Les Yéménites et les Iraniens sont victimes du régime de Téhéran, selon le ministre de l’Information

Des combats intenses ont éclaté récemment au Yémen, alors que la milice houthie refusait de prolonger la trêve négociée par l'ONU, qui a expiré le 2 octobre. (Dossier/AFP)
Des combats intenses ont éclaté récemment au Yémen, alors que la milice houthie refusait de prolonger la trêve négociée par l'ONU, qui a expiré le 2 octobre. (Dossier/AFP)
Short Url
Publié le Mardi 11 octobre 2022

Les Yéménites et les Iraniens sont victimes du régime de Téhéran, selon le ministre de l’Information

  • Les mesures de répression féroces de l'Iran contre les manifestations qui ont lieu dans tout le pays reflètent la nature terroriste du régime, selon le ministre yéménite
  • Des responsables yéménites ont discuté avec leurs homologues américains des efforts conjoints pour lutter contre le terrorisme

YÉMEN: Les Yéménites vivant dans les régions contrôlées par les Houthis soutenus par l'Iran, souffrent des mêmes atrocités auxquelles sont confrontés les manifestants en Iran, selon le ministre yéménite de l'Information, Mouammar al-Eryani.

Dans un communiqué publié sur Twitter, Al-Eryani a déclaré que les mesures de répression féroces de l’Iran contre les manifestations qui ont lieu dans tout le pays, déclenchées par la mort de Mahsa Amini, âgée de 22 ans, entre les mains de la police des mœurs, reflétaient la nature terroriste du régime.

«Les Yéménites vivant dans les régions sous le contrôle de la milice houthie subissent des violations similaires, notamment des meurtres, des enlèvements, des disparitions forcées, des procès, des exécutions extrajudiciaires, l'appauvrissement conséquent au déplacement, la famine, la restriction des libertés individuelles et l'oppression des minorités religieuses», a déclaré Al-Eryani.

Il a fait état de l'inaction de la communauté internationale face à la répression des manifestants par Téhéran et de l’ingérence de l’Iran au Yémen et son soutien aux Houthis et a indiqué que de telles actions menaçaient les efforts de paix régionaux et internationaux.

Il a exhorté les organisations internationales «à condamner les meurtres, la répression et le terrorisme perpétrés par le régime iranien et ses milices».

Lundi, le ministre yéménite des Affaires étrangères, Ahmed Awad ben Moubarak, a évoqué avec l'ambassadeur américain au Yémen, Steven H. Fagin, l'impact de l'échec des efforts visant à renouveler la trêve négociée par les Nations unies, qui a expiré le 2 octobre.

Il a déclaré que les «menaces terroristes» des Houthis visant l'infrastructure pétrolière du Yémen représentaient «une dangereuse escalade» qui aurait un impact considérable sur l'approvisionnement énergétique international et aggraverait la crise économique et humanitaire au Yémen.

«De telles actions terroristes nécessitent une position ferme de la part de la communauté internationale pour empêcher la milice de détourner le processus de paix au Yémen et de placer la sécurité et la stabilité du peuple yéménite à la merci du régime iranien», a déclaré Ben Moubarak dans un communiqué publié par l’agence de presse officielle du Yémen.

Par ailleurs, Ibrahim Haidan, ministre yéménite de l'Intérieur, a discuté des mesures de lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la contrebande d'armes dans les eaux régionales, avec l'attaché à la sécurité de l'ambassade des États-Unis au Yémen.

Haidan a également passé en revue la situation sécuritaire dans les zones libérées, et les violations commises par les Houthis, qui continuent de mettre en danger la vie du peuple yéménite.

Les responsables américains ont réaffirmé le soutien permanent de leur pays aux efforts de paix de l'ONU au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.