Le Parlement européen réclame l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans Schengen

Des 27 Etats membres de l'UE, seuls la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, Chypre et l'Irlande ne font pas partie de l'espace Schengen. En revanche, l'Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein, non membres de l'UE, y sont intégrés. (Photo, AFP)
Des 27 Etats membres de l'UE, seuls la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, Chypre et l'Irlande ne font pas partie de l'espace Schengen. En revanche, l'Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein, non membres de l'UE, y sont intégrés. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 18 octobre 2022

Le Parlement européen réclame l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans Schengen

Des 27 Etats membres de l'UE, seuls la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, Chypre et l'Irlande ne font pas partie de l'espace Schengen. En revanche, l'Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein, non membres de l'UE, y sont intégrés. (Photo, AFP)
  • Pour la quatrième fois depuis 2018, les eurodéputés ont demandé au Conseil de l'UE (Etats membres) d'intégrer sans délai les deux pays à la zone de libre circulation
  • Un tel élargissement de l'espace Schengen réclame l'unanimité au Conseil

STRASBOURG: Le Parlement européen a réclamé mardi l'accession d'ici fin 2022 de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen, un élargissement bloqué par certains Etats membres depuis des années. 

Pour la quatrième fois depuis 2018, les eurodéputés ont demandé au Conseil de l'UE (Etats membres) d'intégrer sans délai les deux pays à la zone de libre circulation, ce qui signifierait la fin des contrôles à leurs frontières avec les autres pays de l'espace Schengen. 

Un tel élargissement de l'espace Schengen réclame l'unanimité au Conseil. 

Dans un texte voté à Strasbourg à une très large majorité (547 voix pour, 49 contre et 43 abstentions), les eurodéputés rappellent que Sofia et Bucarest, entrés en 2007 dans l'UE, "ont, depuis plusieurs années, rempli toutes les conditions requises". 

L'espace Schengen, l'un des acquis les plus concrets de l'Union européenne, est une zone dans laquelle il est possible de circuler sans passeport et où les contrôles aux frontières ont en principe été abolis. 

La Bulgarie et la Roumanie frappent à la porte de l'espace Schengen depuis 2011 mais certains Etats, dont les Pays-Bas, se sont montrés réticents à cette entrée, exigeant davantage de progrès de ces pays dans la lutte contre la corruption. 

"Le blocage de certains États membres, comme les Pays-Bas - et ce alors que l'unanimité est requise - prenant prétexte de la corruption, n'est pas acceptable !", a déploré l'eurodéputée française socialiste Sylvie Guillaume. 

La République tchèque, qui occupe la présidence tournante du Conseil de l'UE, "s'engage à avancer afin de permettre à la Bulgarie et à la Roumanie de faire pleinement partie de l'espace Schengen", a promis dans l'hémicycle le ministre tchèque aux Affaires européennes Mikuláš Bek, visant une décision du Conseil en décembre. 

Des 27 Etats membres de l'UE, seuls la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, Chypre et l'Irlande ne font pas partie de l'espace Schengen. En revanche, l'Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein, non membres de l'UE, y sont intégrés. 

Membre de l'Union européenne depuis 2013, la Croatie, qui est sur le point d'adopter l'euro, a déjà franchi des étapes clés pour entrer dans Schengen, mais n'a pas encore reçu d'aval formel. Un vote sur le sujet est prévu au Parlement européen en novembre. 


Un homme armé qui s'était enfui au Pakistan emprisonné au Royaume-Uni pour meurtre

Une capture d'écran tirée d'une vidéo publiée par la police des West Midlands montrant Tahir Zarif après avoir été extradé du Pakistan où il s'était enfui après avoir tué Akhtar Javeed. (Twitter/@WMPolice)
Une capture d'écran tirée d'une vidéo publiée par la police des West Midlands montrant Tahir Zarif après avoir été extradé du Pakistan où il s'était enfui après avoir tué Akhtar Javeed. (Twitter/@WMPolice)
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  • Tahir Zarif, âgé de 31 ans, purgera une peine d’au moins trente ans de prison pour le meurtre d'Akhtar Javeed, âgé de 56 ans
  • Zarif et trois autres personnes ont tenté de voler Javeed en 2016. Le tueur s’est réfugié au Pakistan pour échapper à la justice

LONDRES: Un homme a été emprisonné à vie au Royaume-Uni après avoir assassiné un autre homme lors d'une tentative de vol et s'être enfui au Pakistan pour échapper à la justice.

Tahir Zarif, 31 ans, de Derby, a tiré sur Akhtar Javeed, 56 ans, en 2016, alors que lui et trois autres personnes – Suraj Misty, 26 ans; Lamar Wali, 23 ans; et Sander van Aalten, 54 ans – ont tenté de cambrioler l'entrepôt de produits alimentaires de Javeed à Birmingham.

L'une de ces quatre personnes avait auparavant travaillé dans l'entrepôt et connaissait son agencement. Les employés du site ont été ligotés et Javeed a été traîné jusqu'à son coffre-fort, où Zarif lui a tiré une balle dans la jambe pour le forcer à l'ouvrir.

Javeed a ensuite réussi à se libérer mais Zarif lui a tiré dessus à nouveau, l’atteignant à la gorge et la poitrine alors qu'il tentait de s'échapper, trébuchant hors de l'entrepôt et dans la rue avant de s'effondrer.

Cinq jours plus tard, Zarif a quitté le Royaume-Uni pour le Pakistan. Il a été arrêté à Mirpur en 2018 et extradé deux ans plus tard.

Des images vidéo ont fait surface plus tard, montrant Zarif tirant avec une mitrailleuse, alors qu'il était en fuite au Pakistan. D’autres images l'ont montré souriant à bord de l’avion dans lequel il avait été extradé vers Londres par la police britannique, après son arrestation.

Zarif a affirmé que le meurtre de Javeed était accidentel, mais du fait de sa «volonté manifeste d'utiliser une arme» et de son «intention de tuer», il a écopé d’une peine de prison d’au moins trente ans à Coventry Crown Court.

Ses comparses lors du vol ont été reconnus coupables et condamnés en 2016. Misty a été condamné à une peine de prison de vingt-trois ans pour homicide involontaire, tandis que Wali et Van Aalten ont tous deux été reconnus coupables de collusion en vue de commettre un vol et condamnés à des peines de prison respectives de sept ans, six ans et huit mois.

La fille de Javeed, qui a requis l'anonymat, a déclaré à la presse après la condamnation de Zarif: «Cela fait six ans et neuf mois que Tahir Zarif a ôté la vie à mon père.»

«Mon père est dans nos pensées tous les jours depuis lors. Comme je l'ai déjà dit, mon père était un gentleman respectable.»

«La cupidité d'un autre homme a conduit à la mort violente de mon père. Nous sommes reconnaissants à la police des West Midlands pour son travail acharné afin que justice soit rendue.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Tempête tropicale à Madagascar: 22 morts, selon un nouveau bilan

Une maison détruite par le passage du passage d'un cyclone est vue le 8 février 2022 à Irondro (Photo, AFP).
Une maison détruite par le passage du passage d'un cyclone est vue le 8 février 2022 à Irondro (Photo, AFP).
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  • Vingt personnes sont par ailleurs portées disparues dans les zones ayant été touchées par la tempête baptisée Cheneso
  • Dans le sud de l'Afrique, la saison cyclonique s'étend de novembre à avril et Madagascar en subit régulièrement des conséquences dévastatrices

ANTANANARIVO, Madagascar: Vingt-deux personnes ont été tuées à Madagascar après le passage la semaine dernière d'une tempête tropicale dans le nord-est du pays, a annoncé vendredi le Bureau de gestion des risques et des catastrophes.

Ce nouveau bilan a été donné à l'AFP par Faly Aritiana Fabien, un responsable de cet organisme.

Le précédent bilan faisait état un peu plus tôt dans la journée de 18 morts.

Vingt personnes sont par ailleurs portées disparues dans les zones ayant été touchées par la tempête baptisée Cheneso, qui a provoqué des inondations et une coupure des routes menant à la capitale, Antananarivo.

L'institution gouvernementale précise que plus de 59 100 personnes ont été touchées par la catastrophe, dont plus de la moitié ont dû quitter leur logement.

La tempête Cheneso est survenue le 19 janvier, accompagnée de vents violents atteignant 110 kilomètres à l'heure et d'importantes averses de pluie.

Dans le sud de l'Afrique, la saison cyclonique s'étend de novembre à avril et Madagascar, île de l'océan Indien, en subit régulièrement des conséquences dévastatrices.


Shamima Begum se confie à la BBC sur la réaction de sa famille après qu’elle a rejoint Daech

Shamima Begum s’est confiée sur la première fois qu’elle a parlé à sa mère après avoir quitté le Royaume-Uni en 2015. (Capture d’écran/BBC)
Shamima Begum s’est confiée sur la première fois qu’elle a parlé à sa mère après avoir quitté le Royaume-Uni en 2015. (Capture d’écran/BBC)
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  • Shamima Begum a quitté le Royaume-Uni en 2015, à l’âge de 15 ans, pour rejoindre Daech en Syrie. Le gouvernement britannique a révoqué sa citoyenneté britannique
  • Dans un podcast de la BBC, Begum a laissé entendre que sa famille était en partie responsable de la tempête médiatique provoquée par la révélation de ses actes

LONDRES: Shamima Begum s’est confiée à la BBC sur la première fois qu’elle a parlé à sa mère après avoir quitté le Royaume-Uni en 2015, à l’âge de 15 ans, pour rejoindre Daech en Syrie.

«La première fois que j’ai appelé ma mère, elle ne faisait que pleurer. J’avais l’impression qu’elle essayait de me faire culpabiliser», raconte-t-elle au journaliste Joshua Baker lors d’une interview pour la deuxième série du podcast de la BBC I’m Not A Monster, qui a débuté en janvier.

«Je ne sais pas, peut-être que c’était juste les émotions, mais je ne lui ai rien dit, je l’ai laissée pleurer. J’ai juste continué à lui dire que j’allais bien.» Baker lui a demandé ce qu’elle avait dit à sa mère lorsque celle-ci l’a suppliée de rentrer à la maison, ce à quoi elle a répondu qu’elle avait «simplement dit non».

La jeune femme, aujourd’hui âgée de 23 ans, a ajouté que, bien que n’étant pas totalement décidée à rejoindre le groupe extrémiste à ce moment-là, elle ne voulait pas donner de faux espoirs à sa mère, car elle ne savait pas si elle serait capable de partir.

Le journaliste lui a ensuite demandé ce qu’elle avait ressenti lorsqu’elle avait entendu sa sœur la supplier publiquement de quitter Daech. «Je n’arrivais pas à y croire», affirme-t-elle. «Je n’arrivais pas croire que ma sœur avait fait tout ce chemin jusqu’en Turquie en pensant qu’elle pourrait me sauver.»

Begum a même laissé entendre que sa famille était «responsable» de la tempête médiatique qu’a provoqué la révélation de son voyage en Syrie, car les membres de sa famille lui lançaient des appels émouvants pour qu’elle revienne.

«Je ne pense pas qu’ils savaient quelle ampleur cela prendrait», ajoute-t-elle. «Je reproche aux médias d’avoir été aussi obsédés par mes amis et moi.»

La série de podcasts, dont de nouveaux épisodes sortent chaque mercredi, a également dévoilé des informations sur le passeur Mohammed al-Rachid, qui a aidé Begum à se rendre en Syrie alors qu’il travaillait comme agent pour les services de renseignement canadiens.

Ce mois-ci, la BBC a dû faire face à un tollé public concernant la série de podcasts, qui se focalise sur l’affaire de Shamima Begum et dans laquelle elle défend ses actions. Le radiodiffuseur de service public britannique a réagi en assurant que la série n’était «pas une plate-forme visant à permettre à Shamima Begum de raconter son histoire incontestée», mais plutôt une «enquête robuste d’intérêt public» sur son cas.

Begum est née au Royaume-Uni de parents d’origine et de nationalité bangladaises. Elle vivait avec sa famille dans le quartier de Bethnal Green à Londres lorsqu’elle est partie pour la Syrie. Peu après son arrivée dans ce pays ravagé par la guerre, elle a épousé Yago Riedijk, d’origine néerlandaise. Dans les années qui ont suivi, elle a donné naissance à trois enfants, qui sont tous morts en bas âge. En 2019, elle a été découverte vivant dans un camp de réfugiés dans le nord de la Syrie. Le gouvernement britannique a révoqué sa citoyenneté britannique et a déclaré qu’elle ne serait pas autorisée à revenir dans le pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com