L'urbanisme doit être repensé de toute urgence, selon le forum Future Investment Initiative

L'avenir des espaces urbains dans le monde et la manière dont ils peuvent être conçus pour maximiser la qualité de vie était l'un des sujets abordés par les experts lors du FII à Riyad mercredi.
L'avenir des espaces urbains dans le monde et la manière dont ils peuvent être conçus pour maximiser la qualité de vie était l'un des sujets abordés par les experts lors du FII à Riyad mercredi.
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Publié le Jeudi 27 octobre 2022

L'urbanisme doit être repensé de toute urgence, selon le forum Future Investment Initiative

  • Alors qu'une plus grande partie de l'économie se développe dans le cyberespace, les villes seront obligées de s'adapter à l'évolution des demandes
  • Les développeurs se tournent vers les économies montantes de l'Asie pour trouver des indices sur l'avenir de la conception urbaine

RIYAD: Les villes sont susceptibles de jouer un rôle central dans l'orientation de la quête mondiale d'un avenir à énergie propre et à émissions nulles. Toutefois, les experts qui se sont exprimés lors du forum Future Investment Initiative (FII), mercredi dernier à Riyad, ont estimé que la planification urbaine devait d'abord être repensée de toute urgence. 

L'ampleur des défis auxquels sont confrontées les populations urbaines du monde entier oblige les architectes, les planificateurs et les promoteurs à revoir les modèles traditionnels de villes nouvelles en donnant la priorité à l'environnement, à la technologie et au bien-être humain. 

Il est difficile de modifier les villes existantes de manière à résoudre certains de leurs problèmes les plus fondamentaux, par exemple en introduisant davantage d'espaces verts, de voies piétonnes et de technologies avancées conçues pour réduire les déchets et la surconsommation de ressources. 

Lors du deuxième jour du forum, l'ordre du jour prévoyait donc une session destinée à réexaminer la définition de l'habitabilité et à analyser les possibilités de créer des villes entièrement nouvelles fondées sur des conceptions, des valeurs et des designs totalement différents. 

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L'avenir des espaces urbains dans le monde et la façon dont ils peuvent être conçus pour maximiser la qualité de vie était l'un des sujets abordés par les experts lors du FII à Riyadh mercredi. (Photo fournie) 

Pendant une grande partie de l'histoire de l'humanité, la majorité des gens ont vécu dans des communautés rurales. D'ici à 2050, la population mondiale devrait atteindre 9,7 milliards d'habitants, dont environ 70% vivront dans des zones urbaines, ce qui mettra la planète et les communautés à rude épreuve. 

Les décennies à venir s'avéreront cruciales pour modifier la façon dont les gens vivent et les ressources dont ils disposent grâce à la mise en place d'infrastructures pour de nouvelles formes d'énergie, de mobilité et de modes de vie écologiques et durables. 

Lors d'une table ronde du FII intitulée «Concevoir des villes pour 2122», le modérateur, Nik Gowing, fondateur et codirecteur de Thinking the Unthinkable, un projet indépendant qui aide les dirigeants à comprendre les menaces et les opportunités de la nouvelle ère d'incertitude et de changements radicaux, a déclaré que beaucoup de gens ne comprennent pas «comment nous allons faire face à un nombre énorme de personnes qui s'attendent à vivre d'une manière ou d'une autre dans les villes même si ces dernières ne sont pas conçues pour les accueillir». 

Mohammed Alabbar, fondateur d'Emaar Properties, a fait savoir que les problèmes auxquels sont confrontées les villes du monde en constante croissance ne peuvent être résolus qu'en adoptant des solutions durables et intelligentes qui équilibrent le développement économique et social grâce à des efforts de collaboration entre les secteurs privé et public. 

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Mohammed Alabbar, fondateur d'Emaar Properties. (Fourni) 

«Je pense que tout sera basé sur la technologie», a indiqué M. Alabbar à ses interlocuteurs. «Je pense que nous représentons, en tant qu'êtres humains, un risque élevé, mais nous disposons également de capacités réelles.» 

Les gouvernements du monde entier construisent des villes plus inclusives, intelligentes et résilientes. Cela a conduit à de nouvelles approches de planification et de gouvernance pour créer ce que l’on considère comme de «bonnes» villes. 

Bien que cette notion soit assez difficile à définir, ce changement a créé une culture de l'expérimentation qui repousse les limites de la planification urbaine. 

Par exemple, en Arabie saoudite, plusieurs projets de développement de taille sont en cours. Ils rassemblent les différents styles architecturaux que l'on trouve dans le Royaume, qui tiennent compte de la préservation archéologique, de la topographie naturelle et des pratiques durables. 

Lors de la table ronde de mercredi, David Grover, PDG du Roshn Group, un promoteur immobilier pionnier dans le Royaume et un projet du Fonds d'investissement public, a déclaré qu'il est important pour les urbanistes de concevoir et de construire des bâtiments qui peuvent s'adapter dans le temps. En effet, ils permettent de répondre à la croissance de la population et aux changements de mode de vie. En outre, ils sont équipés de manière à répondre aux préoccupations environnementales. 

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David Grover, PDG du groupe Roshn. (Fourni) 

Nous nous penchons déjà sur des conceptions qui sont 20% plus efficaces que le code du bâtiment saoudien. Nous encourageons donc les économies d'énergie et la technologie à la maison, qui peut être contrôlée et surveillée à distance. Nous pensons à tout ce qui sera un avantage à long terme», a précisé M. Grover. 

La création de nouveaux espaces verts pour les piétons, la priorité donnée aux infrastructures de transport public, l'installation de points de recharge à destination des véhicules électriques et l'introduction d'options de micromobilité sous la forme de scooters et de vélos électriques contribueront à réduire la dépendance actuelle à l'égard des véhicules privés, à atténuer les embouteillages tout en réduisant les émissions et la pollution atmosphérique, a-t-il précisé. 

Pendant la majeure partie des XIXe et XXe siècles, l'urbanisme a été axé sur la construction de logements toujours plus denses, l'extension du réseau routier et l'intégration de technologies de pointe, souvent au détriment du bien-être, de l'environnement et des ressources. 

Aujourd'hui, les simulations informatiques peuvent aider à prédire à quoi ressemblera un bâtiment, voire une ville entière, avant le début de la construction, ce qui permet aux urbanistes de mieux façonner les espaces urbains et de limiter leur empreinte. 

«Le jumeau numérique peut reproduire ce à quoi ressemblera une ville et simuler la création d'une nouvelle infrastructure ou d'un nouveau quartier dans la ville ainsi que l'impact que cela aura en matière d'émissions de gaz, par exemple, mais aussi sur les fondations générales de la ville avant de prendre la décision de construire», a expliqué Laurent Germain, PDG d'Egis, une société internationale active dans les secteurs du conseil, de l'ingénierie de la construction et des services de mobilité qui conçoit et exploite des infrastructures et des bâtiments intelligents. 

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Laurent Germain, PDG d'Egis. (Photo fournie)

«La technologie sera la clé de la planification urbaine de demain.» 

Le Japon a commencé à travailler sur une ville intelligente centrée sur l'homme surnommée «Woven City», dans laquelle les nouvelles technologies de conduite automatisée, la mobilité personnelle, la robotique et l'intelligence artificielle contribueront à changer le discours sur la façon dont les villes du futur devraient fonctionner. 

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Le PDG de Toyota, Akio Toyoda, révèle les plans de construction d'un prototype de «ville» du futur au pied du mont Fuji, au Japon, lors du Consumer Electronics Show (CES) qui se déroulait à Las Vegas le 6 janvier 2020. (AFP) 

Située au pied du mont Fuji, la ville pilote, alimentée par un petit système de piles à hydrogène, sera adaptée à une population de près de 350 habitants et qui pourrait atteindre 2 000 personnes. 

L'Arabie saoudite réinvente également l'expérience urbaine avec son propre mégaprojet phare, Neom. La ville intelligente du Royaume, qui prend actuellement forme sur la côte de la mer Rouge, sera la première ville cognitive du monde basée sur les innovations technologiques. 

Le dernier projet en date de l'Arabie saoudite, The Line, est une ville hyperconnectée, linéaire et sans voiture de 170 kilomètres de long. Sa construction a pour but de fournir des services essentiels, tous accessibles à pied, à des millions de personnes. 

Les concepts urbains de ce type sont élaborés pour s'adapter à l'évolution des habitudes de vie et de travail. 

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The Line est une proposition de ville linéaire intelligente dans la province de Tabuk, en Arabie Saoudite, qui n'aura ni voitures, ni rues, ni émissions de carbone. (Avec l'autorisation de NEOM)

En effet, pendant la pandémie de Covid-19, lorsque les mesures de confinement ont contraint les étudiants et les travailleurs à rester chez eux, des pans entiers de l'économie se sont transposés entièrement en ligne, rendant les bureaux traditionnels et les infrastructures de transport en commun largement superflus. 

À mesure que cette tendance se poursuit et qu'une plus grande partie de l'économie migre vers le cyberespace, les espaces urbains seront contraints de s'adapter à l'évolution de la demande. Pour les villes traditionnelles et établies telles que Chicago, New York, Houston, Singapour, entre autres, cette transformation ne sera pas facile. 

C'est pourquoi de nombreux experts et investisseurs se tournent vers les économies émergentes d'Asie, qui disposent d'une toile vierge, pour trouver des indices sur l'avenir de la conception urbaine. 

«La qualité de ce qui est construit et de l'infrastructure dictera l'avenir de ces villes, leur succès et leur croissance», a affirmé Barry Sternlicht, PDG de Starwood Capital Group, une société de capital-investissement basée aux États-Unis. 

«C'est un moment très intéressant et fascinant qui fait naître une réflexion à long terme.» 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.