Environ 50 morts dans une attaque de l'aviation birmane contre des rebelles

Des affrontements opposent régulièrement la KIA à l'armée depuis des décennies et d'intenses combats ont éclaté à la suite du coup d'État de l'année dernière en Birmanie. (Photo, AFP)
Des affrontements opposent régulièrement la KIA à l'armée depuis des décennies et d'intenses combats ont éclaté à la suite du coup d'État de l'année dernière en Birmanie. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 01 novembre 2022

Environ 50 morts dans une attaque de l'aviation birmane contre des rebelles

  • Sur des images partagées par ces médias, on peut voir des débris jonchant le sol, ce qu'ils présentent comme étant le résultat de ces attaques
  • Les médias locaux ont rapporté que jusqu'à 60 soldats de la KIA et civils avaient péri

BANGKOK: Environ 50 personnes ont été tuées et 70 blessées dans des frappes de l'armée de l'air birmane sur un concert organisé par un important groupe ethnique rebelle, a annoncé lundi un porte-parole de ce groupe.

"Dimanche vers 20h40 (14h40 GMT), deux avions militaires birmans ont attaqué" une cérémonie organisée par l'Armée de l'indépendance Kachin (KIA), a déclaré à l'AFP le colonel Naw Bu.

"Environ 50 personnes ont été tuées", a-t-il précisé, soulignant qu'il s'agissait de membres de la KIA et de civils et ajoutant qu'environ 70 personnes avaient été blessées.

Les médias locaux ont rapporté que jusqu'à 60 soldats de la KIA et civils avaient péri.

Sur des images partagées par ces médias, on peut voir des débris jonchant le sol, ce qu'ils présentent comme étant le résultat de ces attaques.

Le bureau des Nations unies en Birmanie s'est dit "profondément préoccupé et attristé par les informations faisant état de frappes aériennes qui ont eu lieu à Hpakant, dans l'État de Kachin".

"Les premiers rapports suggèrent que plus de 100 civils pourraient avoir été touchés par les bombardements", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"De nombreux morts ont également été signalés", a-t-il poursuivi.

Contacté, un porte-parole de la junte birmane n'a pas voulu faire de commentaires sur ces informations.

L'ambassade des États-Unis à Rangoun a fait savoir qu'elle "suivait les informations faisant état d'une frappe aérienne militaire ayant visé un rassemblement de Kachins et ayant entraîné la mort d'un grand nombre de civils".

Des affrontements opposent régulièrement la KIA à l'armée depuis des décennies et d'intenses combats ont éclaté à la suite du coup d'État de l'année dernière en Birmanie.

En septembre, au moins 11 écoliers ont perdu la vie dans une frappe aérienne et des tirs de militaires sur un village de la région de Sagaing, dans le nord de la Birmanie.

La junte avait alors expliqué avoir envoyé en hélicoptère des soldats à Let Yet Kone après avoir été informée que des combattants de la KIA et d'une milice locale opposée aux généraux au pouvoir faisaient circuler des armes dans la région.

Plusieurs des très nombreux groupes rebelles ethniques ont apporté leur soutien au mouvement qui a vu le jour en Birmanie contre les putschistes, offrant un abri et même une formation à des militants opposés à la junte.

En mai dernier, la KIA a affirmé avoir abattu un hélicoptère de l'armée birmane au cours de violents affrontements près de Momauk, une ville de l'extrême nord.

Plus de 2 300 personnes ont été tuées et plus de 15 000 ont été arrêtées dans le cadre de la répression par les militaires des opposants depuis le coup d'État, selon une organisation locale de surveillance du respect des droits de l'homme.

La junte affirme quant à elle que ceux qui la combattent sont responsables de la mort de près de 3 900 civils.


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.