur de l’eau du Mississippi, rencontrer la nouvelle génération de la contre-culture new yorkaise, etc. les résidents de la Villa Albertine sont invités à une immersion sur le terrain américain et à des temps d'échanges autour des grands enjeux contemporains à même de nourrir leur travail.

Si la Villa n'est pas encore connue comme d'autres résidences d'artistes célèbres - Villa Médicis à Rome, Casa Velasquèz à Madrid - cela est normal: elle a en effet vu le jour en pleine pandémie. 

Les villes où la Villa Albertine dispose d’une antenne permanente sont : Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles, Miami, New York, La Nouvelle-Orléans, San Francisco et Washington DC.

Profils de candidats recherchés 

  • Les candidatures sont ouvertes à tout créateur, professionnel de la culture ou chercheur du monde arabe qui porte un projet de recherche original dans les domaines des arts et des idées, nécessitant un séjour d’immersion aux Etats-Unis. 
  • Le candidat doit être détenteur de la nationalité d’un des pays suivants : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Comores, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Mauritanie, Oman, Palestine, Qatar, Somalie, Soudan, Syrie, Tunisie, Yémen. 
  • Les candidats devront également démontrer d’un niveau d’anglais courant. 
  • Le candidat devra obligatoirement être disponible pour réaliser une résidence de 2 mois à l’automne 2023 (soit 2 mois entre septembre et décembre 2023). 
  • Seules les candidatures individuelles sont acceptées. Il n’est pas possible de proposer des candidatures en groupe. 
  • Le candidat devra être âgé de plus de 21 ans avant la date de départ envisagée en résidence.  
  • Le candidat doit pouvoir s’adapter aux éventuelles contraintes du territoire où il envisage une résidence. Par exemple, il est fortement recommandé d’avoir le permis de conduire dans des villes étendues comme Los Angeles ou San Francisco.  

Accompagnement de la Villa  

Un programme de rendez-vous, de visites et d’évènements sera établi pour le résident, selon son projet et ses besoins.

La Villa Albertine accompagnera le résident en mettant, à sa disposition, sa connaissance experte de la scène artistique et culturelle locale et son réseau de partenaires.  

Les candidatures en format dématérialisé sont à envoyer à l’adresse [email protected], avant le 30 novembre 2022, 23h59 (heure française). Elles doivent être composées des pièces suivantes, rédigées en anglais : 

  • Fiche d’information Candidat complétée. La fiche d’information est à télécharger via ce lien
  • Présentation du parcours du candidat et de son travail en format PDF, de moins de 10 pages et de 10 Mo maximum (ex. CV et présentation d’un nombre limité de projets en lien avec la thématique). Le candidat devra préciser s’il a le permis de conduire ;  
  • Vidéo de 3 minutes où le candidat s’exprime en anglais. Cette vidéo doit permettre d’attester du niveau d’anglais du candidat. Le candidat est invité à se présenter, à évoquer son projet pour le Prix Recanati-Kaplan, sans lire un texte préparé. La vidéo est à déposer sur une plateforme telle que YouTube ou Vimeo, en mode « non référencée » (« unlisted ») pour qu’elle soit accessible seulement aux personnes qui disposent du lien de visionnage. Si votre vidéo est protégée par un mot de passe, merci de nous le communiquer. Le lien vidéo doit être indiqué au début du PDF présentant votre projet (voir point suivant) ; 
  • Texte de présentation du projet de résidence en format PDF, de moins de 2 pages. Le projet doit pouvoir démontrer l’intérêt du candidat à participer à ce programme de résidence et à proposer un projet de recherche innovant sur des sujets de société liant les Etats-Unis, le monde Arabe et la France. Le lien vers la vidéo en anglais doit être indiqué au début de ce document. 

Coupe de France: Lens rejoint la finale, tout proche d'écrire son histoire

Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
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  • Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive
  • Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e)

LENS: Lens n'est plus qu'à un match d'écrire une grande page de son histoire: les Sang et Or ont battu Toulouse (4-1) mardi soir au stade Bollaert pour rallier la finale de la Coupe de France, qu'ils n'ont encore jamais remportée.

Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive.

Comment pouvait-il en être autrement? Bollaert attend ça depuis si longtemps qu'il l'a rappelé avant le coup d'envoi avec de grands tifos mettant en avant cette anomalie de l'histoire: malgré son titre de champion de France et trois finales de la Coupe (1948, 1975 et 1998), le Racing n'a jamais soulevé ce trophée.

Les Lensois auront l'occasion d'effacer cette bizarrerie le 22 mai au Stade de France contre Strasbourg ou Nice, qui s'affrontent mercredi soir à la Meinau.

Les Artésiens avaient quitté leur stade Bollaert en fusion, vendredi soir, au bout d'une remontée face aux Toulousains validée dans les derniers instants du match. Ils ont retrouvé leur antre dans le même état, qui n'aura pas souvent eu l'occasion de vibrer pour sa coupe de la saison, en l'absence de compétition européenne, en n'accueillant que le 32e de finale avant cette rencontre. Alors les supporters en ont profité jusqu'au bout, chantant "on est en finale" quand le résultat était devenu inéluctable, avant d'envahir complètement le terrain au coup de sifflet final.

Réalisme lensois froid 

Puni par une entame de match désastreuse lors de la "manche aller", les joueurs de l'Artois ont cette fois piqué d'entrée grâce à Florian Thauvin, d'un pénalty tiré lentement mais avec beaucoup de maîtrise (5e). Le champion du monde (2018) l'avait lui-même provoqué, fauché dans la surface par Pape Demba Diop.

Titularisé à la place de Wesley Saïd, Allan Saint-Maximin a doublé le score d'une frappe à l'entrée de la surface avant de célébrer d'un salto devant le banc lensois (18e).

Mais cette réussite offensive a contrasté avec une fébrilité dans la ligne arrière qui a rappelé le début du match précédent, symbolisé par une première approximation de Samson Baidoo (2e), enfin de retour en tant que titulaire après une blessure, puis une seconde, qui a cette fois coûté un but inscrit par Santiago Hidalgo (21e).

Entre-temps et dans les minutes qui ont suivi, Ismaëlo Ganiou (21 ans) aussi a été hésitant, sans doute pris par l'enjeu du match le plus important de sa jeune carrière.

Toulouse limité 

Les Sang et Or ont globalement eu des difficultés à construire le jeu lors de la première demi-heure, bien gênés par les Toulousains de Carles Martinez Novell, qui ont souvent coupé la relation entre les défenseurs et les milieux de terrain lensois.

Mais malgré cela, ils ont frappé une nouvelle fois par le piston gauche Matthieu Udol, à bout portant, à la réception d'un centre de l'autre piston, Saud Abdulhamid (35e).

Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e). Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain.

En face, au-delà de sa pression défensive intéressante, Toulouse n'aura pas montré grand-chose et s'est heurté aux limites d'un onzième de Ligue 1, face au deuxième. S'il n'a pas le championnat, Lens aura peut-être la Coupe.

 

 


Le « Inshallah » d’Anne Hathaway fait le buzz

L’utilisation par la star hollywoodienne Anne Hathaway de l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview a été chaleureusement accueillie en ligne. (AFP)
L’utilisation par la star hollywoodienne Anne Hathaway de l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview a été chaleureusement accueillie en ligne. (AFP)
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  • L’utilisation du mot « Inshallah » par Anne Hathaway dans une interview devient virale et saluée pour sa portée culturelle
  • Sabrina Carpenter s’excuse après une confusion sur une tradition arabe lors de Coachella, relançant le débat sur la sensibilité culturelle

DUBAÏ : L’actrice hollywoodienne Anne Hathaway a suscité une vague de réactions positives en ligne après avoir utilisé l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview.

Offrant un moment de résonance culturelle au cours d’une discussion introspective sur le vieillissement et la longévité dans l’industrie du cinéma, l’actrice s’exprimait auprès de People Magazine pour promouvoir son dernier film, « The Devil Wears Prada 2 ».

Elle s’est confiée sur sa vie à 43 ans et sur ce que signifie avoir passé plus de deux décennies à Hollywood, évoquant l’évolution de sa perspective au fil du temps.

« J’apprécie enfin le calme », a-t-elle déclaré, expliquant qu’elle ne vit plus les hauts et les bas émotionnels de l’industrie avec la même intensité qu’auparavant. Désormais, elle aborde chaque nouvelle décennie avec curiosité plutôt qu’avec crainte.

Elle a ajouté : « Je veux avoir une vie longue et en bonne santé, Inshallah. J’espère. »

L’utilisation de cette expression arabe — qui signifie « si Dieu le veut » — a largement trouvé un écho, notamment auprès des publics du Moyen-Orient où elle est couramment employée pour exprimer l’espoir.

La vidéo de l’interview a depuis dépassé les 300 000 mentions « j’aime » sur TikTok.

Un utilisateur a commenté : « Inshallah ma princesse de Genovia », en référence à son rôle dans « The Princess Diaries », tandis qu’un autre a écrit : « Masha Allah sœur Anne ».

Plusieurs internautes ont également salué sa sagesse sur le vieillissement, l’un d’eux déclarant : « C’est la version la plus agréable d’elle que j’ai vue en interview récemment. »

Par ailleurs, la chanteuse américaine Sabrina Carpenter a présenté ses excuses sur X samedi après avoir confondu une zaghrouta — une ululation festive traditionnelle arabe — avec du yodel lors de sa performance principale à Coachella vendredi soir.

« Toutes mes excuses, je n’ai pas vu cette personne et je n’entendais pas clairement », a écrit Carpenter. « Ma réaction relevait de la confusion et du sarcasme, sans mauvaise intention. J’aurais pu mieux gérer la situation ! Maintenant, je sais ce qu’est une zaghrouta ! »

Des extraits de la scène ont largement circulé en ligne. Assise au piano sur la scène principale du festival, elle avait réagi : « Je crois avoir entendu quelqu’un faire du yodel… Je n’aime pas ça. »

Le fan a répondu : « C’est ma culture ! » — ce à quoi Carpenter a répliqué : « C’est ta culture, le yodel ? » Avant que l’intéressé ne précise : « C’est un cri de célébration. » Carpenter a alors conclu : « On est à Burning Man ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est étrange. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le festival d'Avignon «n'est pas là pour sortir le drapeau palestinien», selon le maire de la ville

Tiago Rodrigues (à gauche), directeur artistique du Festival d'Avignon, et Françoise Nyssen (à droite), présidente de l'Association pour la gestion du Festival d'Avignon, s'adressent à la presse en marge de la visite de la ministre française de la Culture au centre social et culturel La Croix des Oiseaux à Avignon, dans le sud de la France, le 24 juillet 2025. (AFP)
Tiago Rodrigues (à gauche), directeur artistique du Festival d'Avignon, et Françoise Nyssen (à droite), présidente de l'Association pour la gestion du Festival d'Avignon, s'adressent à la presse en marge de la visite de la ministre française de la Culture au centre social et culturel La Croix des Oiseaux à Avignon, dans le sud de la France, le 24 juillet 2025. (AFP)
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  • "J'ai été un peu choqué l'été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne", a-t-il déclaré
  • "Il y a parfois à l'occasion du festival des voix qui s'expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser", a-t-il ajouté

PARIS: Le nouveau maire divers droite d'Avignon, Olivier Galzi, a estimé mardi que le drapeau palestinien n'avait pas sa place lors du festival de théâtre qui se tient chaque été dans sa ville, estimant que la culture devait "rassembler" et non "diviser".

"Le festival n'est pas là pour sortir le drapeau palestinien", a jugé sur France Inter l'ex-journaliste, regrettant que lors de l'édition de 2025 du festival, une des plus célèbres manifestations de théâtre au monde, les références à la défense de la cause palestinienne aient été trop présentes.

"J'ai été un peu choqué l'été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne", a-t-il déclaré.

"Il y a parfois à l'occasion du festival des voix qui s'expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser", a-t-il ajouté, précisant que "quand vous mettez cette question (de la cause palestinienne, NDLR) sur le devant de la scène, ça crée de la division".

En 2025, année où la langue arabe était à l'honneur, le festival avait été marqué par plusieurs actions de militants de la défense de la cause palestinienne.

Une tribune intitulée "Nouvelle déclaration d'Avignon" avait été signée par plus d’une centaine d’artistes du monde théâtral et publiée dans Télérama en juillet pour dénoncer "le massacre de masse en cours ayant déjà tué un nombre effroyable d’enfants".

"Nous dénonçons la politique destructrice de l’État d'Israël. Nous appelons à la reconnaissance de l’État palestinien, à l'application des sanctions prévues par le droit international, à la suspension de l'accord d'association UE-Israël, et à l'arrêt de la criminalisation des prises de parole et des associations soutenant la cause palestinienne", avaient plaidé ces acteurs de la culture dont le chorégraphe et danseur Radouan Mriziga, Olivier Py, ex-directeur du Festival d’Avignon (2013-2022) et actuel directeur du Théâtre du Châtelet à Paris, l'écrivain Édouard Louis ou encore l'actuel directeur du festival d'Avignon Tiago Rodrigues.

Ce dernier avait également été présent à la lecture de cet appel, sans toutefois prendre la parole, sur la place du Palais des Papes où plusieurs drapeaux palestiniens avaient été déployés.

Le budget du festival est d'environ 16 millions d'euros, parmi lesquels figurent quelque deux millions de subventions partagés environ à parts égales entre la ville et la métropole d'Avignon, dont Olivier Galzi est également à la tête.

Quarante-sept spectacles (près de 300 représentations), dont 30 créations, sont au menu de la 80e édition de ce grand rendez-vous du théâtre international qui se tiendra du 4 au 25 juillet et mettra à l'honneur la Corée du Sud.