L'agence spatiale européenne va lancer deux missions scientifiques avec Space X

La fusée Falcon 9 de SpaceX transportant le vaisseau spatial Crew5 Dragon décolle du Centre spatial Kennedy en Floride le 5 octobre 2022. (AFP).
La fusée Falcon 9 de SpaceX transportant le vaisseau spatial Crew5 Dragon décolle du Centre spatial Kennedy en Floride le 5 octobre 2022. (AFP).
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Publié le Jeudi 20 octobre 2022

L'agence spatiale européenne va lancer deux missions scientifiques avec Space X

  • «Les sondes européennes Euclid et Hera seront toutes deux lancées par le lanceur Falcon 9 conçu par la société d'Elon Musk», a indiqué le directeur général de l'agence spatiale européenne (ESA)
  • Euclid étudiera l'expansion de l'Univers après son décollage en 2023. La sonde Hera, elle, doit s'envoler fin 2024 vers l'astéroïde récemment dévié par la Nasa (la mission Dart)

PARIS: L'agence spatiale européenne (ESA) prévoit de lancer deux missions scientifiques avec la fusée Falcon 9 de Space X, en raison de l'interruption des tirs des lanceurs russes Soyouz de Kourou et du retard pris par Ariane 6, a annoncé jeudi son directeur général.

Les sondes européennes Euclid et Hera seront toutes deux lancées par le lanceur Falcon 9 conçu par la société d'Elon Musk, a indiqué Josef Aschbacher lors d'un point presse à l'issue d'un Conseil de l'ESA.

"C'est une mesure temporaire que nous prenons en raison de l'interruption des tirs de Soyouz et en attendant la montée en puissance d'Ariane 6", dont le vol inaugural a été retardé au dernier trimestre 2023, a-t-il déclaré.

Euclid étudiera l'expansion de l'Univers après son décollage en 2023. Elle était initialement prévue pour décoller avec une fusée Soyouz. La sonde Hera, elle, doit s'envoler fin 2024 vers l'astéroïde récemment dévié par la Nasa (la mission Dart).

En 2020, l'ESA avait déjà lancé un satellite Sentinel-6 du programme européen d'observation de la Terre Copernicus avec une fusée réutilisable Falcon 9.

Le programme du nouveau lanceur Ariane 6 destiné à succéder à Ariane 5 et à remplir les missions auparavant effectuées par la Soyouz avait été lancé en 2014. Initialement prévu pour 2020, le premier vol d'Ariane 6 a déjà dû être reporté de deux ans en raison de la pandémie de Covid-19 et de difficultés de mise au point.

En février, l'invasion russe de l'Ukraine a coupé court à toute coopération européenne avec la Russie et privé la base spatiale européenne de Kourou, en Guyane française, des lancements de satellites par des fusées russes.

Une troisième mission, EarthCare, satellite d'observation de l'atmosphère terrestre, devait partir avec Soyouz. Elle s'envolera finalement avec le nouveau lanceur léger européen Vega-C, début 2024, a détaillé Josef Aschbacher.

La mission ExoMars, également suspendue après l'invasion de l'Ukraine, devrait quant à elle devoir attendre 2028 pour décoller, selon le nouveau programme d'exploration de l'ESA qui sera soumis aux 22 Etats membres lors de la conférence ministérielle de l'agence, fin novembre.

"Aujourd'hui nous aurions été exactement un mois après le lancement qui était prévu le 20 septembre. Mais maintenant il faudra attendre, si les ministres décident de continuer le projet, jusqu'à un lancement en 2028 pour un atterrissage en 2030", a dit David Parker, directeur de l'exploration humaine et robotique de l'ESA.

En mars, Josef Asbacher avait jugé impossible un lancement d'ExoMars "au moins avant 2026".

Le rover européen Rosalind Franklin, conçu pour forer le sol martien en profondeur à la recherche de traces de vie extra-terrestre, devait y être déposé avec un atterrisseur russe.

Plusieurs options de remplacement sont en discussion, mais une solution européenne est "préférée" à ce stade, a ajouté David Parker.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".