Des exilés et des militants iraniens demandent à l’Occident un plus grand soutien aux manifestants

Un manifestant scandant des slogans lors de la «Marche de solidarité pour l’Iran» à Washington, le 15 octobre 2022. (AFP)
Un manifestant scandant des slogans lors de la «Marche de solidarité pour l’Iran» à Washington, le 15 octobre 2022. (AFP)
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Publié le Mercredi 19 octobre 2022

Des exilés et des militants iraniens demandent à l’Occident un plus grand soutien aux manifestants

  • Le mois dernier, des manifestations ont éclaté à la suite du décès de Mahsa Amini, une jeune femme de 22 ans qui est morte alors qu’elle était détenue par la police des mœurs iranienne
  • La lettre accuse l’Occident d’imposer des interdictions de voyager et des gels d’avoirs «largement symboliques» à certains membres des forces de sécurité en Iran

LONDRES: Les manifestants qui s’opposent à la répression brutale du gouvernement iranien ont besoin que l’Occident leur apporte le même soutien qu’aux Ukrainiens dans leur conflit avec la Russie, a déclaré un groupe d’éminents Iraniens en exil.

Dans une lettre ouverte signée par 77 personnes, dont des militants des droits de l’homme et des familles de prisonniers politiques binationaux, l’UE, les États-Unis et le Royaume-Uni ont été invités à déployer davantage d’efforts pour soutenir les demandes de liberté des Iraniens.

Le mois dernier, des manifestations ont éclaté à la suite du décès de Mahsa Amini, une jeune femme de 22 ans qui est morte alors qu’elle était détenue par la police des mœurs iranienne pour ne pas avoir porté correctement son voile.

Parmi les signataires de la lettre figurent la fille du prisonnier britannique libéré Anousheh Ashouri, l’universitaire australienne libérée Kylie Moore-Gilbert et Kazem Moussavi, porte-parole des Verts allemands sur les questions relatives à l’Iran.

La lettre accuse l’Occident d’imposer des interdictions de voyager et des gels d’avoirs «largement symboliques» à certains membres des forces de sécurité en Iran responsables de la répression, qui a coûté la vie à des centaines d’Iraniens, et critique la poursuite du dialogue avec Téhéran concernant la relance de l’accord sur le nucléaire de 2015.

«Ces jeunes Iraniens sont audacieux et courageux et ne veulent pas céder plus longtemps à l’impitoyabilité du régime. Ils se battent pour leur vie et ils se battent avec leur vie», peut-on y lire.

«Par ailleurs, le régime iranien se met à dos sa propre population en emprisonnant, torturant et tuant. Il se met à dos le “monde libre” en jouant une cruelle partie d’échecs, avec une politique de prise d’otages utilisant comme pions des citoyens binationaux ou des citoyens non-iraniens.» 

«On les torture en isolement, on les prive des droits humains fondamentaux, on détruit leur vie et celle de leur famille.»

«Les pays démocratiques ont la responsabilité de s’exprimer, et ont un choix à faire: allons-nous nous ranger du côté de l’oppresseur ou de ceux qui réclament la liberté et la justice?»

«Alors que les Ukrainiens luttent contre un envahisseur extérieur, les Iraniens combattent un ennemi intérieur – le régime. Le “monde libre” a prouvé qu’il était capable de soutenir la lutte pour la liberté de l’Ukraine. Des sanctions ont été décidées en quelques jours et des actions claires ont été prises.» 

«Il est maintenant temps d’agir et de soutenir le peuple iranien dans sa lutte contre une dictature.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com