Le monde politique s'empare de l'affaire Lola

 Le monde politique s'est emparé mardi de l'affaire Lola, cette adolescente de 12 ans assassinée dans des conditions atroces. (Photo, AFP)
Le monde politique s'est emparé mardi de l'affaire Lola, cette adolescente de 12 ans assassinée dans des conditions atroces. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 18 octobre 2022

Le monde politique s'empare de l'affaire Lola

 Le monde politique s'est emparé mardi de l'affaire Lola, cette adolescente de 12 ans assassinée dans des conditions atroces. (Photo, AFP)
  • Quatre jours après la découverte du corps de l'adolescente dans une malle à Paris, Emmanuel Macron a reçu ses parents mardi à l'Elysée
  • «Notre responsabilité à tous, c'est de laisser la justice punir ce crime à la hauteur de ce qu'il mérite», a déclaré la Première ministre Élisabeth Borne

PARIS: Le monde politique s'est emparé mardi de l'affaire Lola, cette adolescente de 12 ans assassinée dans des conditions atroces, Emmanuel Macron recevant ses parents tandis que l'extrême droite continuait à incriminer l'immigration irrégulière. 

Quatre jours après la découverte du corps de l'adolescente dans une malle à Paris, Emmanuel Macron a reçu ses parents mardi à l'Elysée. 

"Il leur a présenté ses condoléances et les a assurés de toute sa solidarité et de son soutien dans l'épreuve qu'ils traversent et qui nous bouleverse tous", a indiqué l'Elysée, alors que plusieurs élus d'extrême droite avaient regretté de ne pas davantage entendre l'exécutif dans cette affaire. 

Changement de braquet mardi, où plusieurs ministres sont montés au créneau: "un peu de décence, et respectez la douleur de la famille", a lancé la Première ministre Élisabeth Borne à la cheffe de file des députés RN Marine Le Pen, qui assurait que "la suspecte de cet acte barbare n'aurait pas dû se trouver sur notre territoire". 

"Notre responsabilité à tous, c'est de laisser la justice punir ce crime à la hauteur de ce qu'il mérite", a ajouté Mme Borne lors des questions au gouvernement. 

Avant elle, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a accusé la droite de "démagogie" et de "se servir du cercueil d'une gamine de 12 ans comme d'un marchepied: c'est une honte". 

Mardi matin, déjà, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait fustigé sur RTL l'"indécence" de ceux "qui transforment cette histoire en tract électoral". 

« Heures les plus sombres »

Car en pleine campagne pour la présidence de leurs partis respectifs, droite et extrême-droite ont multiplié ces derniers jours leurs attaques contre la politique migratoire de l'exécutif. 

La principale suspecte, Dahbia B., une Algérienne de 24 ans, a été mise en examen lundi pour "meurtre" et "viol aggravé" et écrouée. Elle était entrée légalement en France en 2016 avec un titre de séjour étudiant, mais faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis août dernier. 

"Vous ne pourrez pas évacuer le sujet en criant à la récupération", a affirmé mardi Marine Le Pen. 

L'eurodéputé RN Jordan Bardella, qui avait dénoncé dans un tweet "l'ensauvagement et l'immigration", a fait savoir qu'il se rendrait avec "une délégation d'élus" RN à un rassemblement en mémoire de la victime, jeudi soir, devant la mairie du XIXe arrondissement de Paris. 

En revanche, une marche blanche annoncée par certaines sources pour mercredi n’aura pas lieu, a fait savoir la mairie. 

Du côté de Reconquête!, Éric Zemmour avait brandi dimanche son concept de "francocide", déjà employé la veille lors d'une cérémonie pour les deux ans de l'assassinat de Samuel Paty par un jeune radicalisé qui lui reprochait d'avoir montré des caricatures de Mahomet en classe. 

"Le francocide n’existe pas", a répliqué sur Twitter la députée écologiste Sandrine Rousseau., l'une des rares à réagir à gauche en cette période de forte mobilisation sociale. 

La députée de Paris a ajouté que "les meurtriers et meurtrières ne peuvent être ramenés à une couleur de peau, une religion ou une nationalité, sauf à tomber dans les heures les plus sombres de l'humanité". 

La principale suspecte souffrirait de troubles psychiques et était connue de la police comme victime de violences conjugales. 

Chez les Républicains, en pleine course à la présidence du parti, le ton était aussi très virulent. 

"Ce laxisme migratoire criminel me révolte", a assuré le très droitier Éric Ciotti, donné par beaucoup comme le favori de l'élection interne. 

Son concurrent Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR avec une image plus modérée, a lui aussi durci le ton: "J'en ai plus qu'assez du 'pas d'amalgame'", a-t-il affirmé à Valeurs actuelles, en assurant que "Lola a aussi été la victime du laisser-aller migratoire". 

Le patron des députés LR Olivier Marleix a lui appelé lors d'un point presse à "un sursaut national" en matière d'expulsions d'étrangers en situation irrégulière. 


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.