Réduction de la production de pétrole: Washington appelé à répondre sur d’éventuelles pressions exercées sur Riyad

Le député Tiffany veut que la Maison Blanche publie les transcriptions des appels sur la production de pétrole (Photo, AP).
Le député Tiffany veut que la Maison Blanche publie les transcriptions des appels sur la production de pétrole (Photo, AP).
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Publié le Samedi 15 octobre 2022

Réduction de la production de pétrole: Washington appelé à répondre sur d’éventuelles pressions exercées sur Riyad

  • Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés ont réduit l'offre de pétrole de 2 millions de barils par jour le 6 octobre
  • Tiffany a exhorté la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis à faire son devoir de contrôle et à «aller au fond de ces rapports troublants»

RIYAD : Un membre du Congrès a demandé que l'administration du président américain Joe Biden fasse l'objet d'une enquête pour avoir fait pression sur des responsables saoudiens afin de retarder une réduction de la production de l'OPEP+ pour donner un avantage électoral aux démocrates avant les élections de novembre.

Le député Tom Tiffany a demandé à la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, la démocrate Nancy Pelosi, de convoquer une audition dans le but de déterminer si de tels appels ont eu lieu et «quelles demandes spécifiques ont été faites concernant la production saoudienne et de l'OPEP+ par les responsables de l'administration Biden».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré mercredi : «Le Royaume a précisé, par le biais de ses consultations continues avec l'administration américaine, que toutes les analyses économiques indiquent que le report d'un mois de la décision de l'OPEP+, conformément à ce qui a été suggéré, aurait eu des conséquences économiques négatives.»

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés ont réduit l'offre de pétrole de 2 millions de barils par jour le 6 octobre.

Les responsables de l’administration Biden et les démocrates ont attaqué la décision comme étant politiquement motivée, ce que les responsables de l'OPEP+ et de l'Arabie saoudite ont rejeté comme étant sans fondement, affirmant que les réductions étaient justifiées affin assurer l'équilibre entre l'offre et la demande et réduire la volatilité du marché.

Le républicain du Wisconsin a déclaré vendredi sur Twitter: «Il s'agit d'une allégation très grave. Une allégation qui, si elle est vraie, pourrait très bien constituer une sollicitation illégale d'une contribution étrangère en nature par la Maison Blanche au nom des efforts de campagne électorale de mi-mandat des démocrates.»

Le membre du Congrès demande également que la Maison Blanche publie toutes les transcriptions des appels entre l'administration Biden et les responsables saoudiens concernant la production de pétrole au cours des 30 derniers jours.

Il a également exigé l'identification de «tout responsable de l'administration Biden qui aurait demandé à tout responsable du gouvernement saoudien de retarder toute réduction de la production de pétrole jusqu'en novembre ou plus tard».

Tiffany a exhorté la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis à faire son devoir de contrôle et à «aller au fond de ces rapports troublants».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.