Tuerie dans une crèche en Thaïlande: des parents déposent des roses blanches

Les portraits des jeunes victimes d'une fusillade dans une crèche sont exposés sur leurs cercueils alors que les préparatifs des funérailles sont en cours au temple Wat Si Uthai, dans la province de Nong Bua Lam Phu, dans le nord-est de la Thaïlande, le 7 octobre 2022. (Photo de Manan Vatsyayana / AFP)
Les portraits des jeunes victimes d'une fusillade dans une crèche sont exposés sur leurs cercueils alors que les préparatifs des funérailles sont en cours au temple Wat Si Uthai, dans la province de Nong Bua Lam Phu, dans le nord-est de la Thaïlande, le 7 octobre 2022. (Photo de Manan Vatsyayana / AFP)
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Publié le Vendredi 07 octobre 2022

Tuerie dans une crèche en Thaïlande: des parents déposent des roses blanches

  • Une mère effondrée en pleurs serre dans ses bras la couverture rouge et jaune préférée de son fils décédé et son biberon de lait, encore à moitié plein
  • L'auteur de la tuerie, Panya Khamrab, récemment exclu de la police, a tué au moins 36 personnes, dont 23 enfants à la crèche ou à proximité, ainsi que sa propre femme et son fils

NA KLANG, Thaïlande : Un à un, des parents endeuillés viennent déposer vendredi des roses blanches sur les marches de la crèche thaïlandaise où leurs enfants ont été brutalement abattus la veille par un ancien policier.

Certains inclinent la tête en signe de prière, d'autres se serrent les uns contre les autres pour se consoler en déposant les fleurs, une pour chaque jeune vie brisée.

Une mère effondrée en pleurs serre dans ses bras la couverture rouge et jaune préférée de son fils décédé et son biberon de lait, encore à moitié plein.

À l'extérieur de la crèche, dans un bâtiment aux murs jaunes de l'administration locale du Nord-Est de la Thaïlande, des dizaines de parents traumatisés se sont rassemblés.

L'auteur de la tuerie, Panya Khamrab, récemment exclu de la police, a tué au moins 36 personnes, dont 23 enfants à la crèche ou à proximité, ainsi que sa propre femme et son fils, lors de son attaque au pistolet et au couteau, l'une des pires tueries de masse jamais commises dans le royaume.

- «Incompréhensible» -

Certains enfants étaient âgés de seulement deux ans, comme le petit Kamram, dont la mère Panita, 19 ans, est inconsolable. «C'est incompréhensible» sanglote-t-elle, sa fille de 11 mois dans les bras.

«Il était très doux, très gentil, il partageait toujours des choses avec les enfants, avec tout le monde», raconte la tante de l'enfant, Naliwan Duangkot, venue épauler sa sœur dans l'épreuve.

La veille de la tuerie, «il nous avait demandé une pizza. Nous sommes tellement tristes de ne pas la lui avoir achetée», déclare Naliwan à l'AFP.

«Sa dernière nuit, il n'était pas bien et il a demandé à dormir avec ses parents et sa petite sœur», a-t-elle ajouté. «Nous n'acceptons pas que cela ait été sa dernière nuit».

La famille a été informée de la fusillade par des voisins.

Panita et son mari se sont alors précipités sur les lieux en moto, à la recherche de Kamram, et ont appris le pire.

Au fur et à mesure de la journée, sous une chaleur moite, de plus en plus de personnes se regroupent à la crèche, formant une petite communauté rurale unie dans le chagrin.

Alors qu'il y a deux jours, les enfants jouaient joyeusement, les adultes sont maintenant assis en état de choc, leur silence incrédule ponctué de pleurs.

«J'ai été très choquée et effrayée. Je ne pouvais pas dormir, je ne pensais pas que ce serait mes deux petits-fils», déclare à l'AFP Buarai Tanontong, 51 ans, la grand-mère de deux enfants de trois ans victimes du tueur.

«Tout le monde connaissait le tireur. C'était un officier de police. C'était un type sympa mais plus tard, nous savions tous qu'il prenait de la meth», raconte Kamjad Pra-intr, venue soutenir les familles.

«C'est une petite communauté donc nous nous connaissons et nous sommes comme une famille, je connais trois ou quatre enfants qui sont morts là-bas», ajoute-t-elle.

A l'hôpital de Nong Bua Lam Phu, la ville la plus proche, les familles des rescapés attendaient à tour de rôle aux soins intensifs pour rendre visite à leurs enfants ou parents, apportant de la nourriture, des couches et d'autres affaires de première nécessité.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.