Le Palestinien soupçonné d'une attaque de Jérusalem abattu en Cisjordanie

Des soldats israéliens à l'entrée de la colonie israélienne de Maale Adumim en Cisjordanie occupé (Photo, AFP).
Des soldats israéliens à l'entrée de la colonie israélienne de Maale Adumim en Cisjordanie occupé (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 20 octobre 2022

Le Palestinien soupçonné d'une attaque de Jérusalem abattu en Cisjordanie

  • Un Palestinien recherché depuis près de deux semaines par les forces israéliennes a été abattu mercredi soir
  • Les forces israéliennes avaient resserré leur étau depuis dix jours autour du camp palestinien de Chouafat

CISJORDANIE: Un Palestinien recherché depuis près de deux semaines par les forces israéliennes pour une attaque meurtrière à Jérusalem-Est a été abattu mercredi soir après avoir tiré sur des gardes israéliens à l'entrée d'une colonie juive en Cisjordanie occupée, ont indiqué des responsables.

Les forces israéliennes avaient resserré leur étau depuis dix jours autour du camp palestinien de Chouafat, à Jérusalem-Est, après une attaque, fatale à une soldate israélienne, perpétrée début octobre à l'entrée du camp par Odaï Tamimi selon les autorités locales.

Or mercredi soir, d'après de hauts responsables israéliens, ce Palestinien âgé d'une vingtaine d'année a été abattu alors qu'il menait une attaque à l'entrée de Maalé Adoumim, vaste colonie israélienne située entre Jérusalem et la Mer Morte en Cisjordanie occupée.

"Un terroriste a tiré à l'entrée de Maalé Adoumim en direction des gardes (...) blessant l'un d'eux à la main avant d'être 'neutralisé' par les autres gardes", a indiqué la police dans un communiqué. Un photographe de l'AFP a vu juste après un homme mort à terre, avec des policiers autour de lui.

Et la Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, a dit avoir soigné "un homme dans la vingtaine, touché à la main" puis l'avoir évacué vers un hôpital à Jérusalem.

Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a félicité les forces de sécurité "pour avoir abattu le terroriste Odaï Tamimi alors qu'il tentait de commettre un autre attentat après celui du checkpoint de Chouafat où a été tuée la soldate Noa Lazar", selon un communiqué de son bureau.

La soldate de 18 ans, qui servait dans la police militaire, avait succombé à ses blessures le 8  octobre après avoir été blessée par balles au checkpoint de Chouafat, à Jérusalem-Est, secteur occupé et annexé par Israël.

Cette attaque survient dans un contexte de vives tensions en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'Etat hébreu.

Elles se sont accrues ces derniers mois dans le nord de ce territoire, notamment dans les secteurs de Naplouse et Jénine, bastions de groupes armés, où l'Etat hébreu a multiplié les opérations dans la foulée d'attaques anti-israéliennes meurtrières en mars et en avril.

Ces raids, souvent émaillés de heurts avec la population palestinienne, ont fait plus d'une centaine de morts côté palestinien, soit le bilan le plus lourd en Cisjordanie depuis près de sept ans, selon l'ONU.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.