Tesla double ses profits mais des inquiétudes affleurent sur la demande pour ses voitures

Tesla a maintenu son objectif de long terme de croissance de ses livraisons à hauteur de 50% en moyenne par an (Photo, AFP).
Tesla a maintenu son objectif de long terme de croissance de ses livraisons à hauteur de 50% en moyenne par an (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 20 octobre 2022

Tesla double ses profits mais des inquiétudes affleurent sur la demande pour ses voitures

  • Le groupe a doublé son bénéfice net au troisième trimestre, à 3,3 milliards de dollars
  • Son chiffre d'affaires a de son côté bondi de 56% pour atteindre 21,4 milliards de dollars

NEW YORK: Tesla a de nouveau dévoilé des résultats financiers robustes mercredi, mais les investisseurs continuent à s'interroger sur la persistance de la demande pour des véhicules électriques assez onéreux ainsi que sur les tribulations d'Elon Musk avec Twitter.

Le groupe a doublé son bénéfice net au troisième trimestre, à 3,3 milliards de dollars, soit tout près de son record atteint au premier trimestre. Il a profité d'une hausse de ses livraisons ainsi que de l'augmentation des prix de ses véhicules.

Son chiffre d'affaires a de son côté bondi de 56% pour atteindre 21,4 milliards de dollars, un niveau jamais atteint auparavant mais un peu moins élevé que les prévisions des analystes.

Le groupe souligne que sa performance a été freinée par le renforcement du dollar, des coûts plus élevés pour les matières premières et la logistique, ainsi que par les dépenses associées à la montée en puissance de ses nouvelles usines à Berlin, à Austin (Texas), et de production de batteries.

"Les investisseurs recherchent surtout l'assurance que la croissance va se poursuivre au quatrième trimestre", remarque Garrett Nelson du cabinet CFRA.

Tesla a, à cet égard, maintenu son objectif de long terme de croissance de ses livraisons à hauteur de 50% en moyenne par an. Cet objectif semble pourtant compliqué à atteindre en 2022.

Il faudrait que le groupe livre près d'un demi-million de véhicules électriques au quatrième trimestre pour y parvenir, contre 344 000 au troisième trimestre.

Défis immédiats

Tesla affirme augmenter sa production "aussi rapidement que possible".

À l'exception du deuxième trimestre, marqué par la fermeture de son usine chinoise, l'entreprise est de fait parvenue à faire progresser ses livraisons depuis le début de la pandémie quand les autres constructeurs ont parfois dû ralentir leur production, d'abord pour lutter contre la propagation de la Covid-19 puis du fait des difficultés d'approvisionnement en semi-conducteurs.

Mais "la volatilité de la logistique et des goulets d'étranglement dans la chaîne d'approvisionnement restent des défis immédiats, même s'ils s'améliorent", souligne le groupe.

L'entreprise d'Elon Musk assure par ailleurs que si elle a produit quelque 20 000 véhicules de plus qu'elle en a livré au troisième trimestre, c'est à mettre sur le compte des difficultés d'acheminement aux clients. Une explication qui n'a pas franchement rassuré les observateurs, certains se demandant si ce n'était pas plutôt le signe d'un ralentissement de la demande.

Elon Musk a jusqu'à présent assuré qu'il ne se faisait aucune inquiétude de ce côté, les listes d'attente restant longues et le principal problème restant de construire suffisamment de voitures pour répondre rapidement aux commandes.

Mais les taux d'emprunt grimpent à toute allure, l'économie ralentit et la Tesla la moins chère coûte 48.490 dollars. Aussi les observateurs se demandent-ils si les clients vont continuer à vouloir des voitures si onéreuses.

Ces inquiétudes ont contribué au repli de l'action de Tesla, qui a perdu plus de 35% depuis le début de l'année. Le titre est aussi affecté par l'ambiance morose sur les marchés financiers ainsi que par la crainte de voir Elon Musk devoir vendre encore plus de ses parts pour financer son rachat de Twitter.

Le multimilliardaire a déjà vendu pour plus de 15 milliards de dollars de ses actions Tesla cette année, indiquant qu'une partie au moins était destinée à financer cette acquisition si elle devait se confirmer.

Dans le dernier épisode en date de cette saga, la juge chargée du contentieux entre Twitter et Elon Musk a donné jusqu'au 28 octobre aux deux parties pour que le patron de Tesla rachète le réseau social, faute de quoi le procès se tiendra en novembre.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.