Philippines: après un fort séisme, les habitants craignent de rentrer chez eux

Le gouverneur de cette province, Matthew Manotoc, neveu du président, a demandé aux fonctionnaires de prendre un jour de congé le temps que les bâtiments soient inspectés (Photo, AFP).
Le gouverneur de cette province, Matthew Manotoc, neveu du président, a demandé aux fonctionnaires de prendre un jour de congé le temps que les bâtiments soient inspectés (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 26 octobre 2022

Philippines: après un fort séisme, les habitants craignent de rentrer chez eux

  • Les services de l'aviation civile ont indiqué dans un communiqué que tous les aéroports de la région ont été temporairement fermés
  • En juillet, un séisme de magnitude 7, également dans la province d'Abra, avait provoqué des glissements de terrains et des fissures dans le sol, tuant 11 personnes et faisant plusieurs blessés

MANILLE: Les habitants craignaient de rentrer chez eux mercredi dans le Nord des Philippines, en raison des fortes répliques consécutives à un violent séisme qui a fait au moins 26 blessés et de nombreux dégâts matériels.

Le séisme de magnitude 6,4 a frappé mardi soir la ville de Dolores dans la province montagneuse d'Abra (Nord), provoquant une coupure d'électricité dans la majeure partie de la région. La terre a continué à trembler toute la nuit ainsi que mercredi matin, selon les autorités.

Les secours ont extrait 10 personnes de bâtiments endommagés dans la province voisine d'Ilocos Norte qui compte un total de 15 blessés, selon les autorités.

Au moins 11 personnes ont été blessées dans celle d'Abra, a déclaré le responsable de la gestion des catastrophes de cette province Arnel Valdez.

Le président philippin Ferdinand Marcos Jr a décrété la fermeture des écoles mercredi dans cette partie de l'archipel et les autorités ont commencé à procéder à une évaluation des dégâts.

Un bâtiment abritant une galerie de photos datant de la présidence de son père, Ferdinand Marcos Sr, dans la ville de Batac --le berceau familial-- compte parmi les édifices endommagés.

"Les gens réclament des tentes car ils ont peur de retourner chez eux à cause des répliques sismiques, qui pourraient faire s'effondrer leurs maisons dont les fondations ont été fragilisées", a déclaré à la presse le président Marcos.

Un secouriste, Ron Sequerra, a raconté à l'AFP que sa famille avait été réveillée par de fortes secousses dans la province d'Abra.

"Nous nous sommes cachés sous une table et ma famille n'est sortie de la maison qu'après la fin de la secousse", a raconté le sauveteur Ron Sequerra par téléphone à l'AFP.

Des rochers ont dévalé une colline et bloqué temporairement une route reliant Batac à la commune voisine de Banna, dans la province d'Ilocos Norte. Des églises dans les provinces d'Abra et d'Ilocos Norte ont également subi des dommages, selon la sécurité civile.

«Plus un lieu sûr»

Des malades ont passé une grande partie de la nuit à l'extérieur de deux hôpitaux publics de la province d'Ilocos Norte après l'effondrement des plafonds dans plusieurs pièces qui a endommagé du matériel, ont indiqué les autorités, précisant que personne n'a été tué ou blessé.

A Lagayan, la ville la plus touchée de la province d'Abra, 58 salles de classe ont subi des dégâts ainsi que la mairie et un lycée qui ont été fermés en raison de fissures et de vitres brisées.

"Les murs et les poteaux ont été détruits. Ce n'est plus un lieu sûr", a déclaré à l'AFP Esterio Apolinar, directeur du lycée Pulot de Lagayan.

La flèche d'une église de la ville voisine de La Paz s'est effondrée, a déclaré à l'AFP le curé Christian Edward Padua.

Dans une église de Sarrat, une ville de l'Ilocos Norte, une statue grandeur nature de Jésus est tombée, a rapporté le prêtre Jose Vernon Ilano.

Le gouverneur de cette province, Matthew Manotoc, neveu du président, a demandé aux fonctionnaires de prendre un jour de congé le temps que les bâtiments soient inspectés.

Les services de l'aviation civile ont indiqué dans un communiqué que tous les aéroports de la région ont été temporairement fermés afin de vérifier que les pistes et autres installations n'ont pas été endommagées.

En juillet, un séisme de magnitude 7, également dans la province d'Abra, avait provoqué des glissements de terrains et des fissures dans le sol, tuant 11 personnes et faisant plusieurs blessés, selon un décompte officiel.

Les Philippines sont régulièrement frappées par des séismes en raison de leur position sur la "Ceinture de feu", un arc d'activité sismique intense qui entoure l'océan Pacifique en passant par le Japon et l'Asie du Sud-Est.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".


Les Etats-Unis et l'Iran s'attaquent mutuellement malgré le cessez-le-feu

Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
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  • Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même
  • Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine

TEHERAN: Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent.

Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même.

Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dimanche soir sur X.

Ces opérations ont été menées "en réponse à des actions agressives de l'Iran, dont la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales", a ajouté la même source.

Les Gardiens de la Révolution iraniens, peu après, ont affirmé avoir attaqué une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire.

La localisation de cette base n'a pas été précisée dans le communiqué des Gardiens diffusé par les médias d'Etat.

L'armée du Koweït a annoncé de son côté faire face à une attaque de drones et missiles.

Washington et Téhéran s'étaient déjà accusés mutuellement jeudi de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, après des frappes américaines sur le sud de l'Iran suivies d'une attaque contre le Koweït.

Plus de fermeté 

La guerre a été déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, alors que Téhéran et Washington avaient repris des négociations sur le nucléaire. Le conflit, qui a fait des milliers de morts, ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

Alors que les deux pays semblaient ces derniers jours se rapprocher d'un accord, le New York Times a rapporté samedi, sans plus de détails, que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version d'un possible protocole d'accord à Téhéran.

Selon le site américain Axios, M. Trump, dont la priorité déclarée est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, souhaite plus de fermeté des négociateurs de Washington.

La chaîne CBS a rapporté dimanche soir que la nouvelle proposition américaine prévoit une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours avec des clauses prévoyant la réouverture d'Ormuz et un cadre pour une reprise des négociations sur le nucléaire.

"Nous n'approuverons aucun accord tant que nous n'aurons pas la certitude que les droits du peuple iranien ont été pleinement garantis", a averti dimanche le principal négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

L'Iran, qui revendique son droit à mener un programme nucléaire civil, a toujours démenti vouloir se doter de l'arme atomique, malgré les soupçons en ce sens des Etats-Unis et de nombreux pays.

Il souhaite aborder ce dossier dans un second temps en cas d'accord avec Washington et exige une levée immédiate des sanctions le frappant.

Site stratégique 

Donald Trump a insisté dimanche sur Truth Social que le projet d'accord "stipule très clairement que l'Iran n'aura pas d'arme nucléaire", et ce "en des termes très fermes".

Téhéran insiste aussi pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël veut "éliminer" le Hezbollah pro-iranien.

Mais sur ce front, l'armée israélienne continue à avancer dans le sud du pays où elle a mené de nouvelles frappes, et le Hezbollah poursuit ses attaques notamment dans le nord israélien, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, mais non respectée.

L'armée israélienne s'est emparée dimanche de la forteresse médiévale de Beaufort, un site stratégique où elle avait établi une base pendant les deux décennies de l'occupation israélienne, achevée en 2000.

Pour les Etats-Unis, c'est au Hezbollah de cesser les tirs en premier, en contrepartie de quoi Israël "s'abstiendrait de toute escalade à Beyrouth", selon un plan rapporté par un responsable américain à la suite d'entretiens menés dimanche par le chef de la diplomatie Marco Rubio avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La France a demandé une réunion d'urgence au Conseil de sécurité, qui se tiendra lundi, selon des sources diplomatiques à l'AFP.