Le suspect de l'agression du mari de Nancy Pelosi inculpé de tentatives de meurtre et d'enlèvement

Un homme a attaqué vendredi matin le mari de la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi, rapporte la police, mais l'agresseur présumé cherchait en réalité la dirigeante américaine selon les médias américains, une nouvelle illustration des dangers planant sur les élus à deux semaines des élections de mi-mandat (Photo, AFP).
Un homme a attaqué vendredi matin le mari de la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi, rapporte la police, mais l'agresseur présumé cherchait en réalité la dirigeante américaine selon les médias américains, une nouvelle illustration des dangers planant sur les élus à deux semaines des élections de mi-mandat (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 01 novembre 2022

Le suspect de l'agression du mari de Nancy Pelosi inculpé de tentatives de meurtre et d'enlèvement

Un homme a attaqué vendredi matin le mari de la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi, rapporte la police, mais l'agresseur présumé cherchait en réalité la dirigeante américaine selon les médias américains, une nouvelle illustration des dangers planant sur les élus à deux semaines des élections de mi-mandat. (Photo, AFP)
  • David DePape, qui cherchait l'élue, avait déclaré lors de son arrestation avoir eu l'intention de lui «briser les rotules» si elle mentait
  • Il s'était introduit vendredi matin dans le domicile du couple, à San Francisco, équipé notamment de corde, de paires de gants et de ruban adhésif

SAN FRANCISCO: L'homme suspecté de la violente attaque "à motif politique" du mari de la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi a été inculpé de tentatives de meurtre et d'enlèvement, ont annoncé lundi les autorités américaines.

David DePape, qui cherchait l'élue, avait déclaré lors de son arrestation avoir eu l'intention de lui "briser les rotules" si elle mentait, selon un document judiciaire fédéral.

Il s'était introduit vendredi matin dans le domicile du couple, à San Francisco, équipé notamment de corde, de paires de gants et de ruban adhésif, a précisé le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

Autant d'éléments qui prouvent, selon le ministère, qu'il avait l'intention de kidnapper la responsable, un chef d'inculpation fédéral qui pourrait lui valoir jusqu'à 20 ans de prison. Avoir agressé son mari lui fait encourir une autre peine de prison pouvant aller jusqu'à 30 ans, a déclaré le ministère de la Justice.

Lundi soir, la procureure de San Francisco a annoncé une volée de nouveaux chefs d'inculpation, notamment tentative de meurtre et cambriolage, cette fois au niveau local et non fédéral.

Il s'agissait d'une attaque "à motif politique", et David DePape pourrait être condamné à la prison à vie, a précisé Brooke Jenkins lors d'une conférence de presse.

L'homme était entré dans la chambre du couple en cherchant Nancy Pelosi, qui se trouvait à Washington ce jour-là. Son arrivée avait réveillé Paul Pelosi, 82 ans, qui avait eu le temps d'appeler le numéro d'urgence 911 avant que le suspect ne l'attaque avec un marteau.

Complotisme

Après son arrestation, David DePape avait déclaré aux agents qu'il jugeait Nancy Pelosi responsable des "mensonges" propagés selon lui par le parti démocrate, d'après un document judiciaire joint au communiqué du ministère.

Précisant avoir eu l'intention de la prendre en otage et de lui parler, l'homme avait expliqué que si elle lui disait "la vérité", il la libérerait, mais que "si elle +mentait+, il lui +briserait les rotules+", selon cette même source.

Paul Pelosi a "subi la punition à sa place", avait affirmé le suspect.

Nancy Pelosi, qui s'était dite "traumatisée" par l'attaque, a déclaré lundi soir que son mari faisait "des progrès constants dans ce qui sera une longue convalescence".

Cette agression s'est produite à une dizaine de jours des élections de mi-mandat, lors desquelles les démocrates risquent fort de perdre leur majorité à la Chambre des représentants.

Vendredi, avant que les détails de l'agression du mari de Nancy Pelosi ne soient connus, des responsables sécuritaires américains s'étaient inquiétés dans un mémo que la désinformation ne pousse certains extrémistes à commettre des attaques violentes.

Des craintes également exprimées par le président Joe Biden, qui, dans un discours vendredi soir, avait prévenu que la désinformation pouvait influencer les personnes qui ne sont "pas totalement équilibrées".

David DePape, qui vivait dans un garage dans une petite ville près de San Francisco, avait partagé sur les réseaux sociaux ces derniers mois des publications affirmant que les élections avaient été volées ou que les vaccins anti-Covid ne fonctionnaient pas.

Inti Gonzalez, dont la mère a été la compagne du suspect pendant des années, a affirmé qu'il s'était récemment tourné vers le complotisme d'extrême droite.

La classe politique américaine s'était montrée quasi unanime dans sa condamnation de l'attaque, qualifiée d'"ignoble" par Joe Biden.


Israël: les militants d'une nouvelle flottille en détention après leur interception en mer

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  • Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël
  • Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus

ASHDOD: Les autorités israéliennes ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention à Ashdod, dans le sud d'Israël, de centaines de militants propalestiniens arrêtés à bord d'une flottille à destination de Gaza, selon une ONG.

Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre des bateaux participant à une nouvelle "flottille pour Gaza".

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales et conduits en territoire israélien entièrement contre leur volonté" a déclaré Adalah.

Une cinquante de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré dans la nuit de mardi à mercredi que les 430 militants pourraient rencontrer leurs représentants consulaires.

"Cette flottille s'est une fois de plus révélée n'être rien de plus qu'un coup de communication au service du Hamas", a ajouté le porte-parole, en référence au mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dénoncé plus tôt "un plan malveillant destiné à briser le blocus (...) imposé aux terroristes du Hamas".

Neuf ressortissants indonésiens, membres de la flottille, "ont été signalés comme ayant été arrêtés par Israël", a déclaré une porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères, citant des informations datées de mercredi.

L'Indonésie a appelé Israël à libérer immédiatement tous les navires et membres d'équipage. Le journal indonésien Republika avait indiqué plus tôt que deux de ses journalistes figuraient parmi les personnes interpellées.

La Turquie et l'Espagne ont condamné l'interception. Les organisateurs ont indiqué que la flottille comptait également 15 citoyens irlandais, dont Margaret Connolly, la sœur de la présidente Catherine Connolly.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe. Deux d'entre eux ont été amenés en Israël, détenus pendant plusieurs jours puis expulsés.

 


Négociations Etats-Unis-Iran: nouvelle visite d'un ministre pakistanais à Téhéran

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  • Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine
  • "Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran"

TEHERAN: Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine, a rapporté mercredi l'agence officielle Irna, en pleine impasse dans les négociations de paix.

"Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran", a précisé l'agence, citant "des sources diplomatiques à Islamabad".

 

 


L'armée iranienne prévient qu'elle «ouvrira de nouveaux fronts» en cas de nouvelle attaque américaine

Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
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  • Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens
  • La quasi-paralysie du détroit a secoué l'économie mondiale, faisant flamber les cours du pétrole

TEHERAN: L'armée iranienne a averti mardi dans un communiqué qu'elle "ouvrira de nouveaux fronts" si les Etats-Unis reprennent leurs attaques contre l'Iran, interrompues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.

"Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui", a déclaré le porte-parole de l'armée Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

Lundi, le président américain Donald Trump avait annoncé avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran qui aurait dû avoir lieu mardi selon lui, tout en assurant qu'il existait de "très bonnes chances" de parvenir à un accord avec Téhéran.

Il n'avait jamais parlé de ce projet d'attaque avant ce lundi et un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une nouvelle offensive à la demande des dirigeants du Qatar, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d'un accord.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.

Lundi matin, la diplomatie iranienne avait déclaré avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

Elle a réitéré ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.

Lundi, M. Trump avait estimé devant la presse qu'il avait "de très bonnes chances" de s'entendre avec l'Iran, disant observer une évolution "très positive" des tractations avec Téhéran, mais sans fournir aucun détail sur leur contenu.

Il avait toutefois assuré que les Etats-Unis se tenaient prêts à lancer une "attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'était pas trouvé" avec Téhéran.

Le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, avait répondu en mettant en garde "les Etats-Unis et leurs alliés" contre toute nouvelle "erreur stratégique et de calcul".

L'accord en question doit assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire, a écrit Donald Trump sur son réseau.

Des médias iraniens avaient déjà dénoncé les "conditions excessives" imposées par les Etats-Unis dans leur dernière offre.

Selon l'agence Fars, Washington exige que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Washington a également refusé de débloquer "ne serait-ce que 25%" des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre, selon la même source.