En Autriche, le président écologiste sortant réélu

Le président autrichien Alexander Van der Bellen (Photo, AFP).
Le président autrichien Alexander Van der Bellen (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 10 octobre 2022

En Autriche, le président écologiste sortant réélu

  • Le parti d'extrême droite FPÖ avait failli l'emporter contre M. Van der Bellen
  • Il a mené une campagne sobre, prônant «clarté» et «compétence»

VIENNE: Le président autrichien sortant, l'écologiste Alexander Van der Bellen, a été réélu dimanche sur la promesse de stabilité en pleine crise énergétique.

Soutenu par un large spectre de la classe politique, le candidat de 78 ans l'emporte sans surprise dès le premier tour avec 56,1% des voix, selon les dernières projections de l'institut SORA. Le résultat officiel ne devrait être connu que lundi.

"Il est maintenant temps de regarder devant soi et de s'atteler à de lourdes tâches", a commenté M. Van der Bellen dans un message vidéo diffusé sur Facebook.

Dans le pays alpin de 9 millions d'habitants, 6,4 millions d'électeurs - dont l'Austro-américain Arnold Schwarzenegger, soutien de poids du président - étaient appelés aux urnes.

Extrême droite affaiblie

"Je suis en faveur de la stabilité", a dit à l'AFP Monika Gregor, une retraitée de 73 ans, en qualifiant le président d'homme "très intelligent".

Mais d'autres ont préféré donner leur voix aux candidats de la société civile.

Alexander Nittmann, développeur informatique de 35 ans, a choisi le chanteur punk Dominik Wlazny (8,4% des suffrages), même âge que lui et fondateur du "Parti de la bière".

"Je pense qu'un peu d'air frais en politique ne fait pas de mal", a-t-il expliqué, jugeant sa campagne sérieuse derrière l'humour.

Le parti d'extrême droite FPÖ, qui avait failli l'emporter contre M. Van der Bellen en 2016 et rêvait d'une revanche cette année, est cette fois loin derrière.

Walter Rosenkranz, un sexagénaire peu connu du grand public, a obtenu 17,9% des voix dimanche, d'après les estimations de SORA, à contre-courant des récentes élections en Suède et en Italie.

Les affaires de corruption ont fait perdre du terrain à la célèbre extrême droite autrichienne. Il y a six ans, elle avait été la première en Europe à frôler la victoire à une élection présidentielle.

Fondé par d'anciens nazis, le FPÖ s'était finalement incliné avec plus de 46% des voix, épilogue d'un scrutin à rebondissements qui avait tenu en haleine Bruxelles et les partenaires occidentaux de l'Autriche.

Si le parti avait ensuite accédé au gouvernement en formant une coalition avec les conservateurs du jeune Sebastian Kurz, il a dû quitter le pouvoir en 2019 après un rocambolesque scandale et n'a jamais retrouvé depuis lors sa gloire passée.

Fils de réfugiés 

Devant ces remous et la succession de chanceliers, Alexander Van der Bellen, dont la fonction est dans la pratique essentiellement protocolaire, a su garantir la continuité de l'État.

Il a ainsi pu se présenter comme "le seul à pouvoir éviter le chaos", avait commenté avant le scrutin le politologue Thomas Hofer, interrogé par l'AFP.

Ce pro-européen passe aussi pour "intègre", souligne Julia Partheymüller, de l'université de Vienne, ce qui est "très apprécié" par comparaison avec les "multiples crises auxquelles font face nombre de pays européens".

Il a mené une campagne sobre, prônant "clarté" et "compétence" en vue de "traverser les turbulences le plus sereinement possible".

Son profil atypique, pourtant, ne lui garantissait en rien pareil destin politique.

Austère, un peu raide même, agnostique, marié deux fois en terre catholique, l'ancien patron des Verts et doyen de la faculté d'économie de Vienne a su faire oublier son fort ancrage à gauche pour rassembler.

Pince-sans-rire, gros fumeur à l'éternelle barbe de trois jours, il se fait maintenant volontiers photographier en loden - une veste alpine traditionnelle - au pied des glaciers pour convaincre de son patriotisme.

Car rarissime écologiste à la tête d'une démocratie, il est en plus fils de réfugiés et a hérité d'un exotique patronyme batave : sa famille protestante a émigré des Pays-Bas vers la Russie au XVIIIe siècle.

Son père, un aristocrate et sa mère estonienne ont rejoint Vienne durant la Seconde Guerre mondiale avant de déménager dans le Tyrol, fuyant l'arrivée de l'Armée rouge.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.