Les stations polaires françaises en sursis face à la flambée du fioul

Un laboratoire qui aura pour mission de collecter des données pour aider à comprendre comment les organismes s'adaptent au changement climatique (Photo, AFP).
Un laboratoire qui aura pour mission de collecter des données pour aider à comprendre comment les organismes s'adaptent au changement climatique (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 08 octobre 2022

Les stations polaires françaises en sursis face à la flambée du fioul

  • L'IPEV permet chaque année à 320 scientifiques de mener leurs travaux sur les pôles
  • La station absorbe, à elle seule, la moitié du budget de 18 millions d'euros de l'IPEV

BREST: Exsangue depuis des années, l'Institut polaire français va-t-il devoir fermer des stations en Antarctique? C'est la crainte de beaucoup de scientifiques alors que la flambée des coûts de l'énergie n'est pas compensée par l’Etat.

"On est très inquiet: l'Institut polaire va droit dans le mur. On envisage même de fermer la station (franco-italienne) Concordia, à l'extrême limite. Et une fermeture, c'est irréversible", prévient Catherine Ritz, glaciologue et présidente du conseil d'administration de l'Institut polaire Paul-Émile Victor (IPEV), basé à Brest.

Soutien logistique à la recherche française, l'IPEV permet chaque année à 320 scientifiques de mener leurs travaux sur les pôles. Mais l'essentiel de ses moyens est absorbé par deux stations en Antarctique: celle de Dumont d'Urville, près de la côte de la Terre Adélie, et celle de Concordia, à 1.100 km à l'intérieur des terres.

Inaugurée avec les Italiens en 2005, cette dernière station est l'une des trois seules bases à l'intérieur d'un continent grand comme l'Europe. Les scientifiques y observent les exoplanètes, étudient le magnétisme terrestre et suivent l'évolution de la calotte glaciaire.

A 40 km de Concordia, le projet européen "Beyond Epica" vise par exemple à obtenir une carotte de glace de 1,5 million d'années, afin d'étudier les variations du climat et des gaz à effet de serre sur le très long terme. "C'est de la science essentielle", estime le climatologue Jean Jouzel.

"La communauté scientifique française est à la hauteur mais, sans soutien logistique, on n'y arrive pas", ajoute-t-il.

Car travailler dans ces conditions extrêmes (-55°C en moyenne) nécessite d'énormes moyens. Pour éviter que le froid polaire ne détruise ses infrastructures, Concordia doit ainsi être chauffée au fioul toute l'année. Elle est en outre ravitaillée depuis la côte par des raids de tracteurs tirant des caravanes et des conteneurs de denrées, le tout en une vingtaine de jours aller-retour.

"Pour produire un litre d'eau potable à Concordia, il faut un litre de fioul. Et il faut un autre litre de fioul pour amener ce litre de fioul à la station", résume Catherine Ritz.

Le miracle arrive à ses limites
La station absorbe, à elle seule, la moitié du budget de 18 millions d'euros de l'IPEV. Et avec l'explosion des prix du fioul, des billets d'avion et du transport maritime, l'Institut a accusé un déficit de 3,7 millions d'euros cette année, sans que l’Etat ne prévoie de rallonge dans le budget 2023.

"C'est terrible", lâche la glaciologue Amaëlle Landais, selon laquelle les chercheurs sont déjà obligés de "faire du bricolage" avec "des infrastructures vieillissantes". "On a vu la situation se dégrader petit à petit. Sur le terrain, ça devient difficile", témoigne-t-elle.

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a précisé que des "échanges" étaient "programmés" avec l'IPEV au "sujet d'un soutien de l’Etat" dans "l'objectif de préserver l’activité de recherche".

La situation est d'autant plus paradoxale que la France a adopté en avril une "stratégie polaire" prévoyant un engagement de plus de 400 millions d'euros sur huit ans et la rénovation des stations antarctiques.

Plusieurs rapports ont en effet pointé ces dernières années l'affaiblissement de l'Institut polaire face à ses homologues allemands (53 millions d'euros) et Australien (88 millions d'euros).

"Nous amenons sur ces terres (polaires) à peu près autant de scientifiques pour des missions que la Corée du Sud, avec un budget deux fois et demie inférieur. Nous pouvons appeler cela un miracle. Je ne vous cache pas que le miracle arrive à ses limites", témoignait dès 2019 l'ancien directeur de l'IPEV, Jérôme Chappellaz, devant l'Assemblée nationale, en évoquant des "ressources humaines à bout, avec des personnes qui craquent".

"Casser cet outil maintenant serait assez irresponsable et obérerait gravement notre capacité à connaître et anticiper le changement climatique et ses conséquences", critique Jean-Charles Larsonneur, député (Horizons) du Finistère, qui entend défendre un amendement au projet de loi de Finances.


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.