Covid-19: le vaccin de Pfizer accueilli avec «soulagement» par Tokyo-2020

Le président du comité d’organisation olympique, Mori Yoshiro (Photo, Du Xiaoyi/POOL/AFP).
Le président du comité d’organisation olympique, Mori Yoshiro (Photo, Du Xiaoyi/POOL/AFP).
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Publié le Mardi 10 novembre 2020

Covid-19: le vaccin de Pfizer accueilli avec «soulagement» par Tokyo-2020

  • Le comité d'organisation ressent « un sentiment positif et un soulagement », a déclaré Hidemasa Nakamura, haut responsable de Tokyo-2020 lors d'une réunion avec la presse
  • Lundi le géant pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont annoncé que leur vaccin était efficace à 90% contre le Covid-19

TOKYO: Les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo 2020, reportés en raison de la pandémie, ont déclaré mardi que le succès annoncé d'un vaccin contre le coronavirus était un « soulagement », mais qu'ils continuaient à préparer des JO l'été prochain sans vaccin.

Le comité d'organisation ressent « un sentiment positif et un soulagement », a déclaré Hidemasa Nakamura, haut responsable de Tokyo-2020 lors d'une réunion avec la presse.

Mais, a-t-il ajouté, « ce que nous faisons en ce moment n'est pas de penser au vaccin, car nous n'en avons pas encore, mais plutôt de nous concentrer sur les tests, la distanciation sociale et aussi la coopération entre les athlètes et les autres parties prenantes ».

Les responsables olympiques ont déjà dit à plusieurs reprises qu'un vaccin n'était pas une condition préalable à l'organisation des Jeux, dont l'ouverture est maintenant fixée au 23 juillet 2021.

Mais ils avaient aussi admis qu'un vaccin disponible leur faciliterait considérablement le travail. 

Lundi le géant pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont annoncé que leur vaccin était efficace à 90% contre le Covid-19 d'après les résultats préliminaires d'une vaste étude clinique, ce qui serait une percée thérapeutique majeure.

Les deux entreprises estiment être en mesure de produire jusqu'à 50 millions de doses de ce vaccin d'ici la fin de cette année et 1,3 milliard en 2021, mais la demande risque sans doute d'excéder l'offre d'ici là.

Alors que certains doutent encore de la tenue des Jeux olympiques, notamment face à la vive résurgence de la pandémie en Europe et aux Etats-Unis, la capitale japonaise a accueilli dimanche son premier événement sportif international depuis la crise sanitaire, un tournoi amical de gymnastique.

Restrictions

Bien que l'événement n'ait impliqué qu'une trentaine d'athlètes japonais, américains, chinois et russes et sous les yeux de seulement 2 000 spectateurs, Nakamura a affirmé qu'il témoignait de la faisabilité des Jeux malgré le virus.

Le fait qu'une telle compétition se soit déroulée en toute sécurité « est un message énorme », a-t-il estimé.

L'événement comportait des règles très strictes pour les athlètes venus de l'étranger : ils ont été obligés de passer des tests de dépistage tous les jours et leurs déplacements ont été limités.

Les spectateurs ont également été soumis à des restrictions (masques, désinfection des mains, prise de température, interdiction de crier). 

Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach, qui doit se rendre au Japon la semaine prochaine pour la première fois depuis le report des Jeux en mars, a aussi déclaré que la compétition de gymnastique à Tokyo avait montré qu'il est « possible d'organiser des sports en toute sécurité, même avec les restrictions sanitaires actuelles ».


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.