Angleterre: Liverpool fait chuter City, Arsenal se détache

Mohamed Salah célèbre après avoir marqué le but décisif contre Manchester City, Anfield, Liverpool, Grande-Bretagne, le 16 octobre 2022. (Reuters)
Mohamed Salah célèbre après avoir marqué le but décisif contre Manchester City, Anfield, Liverpool, Grande-Bretagne, le 16 octobre 2022. (Reuters)
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Publié le Dimanche 16 octobre 2022

Angleterre: Liverpool fait chuter City, Arsenal se détache

Mohamed Salah célèbre après avoir marqué le but décisif contre Manchester City, Anfield, Liverpool, Grande-Bretagne, le 16 octobre 2022. (Reuters)
  • On craignait le pire pour la défense de Liverpool décimée avec l'arrivée d'Erling Haaland fort de ses 15 buts en championnat, mais les Reds, héroïques derrière, ont même pris les trois points grâce à un but de Mohamed Salah (1-0)
  • Malgré le souffle de Manchester City dans son cou, une panne électrique et un coup de théâtre final favorable offert par la VAR, Arsenal a dompté un Leeds fougueux, en milieu d'après-midi

LONDRES: Un Liverpool transcendé a infligé à Manchester City sa première défaite de la saison (1-0), dimanche lors de la 11e journée de Premier League permettant à Arsenal, vainqueur à Leeds (1-0) de prendre le large en tête. 

Arsenal imperturbable 

Malgré le souffle de Manchester City dans son cou, une panne électrique et un coup de théâtre final favorable offert par la VAR, Arsenal a dompté un Leeds fougueux, en milieu d'après-midi. 

Avec 27 points, les Gunners avaient porté à 4 longueurs leur avance sur City, un écart conservé grâce à la défaite des champions en titre. 

Le match a basculé par un très beau but de Bukayo Saka à la 35e minute, alors que la rencontre avait pris près de 40 minutes de retard en raison d'une panne du système de Goal Line Technology et de la VAR après moins d'une minute de jeu. 

La VAR d'ailleurs a joué un rôle capital en fin de match, l'arbitre annulant un pénalty qu'il avait sifflé pour Leeds dans le temps additionnel et un carton rouge contre Gabriel pour une faute sur Patrick Bamford après avoir revu les images. 

Un épilogue heureux pour les hommes de Mikel Arteta éprouvés par l'enchainement des matches mais qui en sont à 7 victoires d'affilée, toutes compétitions confondues. 

Liverpool transfiguré, Haaland muselé 

On craignait le pire pour la défense de Liverpool décimée avec l'arrivée d'Erling Haaland fort de ses 15 buts en championnat, mais les Reds, héroïques derrière, ont même pris les trois points grâce à un but de Mohamed Salah (1-0). 

Ces trois points ne font remonter les hommes de Jürgen Klopp qu'à la huitième place et à dix points de City, mais ils ont un match en moins. 

C'est d'abord la prestation défensive que l'on retiendra, et la façon dont le tandem Virgil van Dijk-Joe Gomez a contrôlé le péril Haaland, parfois suppléé par un Alisson irréprochable, notamment avec sa parade de la 64e, d'une main droite ferme, sur une frappe à ras de terre. 

"On a défendu à un niveau incroyablement élevé pendant près de 99 minutes (temps additionnel compris), et on a eu de très bons moments de football où on a réussi à marquer un but", s'est réjoui Klopp. 

Après un but refusé par la VAR à Phil Foden, pour une faute de Haaland sur Fabinho dans la construction du but, c'est Salah, méconnaissable après un début de saison en demi-teinte, qui s'est montré décisif. 

Profitant d'un dégagement rapide d'Alisson et d'une erreur de repli des Citizens, il est allé remporter son duel avec Ederson (1-0, 75e). 

"C'était un match très serré, comme toujours, avec une grosse atmosphère, comme d'habitude. On a fait une erreur et on a perdu le match", a déploré Pep Guardiola après le match. 

Dans une fin de match échevelée, Klopp s'est fait expulser pour contestation, mais les Reds ont tenu bon et remis une dose d'indécision dans la Premier League. 

Potter enchante Chelsea 

Nouvel entraîneur de Chelsea, Graham Potter fait progressivement taire les sceptiques avec une 5e victoire consécutive des Blues, toutes compétitions confondues. 

Avec 19 points, les Londoniens sont 4e, possèdent trois points d'avance sur Manchester United (5e) et quatre sur Newcastle (6e) qui ont fait match nul 0-0. 

Bien que parfois bousculés par les hommes de Steven Gerrard, les Blues ont assuré l'essentiel grâce à un doublé de Mason Mount qui a profité d'une erreur adverse pour ouvrir le score (0-1, 6e) avant de doubler la mise d'un coup-franc flottant magnifique (0-2, 65e), inscrivant ses deux premiers buts de la saison. 

Le score est toutefois assez flatteur pour Chelsea qui, sans un Kepa encore une fois impeccable dans les cages, avec un arrêt acrobatique incroyable sur sa ligne sur une tête à bout portant de Danny Ings (34e). 

United et Newcastle se neutralisent 

Le duel d'ambitieux entre Red Devils et Magpies n'aura finalement pas connu de vainqueur, mais les deux prétendants à une qualification en Ligue des champions préservent leur bonne dynamique. 

Joelinton, qui a trouvé la transversale de la tête puis le poteau du pied (38e), et Fred, qui n'a pas trouvé le cadre face au but presque ouvert (88e) auraient pu offrir les trois points à Newcastle. 

Cristiano Ronaldo, titulaire pour la deuxième fois seulement de la saison en championnat, avant de céder sa place à la 72e minute à Marcus Rashford, a manqué une occasion de briller. 


Niger: plusieurs soldats tués dans des attaques d'un groupe rebelle dans le Nord

Le Premier ministre du Gouvernement d'unité nationale (GNU) de Libye, basé à Tripoli, Abdulhamid Dbeibah, reçoit le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, au siège du GNU à Tripoli, le 15 juin 2026. (Photo : Mahmud Turkia / AFP)
Le Premier ministre du Gouvernement d'unité nationale (GNU) de Libye, basé à Tripoli, Abdulhamid Dbeibah, reçoit le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, au siège du GNU à Tripoli, le 15 juin 2026. (Photo : Mahmud Turkia / AFP)
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  • Des attaques ont "visé tôt vendredi des postes de sécurité mixtes de Séguédine", a indiqué dimanche à l'AFP une source sécuritaire dans le nord du Niger
  • "Il y a eu plusieurs morts et des dégâts", a précisé la même source, sans plus de détails

ABIDJAN: Plusieurs soldats ont été tués dans des attaques menées vendredi par un groupe rebelle contre des positions des forces nigériennes à Séguédine, dans l'extrême nord désertique du pays, a appris l'AFP dimanche de sources sécuritaire et locale.

Séguédine est une petite localité-oasis située dans l'extrême nord-est du Niger, un point de transit pour les flux migratoires vers la Libye et l'Europe.

Des attaques ont "visé tôt vendredi des postes de sécurité mixtes de Séguédine", a indiqué dimanche à l'AFP une source sécuritaire dans le nord du Niger.

"Il y a eu plusieurs morts et des dégâts", a précisé la même source, sans plus de détails.

Dimanche après-midi, les autorités nigériennes n'avaient pas encore communiqué sur ces attaques.

Un habitant de Bilma, le département qui administre Séguédine, a déclaré à l'AFP que ces attaques ont "fait des morts et une partie du camp militaire et des véhicules ont été incendiés" par les assaillants.

Les attaques ont été revendiquées samedi par les rebelles du Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), qui ont affirmé avoir fait "15 victimes dans les rangs des FDS" (Forces de défense et de sécurité) nigériennes, dans un communiqué publié samedi sur sa page Facebook.

L'AFP n'a pas pu confirmer dans l'immédiat ce bilan de sources indépendantes.

Le MPLJ est un groupe rebelle qui soutient le président Mohamed Bazoum, renversé par un coup d'Etat en juillet 2023 et détenu depuis.

Selon ce mouvement, ses "forces ont mené une opération contre le camp de la Garde nationale" et un "poste mixte de la police, de la gendarmerie et de la douane" de Siguédine.

Le MPLJ souligne que "les affrontements" avec l'armée "ont occasionné d'importants dégâts matériels" et dit avoir "emporté du matériel roulant et une quantité d'armes et des munitions".

Ce groupe mène depuis deux ans des attaques sporadiques contre l'oléoduc long de 2.000 km qui achemine le pétrole brut nigérien vers le Bénin, pays côtier voisin.

En février, l'armée nigérienne avait repoussé vers le Tchad une attaque du MPJL visant cet oléoduc dans le nord-est qui abrite des puits de pétrole.

Le MPLJ et son leader Moussa Konaï, qualifiés de "terroristes" par Niamey, réclament notamment le retour à l'ordre constitutionnel au Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani.


Trump dit qu'il va déclarer que le détroit d'Ormuz est "un territoire des Etats-Unis"

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  • Donald Trump affirme que le détroit d’Ormuz pourrait devenir un « territoire américain » après la défaite de l’Iran, une déclaration que la Maison Blanche présente comme une plaisanterie
  • Trump assume la guerre contre l’Iran malgré la hausse de plus de 35 % du prix de l’essence aux États-Unis, tandis que Téhéran affirme qu’Ormuz « restera iranien »

Garden City, États-Unis: Donald Trump a dit vendredi qu'une fois l'Iran battu, il déclarerait le très stratégique détroit d'Ormuz comme un "territoire des Etats-Unis", sur un ton laissant penser qu'il plaisantait.

Il a aussi défendu sa décision d'entrer en guerre pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, disant qu'il ne s'"excuserait jamais" pour cela en dépit de la hausse du prix du carburant subie par les Américains.

"Une fois que nous aurons fini de battre l'Iran (...), bientôt je déclarerai le détroit d'Ormuz comme étant un territoire des Etats-Unis", a dit le président américain, avec un petit sourire, pendant un meeting à Garden City, près de New York.

Donald Trump répète que les Etats-Unis ont le "contrôle" du détroit d'Ormuz, une affirmation que Téhéran a qualifiée de "mensonge".

Selon Brian Schwartz, un journaliste du Wall Street Journal qui cite sur X un haut responsable de la Maison Blanche, le président "plaisantait" en disant qu'Ormuz deviendrait un "territoire américain".

Samedi matin, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a réagi à la déclaration du président américain en assurant sur X que le détroit d'Ormuz "restera iranien".

"Le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l'Iran. Tant que vous refuserez d'accepter la réalité de votre défaite et que vous continuerez à vous bercer d'illusions, l'Iran continuera à imposer un blocus", a déclaré M. Gharibabadi.

"Le détroit d'Ormuz ne peut pas être pris d'assaut avec un tweet ou un porte-avions, ni par un décret présidentiel, ni par un discours de campagne électorale", a également martelé le responsable iranien.

Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

L'Iran n'aura "jamais l'arme nucléaire", a aussi affirmé Donald Trump.

"Si vous devez payer un peu plus" pour l'essence, "c'est ok. (...) Je ne m'excuserai jamais. J'ai pris la bonne décision", a-t-il déclaré.

Par rapport au niveau d'avant la guerre, le prix de l'essence aux Etats-Unis s'affichait vendredi en hausse de plus de 35%.

Le conflit est impopulaire et le mécontentement des ménages face au coût de la vie vaut à la cote de popularité de Donald Trump d'avoir fortement baissé.

Cette défense du conflit en Iran vient juste après que le vice-président JD Vance a tenu un discours un peu différent sur les objectifs poursuivis.

"Le pétrole a baissé et il est beaucoup plus bas que les sommets atteints au début du conflit. Voilà l'objectif numéro un, faire en sorte que le pétrole et l'essence restent bon marché pour les Américains", a-t-il dit sur la chaîne Fox News.

"Et ensuite l'objectif numéro deux est évidemment d'assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire", a ajouté JD Vance, en déclarant: "Je pense que nous sommes en train de réaliser ces deux objectifs."


Washington menace l'Iran d'un isolement «jamais vu», loin des promesses d'accord sur Ormuz

Une photo d'archive non datée, diffusée le 11 novembre 2020 par KNPC, une filiale de la Kuwait Petroleum Corporation, montre l'unité de distillation du brut de la raffinerie de Mina Abdullah, située dans le quartier de Fahaheel, à environ 35 kilomètres au sud de Koweït City. (AFP)
Une photo d'archive non datée, diffusée le 11 novembre 2020 par KNPC, une filiale de la Kuwait Petroleum Corporation, montre l'unité de distillation du brut de la raffinerie de Mina Abdullah, située dans le quartier de Fahaheel, à environ 35 kilomètres au sud de Koweït City. (AFP)
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  • Le ton a changé en quelques jours: le 4 août, le même Scott Bessent évoquait un accord possible avec Téhéran "aujourd'hui ou demain" pour rouvrir ce passage stratégique du commerce mondial d'hydrocarbures
  • Ces propos rassurants avaient fait grimper Wall Street et chuter les cours du pétrole

WASHINGTON: Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi l'Iran d'un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu", nouveau signe d'un durcissement de Washington, qui promettait pourtant début août un accord imminent pour rouvrir le détroit d'Ormuz.

"Ce sera une combinaison d'un isolement économique comme le monde n'en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d'Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d'entrer ou de sortir des ports iraniens", a déclaré M. Bessent sur la chaîne conservatrice Newsmax, en promettant de nouvelles mesures, sans en préciser la nature: "Restez à l'écoute, d'autres annonces arrivent la semaine prochaine."

Le ton a changé en quelques jours: le 4 août, le même Scott Bessent évoquait un accord possible avec Téhéran "aujourd'hui ou demain" pour rouvrir ce passage stratégique du commerce mondial d'hydrocarbures. "Nous avons de très bonnes discussions", avait déclaré le même jour Donald Trump, assurant que l'Iran voulait passer un accord.

Ces propos rassurants avaient fait grimper Wall Street et chuter les cours du pétrole.

Cette nouvelle escalade verbale intervient alors que la guerre, déclenchée fin février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, approche de son sixième mois: le protocole d'accord conclu en juin pour y mettre durablement fin a volé en éclats début juillet, avant que Donald Trump ne suspende les frappes à la fin du mois, en conditionnant cette pause à la conclusion rapide d'un accord.

Tout accord devait inclure l'ouverture "complète et totale" du détroit d'Ormuz et "la fin de la menace nucléaire iranienne", avait-il affirmé le 1er août.

Le président américain semble depuis privilégier une approche plus attentiste, fondée sur la pression économique.

"Actes de piraterie" 

Sur le terrain, le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du pétrole mondial, reste le point de friction le plus brûlant.

Les Emirats arabes unis ont dénoncé une attaque iranienne menée jeudi soir contre deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique ADNOC qui franchissaient le détroit. Abou Dhabi a condamné les "actes de piraterie" des Gardiens de la Révolution qui constituent "une menace directe" pour "la sécurité énergétique mondiale".

Les Emirats ont demandé à l'Iran de "rouvrir complètement et sans condition" ce passage.

Téhéran a de son côté fustigé jeudi les "mensonges" de Donald Trump, qui avait assuré la veille, sur son réseau Truth Social, que les Etats-Unis avaient un contrôle "total" du détroit.

Ormuz reste "sous la gestion et le contrôle total de la République islamique", a martelé Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement central Khatam al-Anbiya.

Dans les faits, le détroit est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, tandis que les Etats-Unis imposent un blocus aux ports iraniens. Téhéran exige des navires une autorisation et veut imposer à terme des frais de service, ce que Washington refuse.

Avant Scott Bessent, le vice-président JD Vance avait affiché jeudi sur Fox News la priorité donnée à l'arme économique: "l'objectif numéro un" des Etats-Unis est de "faire en sorte que le pétrole et l'essence restent bon marché pour les Américains", "l'objectif numéro deux" étant "d'assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire".

M. Bessent a, lui, présenté sa stratégie comme la combinaison de deux leviers, l'asphyxie financière et le blocus physique, citant Cuba et le Venezuela en comparaison: "Le Venezuela s'est immédiatement effondré quand nous avons imposé le blocus", s'est-il félicité.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé jeudi les Etats-Unis de "mauvais calculs" liés à des défaillances du renseignement. "Un exemple: la guerre contre l'Iran. Maintenant, un mauvais calcul encore plus important sur le détroit d'Ormuz", a-t-il écrit sur X.