Les peintures lumineuses de Medo impressionnent par leurs variations sur l’identité

Moe al-Ghunaymi, qui a le visage couvert, crée d’étonnantes œuvres d’art en direct avec de la peinture en aérosol, du vernis et des paillettes sur la toile. (Photo fournie)
Moe al-Ghunaymi, qui a le visage couvert, crée d’étonnantes œuvres d’art en direct avec de la peinture en aérosol, du vernis et des paillettes sur la toile. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Lundi 10 octobre 2022

Les peintures lumineuses de Medo impressionnent par leurs variations sur l’identité

  • L’artiste est devenu rapidement célèbre grâce à ses œuvres d’art impressionnantes créées avec des supports uniques comme le café, le chocolat et les peintures phosphorescentes
  • Medo a participé à plus de vingt événements, dont ceux organisés par Benchmark KSA, Aramco, le Festival du film de la mer Rouge, Luxury KSA, 360 live et l’Exposition des beaux-arts saoudiens

DJEDDAH: Moe al-Ghunaymi crée d’étonnantes œuvres d’art en direct avec de la peinture en aérosol, du vernis et des paillettes sur toile. Il a le visage couvert et il utilise une peinture transparente qui lui permet un travail d’exploration de l’identité.
«Je peins avec mon esprit, mon cœur et mon corps… devant énormément de gens. C’est un défi spécial et intéressant, car je peins avec un matériau transparent qui est invisible à l’œil nu. Quand je lance les paillettes et que la peinture finale apparaît, tout le monde est surpris et impressionné par les résultats», déclare M. Al-Ghunaymi, mieux connu sous le nom de «Medo».
Le graphiste et artiste de rue ajoute: «Mon visage est caché parce que je préfère ne pas me limiter à l’opinion du public. Je peux, ainsi, être la version la plus authentique de moi-même. Je crois que les gens ne devraient pas m’observer, mais prêter plutôt attention à mon art, puisque celui-ci est le véritable reflet de mon âme.»
Originaire du pays des pyramides, Medo a grandi à La Mecque.

ksa
Moe al-Ghunaymi, qui a le visage couvert, crée d’étonnantes œuvres d’art en direct avec de la peinture en aérosol, du vernis et des paillettes sur toile. (Photo fournie)

Il a découvert son talent au fur et à mesure que la scène artistique du Royaume se développait. Il est devenu rapidement célèbre grâce à ses œuvres d’art impressionnantes créées avec des supports uniques comme le café, le chocolat et les peintures phosphorescentes.
L’inspiration est importante pour tous les artistes et notre créateur basé à Djeddah puise la sienne dans son environnement, ainsi que dans les personnalités et les actions des gens.
Ses œuvres comprennent des portraits des membres de la famille royale et des légendes occidentales. Sa peinture du prince héritier, Mohammed ben Salmane, a reçu beaucoup d’éloges.

moe
Moe al-Ghunaymi, qui a le visage couvert, crée d’étonnantes œuvres d’art en direct avec de la peinture en aérosol, du vernis et des paillettes sur toile. (Photo fournie)

«Je suis toujours fier de peindre une image du prince Mohammed ben Salmane devant du public lors d’événements. J’utilise habituellement le style de la peinture transparente avec de la colle, puis je jette des paillettes dessus pour en faire une œuvre d’art luxueuse et différente.»
Il rend hommage au prince héritier qu’il considère comme une «grande figure de dirigeant» qui s’engage à soutenir les talents au sein du Royaume et le fait se sentir «enthousiaste et inspiré».
Medo affirme qu’il cherche constamment à surprendre.
«En ma qualité de directeur artistique, je travaille dur pour traduire les idées de mes clients à leur public de la manière la plus créative possible. C’est comme un jeu d’échecs amusant où, à chaque mouvement, vous avez la possibilité de surprendre votre public», précise-t-il.
Medo est également connu pour avoir créé les jetons non fongibles (NFT) les plus cool du pays.

moe
Moe al-Ghunaymi, qui a le visage couvert, crée d’étonnantes œuvres d’art en direct avec de la peinture en aérosol, du vernis et des paillettes sur toile. (Photo fournie)

Selon lui, les œuvres d’art numériques et les œuvres peintes à la main donnent les mêmes résultats artistiques, mais diffèrent d’un artiste à l’autre en fonction des outils utilisés et du but de la création.
«À l’ère de la technologie, les œuvres d’art numériques sont devenues de plus en plus imposantes. Le développement numérique et les NFT sont l’avenir des artistes, car ils sont capables de transformer leurs œuvres d’art faites à la main en œuvres numériques grâce à la photographie et à la technologie moderne, créant ainsi de nombreuses copies numériques immortelles d’une seule œuvre.»
Medo a participé à plus de vingt événements, dont ceux organisés par Benchmark KSA, Aramco, le Festival international du film de la mer Rouge, Luxury KSA, 360 live et l’Exposition des beaux-arts saoudiens.
Il a également collaboré avec l’Autorité générale pour le divertissement (GEA) en Arabie saoudite lors de plusieurs événements, notamment l’initiative Saudi Seasons.
Il est ambassadeur de la marque chinoise Xtep Fashion Sport en Arabie saoudite et fondateur de la marque de mode Art Section.
Il vend ses tirages d’art et ses peintures authentiques sur les comptes Instagram Shop Medo et Pop Art Ape Club pour les NFT.
La chanteuse émiratie Shamma Hamdan, le chanteur palestinien Mohammed Assaf et d’autres célébrités de premier plan ont acheté ses œuvres.
«Ce n’est qu’un début pour moi et j’ai hâte de représenter la culture et le patrimoine du Royaume à travers mon art. Pour tous les artistes émergents et à venir, il est important de cultiver votre talent et de pratiquer l’art sous toutes ses formes. L’art n’a pas de règles, l’art est pour tout le monde», conclut Medo.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
Short Url
  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Short Url
  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

--
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com