Congrès du Parti communiste chinois: les annonces attendues

Cette photo prise le 16 octobre 2022 montre des employés du métro regardant la session d'ouverture du 20e Congrès du Parti communiste chinois à Wuhan, dans la province centrale du Hubei en Chine. (AFP)
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Publié le Vendredi 21 octobre 2022

Congrès du Parti communiste chinois: les annonces attendues

  • Xi Jinping semble assuré d'obtenir un troisième mandat de secrétaire général à la tête du parti, et donc du pays. Mais quelques subtilités restent en jeu
  • «Un Parti communiste chinois sans factions, ça n'existe pas», prévient le sinologue Jean-Philippe Béja, ce qui pourrait obliger Xi Jinping à composer avec d'autres courants du parti

PEKIN: Le 20e congrès du Parti communiste chinois (PCC), qui s'achève samedi à Pékin, sera accompagné d'annonces qui vont dessiner l'avenir politique du pays pour les cinq prochaines années.

Si la principale annonce, attendue dimanche, sera le très probable troisième mandat accordé à Xi Jinping, ce sont les instances dirigeantes chinoises, dans leur ensemble, qui seront remaniées à cette occasion.

Remaniement au sommet 

Le rendez-vous politique quinquennal est l'occasion de renouveler le Comité central, sorte de parlement du PCC avec environ 200 délégués, dont le Bureau politique de 25 membres est le noyau dur.

La réalité du pouvoir est aux mains du Comité permanent du Bureau politique, un groupe composé de sept hommes actuellement, dont le secrétaire général Xi Jinping.

"Sa taille pourrait être réduite ou agrandie", prévient Nis Grünberg, analyste principal à l'Institut Mercator d'études chinoises (Merics) à Berlin, rappelant que par le passé, il a compté jusqu'à neuf membres.

"Jusqu'à quatre membres du Comité permanent pourraient être remplacés et près de la moitié du Comité central", pronostiquait cette semaine le South China Morning Post, un quotidien de Hong Kong, sans citer ses sources.

"Un large remaniement serait bénéfique à Xi Jinping", estime M. Grünberg.

Ainsi, "il pourrait promouvoir un plus grand nombre de ses soutiens du Bureau politique vers le Comité permanent", clé du pouvoir.

Nouveau Premier ministre 

Samedi sera dévoilé le nouveau Comité central. Mais ce n'est que dimanche, à l'issue de son premier plénum, que sera rendue publique la composition du Bureau politique et de son Comité permanent.

Les membres de ce dernier seront annoncés par ordre d'importance, le numéro un étant le secrétaire général, quasi assuré d'un mandat présidentiel lors de la réunion annuelle de l'Assemblée nationale en mars prochain.

Le numéro deux ou numéro trois sera le prochain Premier ministre, l'actuel Li Keqiang prenant sa retraite. Parmi les noms évoqués pour le remplacer: Wang Yang et Hu Chunhua, actuellement vice-Premier ministre.

Parmi ceux pressentis pour rejoindre le Comité permanent, quatre alliés proches de Xi Jinping: Li Xi, chef du parti de la province du Guangdong (sud) ; Ding Xuexiang, chef de cabinet de Xi Jinping ; Li Qiang, chef du parti à Shanghai et Chen Min'er, chef du parti à Chongqing (sud-ouest).

Mais "un Parti communiste chinois sans factions, ça n'existe pas", prévient le sinologue Jean-Philippe Béja, ce qui pourrait obliger Xi Jinping à composer avec d'autres courants du parti.

Nouveau mandat... et nouveau titre ? 

Xi Jinping semble assuré d'obtenir un troisième mandat de secrétaire général à la tête du parti, et donc du pays. Mais quelques subtilités restent en jeu.

Ainsi, analystes et médias spéculent sur son souhait de changer l'intitulé de son poste en "président du parti", le titre qu'avait le fondateur du régime Mao Tsé-toung (1949-76).

Une autre modification pourrait être apportée, mais cette fois à la charte du PCC: en 2017, elle avait intégré une référence à "la Pensée Xi Jinping sur le socialisme à caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère", une mention ensuite ajoutée à la Constitution en 2018.

Le président pourrait chercher à raccourcir cette formulation à "la Pensée Xi Jinping".

"Aussi bête que cela puisse paraître, un tel changement signalerait un large soutien à Xi au sein de l'élite du Parti, élevant son statut et son idéologie au même niveau que Mao Tsé-toung", affirme le cabinet Trivium China.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.