Présidentielle slovène: Le candidat conservateur en tête du premier tour

Anze Logar, ancien ministre des Affaires étrangères et candidat à la présidence (Photo, AFP).
Anze Logar, ancien ministre des Affaires étrangères et candidat à la présidence (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 24 octobre 2022

Présidentielle slovène: Le candidat conservateur en tête du premier tour

  • Les électeurs du petit pays alpin de 2 millions d'habitants reviendront aux urnes le 13 novembre pour les départager
  • Le vainqueur du scrutin succèdera à Borut Pahor, 58 ans, qui a enchaîné deux mandats de cinq ans

LJUBLJANA,Slovenie: L'ancien ministre slovène des Affaires étrangères Anze Logar était donné en tête du premier tour de la présidentielle dimanche, mais la victoire est loin d'être acquise face à sa rivale de centre-gauche.

Selon les résultats quasi définitifs portant sur 99,9% des bulletins dépouillés, le politicien conservateur de 46 ans obtient près de 34% des suffrages, contre un peu moins de 27% pour l'avocate Natasa Pirc Musar, 54 ans.

Les électeurs du petit pays alpin de 2 millions d'habitants reviendront aux urnes le 13 novembre pour les départager.

M. Logar est l'un des principaux ténors du Parti démocratique slovène (SDS) de l'ex-Premier ministre Janez Jansa, déchu au printemps après un mandat controversé émaillé de nombreuses manifestations.

Après cette lourde défaite aux législatives, son élection redonnerait des couleurs au camp des conservateurs.

S'il a fait "une campagne modérée" selon ses termes et s'est présenté en candidat indépendant, il a invité M. Jansa à son quartier général dimanche soir pour célébrer cette première place.

Soucieux de rassembler des électeurs de tous bords "pour préparer ensemble l'avenir", Anze Logar s'est félicité du succès de ce message "auprès des citoyens".

Valeurs communes 

La bataille avec son adversaire, Natasa Pirc Musar, s'annonce serrée. Elle a certes été largement distancée dimanche mais dispose d'importantes réserves de voix.

Le Premier ministre libéral Robert Golob, tombeur de Janez Jansa en avril, lui a en effet apporté son soutien après la défaite de son propre candidat, le social-démocrate Milan Brglez (15,4% des suffrages).

"Nous savons quel est notre devoir: sans état d'âme (...), nous nous rangeons derrière la meilleure candidate" qui partage "des valeurs proches des nôtres", a réagi M. Golob sur la télévision publique.

Forte de ce ralliement, Natasa Pirc Musar espère devenir la première femme à accéder à la tête de ce pays issu de l'ex-Yougoslavie, membre de l'Union européenne depuis 2004.

"Je pense que le temps est venu pour la Slovénie", a-t-elle déclaré en votant, se disant au-dessus "des querelles de partis".

Cette ancienne responsable de l'Autorité slovène de protection des données a fait parler d'elle en représentant les intérêts de l'ancienne First Lady américaine Melania Trump, originaire de Slovénie.

Cible d'attaques pendant la campagne du fait des activités d'investissement lucratives de son mari, la juriste avait été adoubée par Milan Kucan, le premier à avoir occupé le poste de chef de l'Etat dans la Slovénie indépendante en 1991.

Le vainqueur du scrutin succèdera à Borut Pahor, 58 ans, qui a enchaîné deux mandats de cinq ans.

Surnommé le président "Instagram", cet ex-mannequin et membre du Parti social-démocrate compte plus de 134.000 abonnés sur le réseau social, où il poste souvent des images privées.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.