Le partage des connaissances entre les pays est nécessaire pour résoudre les problèmes de transition énergétique

Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane. (Photo fournie)
Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Lundi 31 octobre 2022

Le partage des connaissances entre les pays est nécessaire pour résoudre les problèmes de transition énergétique

Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane. (Photo fournie)
  • L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis travaillent ensemble pour devenir des producteurs d’énergie exemplaires en vue de mener à bien les objectifs de durabilité
  • «Briser les prétendues contraintes énergétiques nécessite énormément d’intelligence, d’investissements et de technologies»

RIYAD: Résoudre le problème de la transition énergétique nécessite l’implication de «personnes sérieuses», déclare le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane. 

S’exprimant aujourd’hui lors de l’Abu Dhabi International Petroleum Exhibition and Conference (Adipec), le ministre a également insisté sur le fait que le partage des connaissances entre les pays est nécessaire pour faciliter la transition énergétique. 

Le ministre note par ailleurs que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU) travaillent ensemble pour devenir des producteurs d’énergie exemplaires en vue de mener à bien les objectifs de durabilité. 

«Les EAU et nous-mêmes travaillons intensément pour prouver que la séquestration du carbone est une solution parmi tant d’autres que le secteur devrait mettre en œuvre», affirme le ministre saoudien de l’Énergie. 

Il ajoute: «Le partage des connaissances est prioritaire. La participation de personnes sérieuses est nécessaire pour parvenir à une solution. Briser les prétendues contraintes énergétiques nécessite énormément d’intelligence, d’investissements et de technologies.» 

Le prince Abdelaziz ben Salmane réaffirme également le partenariat de l’Arabie saoudite avec les EAU dans le secteur de l’énergie. 

«Il y a tellement de choses que nous pourrions faire ensemble. Nous devons continuer à être deux pays exemplaires en matière de production d’énergie. Nous ne sommes plus des producteurs de pétrole, mais des producteurs d’énergie», précise-t-il. 

Pour sa part, le ministre de l’Énergie des EAU, Suhail al-Mazrouei, soutient que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (quatorze pays de l'Opep plus dix autres pays: Opep+) tiennent à fournir au monde les approvisionnements en pétrole dont il a besoin. 

Il ajoute que l’Opep+ restera toujours une organisation technique de confiance pour équilibrer l’offre et la demande de pétrole. 

Lors de l’événement, Sultan al-Jaber, PDG d’Abu Dhabi National Oil Co. (Adnoc), a indiqué que le monde exigeait une production d’énergie maximale avec un minimum d’émissions. 

M. Al-Jaber souligne aussi que la suppression des investissements dans les hydrocarbures en raison du déclin naturel pourrait entraîner une perte de cinq millions de barils de pétrole par jour chaque année par rapport aux approvisionnements actuels. 

«Les données sont claires. Si nous annulons les investissements dans les hydrocarbures en raison du déclin naturel, nous perdrions cinq millions de barils de pétrole par jour chaque année par rapport aux approvisionnements actuels. Les chocs que nous avons connus cette année ressembleraient à une secousse mineure en comparaison», déclare M. Al-Jaber. 

Le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, Tarek el-Molla, partage l’opinion de M. Al-Jaber et il note que le monde a besoin de plus d’énergie avec moins d’émissions. Il ajoute que l’Égypte vise à générer 40 % de ses besoins énergétiques à partir de sources renouvelables d’ici à 2030. 

Au cours de la conférence, Hardeep Singh Puri, ministre indien du Pétrole et du Gaz naturel, a indiqué que l’Inde travaillait sur les énergies renouvelables, notamment l’hydrogène vert et l’ammoniac bleu. 

Il a également averti que la transition durable serait compromise si les géants qui consomment beaucoup d’énergie sont réticents à favoriser cette transformation. 

«La transition sera gravement compromise, en particulier lorsque les grands pays consommateurs d’énergie ne feront pas pression pour effectuer cette transition», déclare M. Puri. 

L’envoyé américain pour l’énergie, Amos Hochstein, a souligné que davantage d’investissements étaient nécessaires dans le secteur pétrolier et gazier, ajoutant que le prix de l'énergie devait être fixé de manière à permettre la croissance économique. 

M. Hochstein conclut en disant que la relation des États-Unis avec les EAU est «solide, de longue date et durable». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Short Url
  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.