Avant le congrès, EELV se déchire sur «l'écologie de combat»

L'unité, déjà fragile après les accusations de «violences psychologiques» de la part de Sandrine Rousseau à l'encontre de l'ex-secrétaire national Julien Bayou début septembre, a de nouveau volé en éclat après que Yannick Jadot (en photo) a été hué et pris à partie par des militants radicaux (Photo, AFP).
L'unité, déjà fragile après les accusations de «violences psychologiques» de la part de Sandrine Rousseau à l'encontre de l'ex-secrétaire national Julien Bayou début septembre, a de nouveau volé en éclat après que Yannick Jadot (en photo) a été hué et pris à partie par des militants radicaux (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 01 novembre 2022

Avant le congrès, EELV se déchire sur «l'écologie de combat»

  • La plupart des figures politiques d'EELV étaient rassemblées samedi à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) contre un projet de retenue d'eau destinée à des agriculteurs
  • En creux, ce sont la future direction du parti et les orientations stratégiques qui en découleront qui sont âprement débattues

PARIS: À quelques semaines du Congrès d'EELV, le parti se déchire à nouveau entre radicaux et pragmatiques, Sandrine Rousseau accusant l'ex-candidat à la présidentielle Yannick Jadot de ne plus défendre "l'écologie de combat".

Alors que le Congrès se jouera en deux tours les 26 novembre et 10 décembre prochain, la plupart des figures politiques d'EELV étaient rassemblées samedi à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) contre un projet de retenue d'eau destinée à des agriculteurs.

Mais l'unité, déjà fragile après les accusations de "violences psychologiques" de la part de Sandrine Rousseau à l'encontre de l'ex-secrétaire national Julien Bayou début septembre, a de nouveau volé en éclat après que Yannick Jadot a été hué et pris à partie par des militants radicaux et que sa voiture de location a été taguée de "crevure".

Si l'eurodéputé a dénoncé "les black-blocs qui pourrissent les mobilisations climat et sociales", il a aussi critiqué "ceux qui jouent la division en permanence", visant sans la nommer Sandrine Rousseau.

Piquée, celle-ci a estimé en retour que Yannick Jadot payait "la manière dont il présente l'écologie", ce qui "interroge des manifestants qui, eux, s'engagent pleinement dans ces luttes-là" et invitant son camarade à "entendre qu'on a besoin de retrouver une écologie de combat". A peine a-t-elle glissé quelques heures plus tard sur Twitter que son adversaire à la primaire écolo de 2011 n'avait toutefois "pas à être insulté".

Or, l'éco-féministe n'en est pas à son coup d'essai: pendant la présidentielle, elle avait été exclue de l'équipe de campagne de Jadot, déjà pour avoir critiqué le candidat et sa manière de mener campagne.

Les relations entre ces deux figures d'EELV n'ont jamais été harmonieuses en raison d'une divergence de la ligne politique, Yannick Jadot se posant en défenseur d'une écologie pragmatique et Sandrine Rousseau prônant la radicalité.

«Tirer contre son camp»

En creux, ce sont la future direction du parti et les orientations stratégiques qui en découleront qui sont âprement débattues.

Membre de l'aile gauche du parti – et soutien, comme Sandrine Rousseau, de la motion la plus radicale "La terre, nos luttes" portée par Mélissa Camarra –, Alain Coulombel estime que l'épisode du week-end "est une tempête dans un verre d'eau".

"Si le parti avait un peu plus de clairvoyance, il verrait qu'une partie de la jeunesse radicalisée, des activistes écologistes, s'éloignent de nous", estime-t-il, en témoignent selon lui les sifflets reçus par M. Jadot. Et, en prenant l'exemple de "ceux qui s'accrochent aux branchent ou se collent les mains dans les musées, il déplore les critiques de l'eurodéputé à leur égard, "qui desservent la cause".

Une autre cadre du parti, qui ne soutient pourtant pas Sandrine Rousseau, est du même avis: "ça n'est pas l'action dans les musées qu'il faut critiquer, mais ceux qui ne leur donnent pas d'autres choix que de faire ça". "On s'est coupée de la société civile", poursuit-elle, avant d'interroger: "Yannick Jadot, en 2019, les jeunes voulaient tous faire des selfies avec lui, c'était le Benzema du climat. Qu'est-ce qui s'est passé?".

Mais, en face, une partie des cadres EELV formulent des critiques contre Sandrine Rousseau tout aussi sévères, la députée de Paris étant taxée de "tirer contre son camp".

"Attaquer un écologiste c'est attaquer la famille écologiste toute entière", a regretté l'écologiste Sophie Bussière, qui défend la motion soutenue par Yannick Jadot au prochain congrès.

"Les déclarations de Sandrine Rousseau sont très mal passées au sein du parti, ça va marquer un tournant cette histoire", souffle encore un proche de Jadot, selon qui "Sandrine, après son histoire avec Julien (Bayou), est détestée par les militants".

Et prévient: "Elle est forte sur Twitter, mais loin d'être majoritaire dans le parti".


Le président Macron recevra le prince héritier saoudien pour une visite officielle de deux jours

Le président français Emmanuel Macron, à gauche, rencontre le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors d’une visite officielle à Riyad, le 2 décembre 2024. (Photo d’archives AFP)
Le président français Emmanuel Macron, à gauche, rencontre le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors d’une visite officielle à Riyad, le 2 décembre 2024. (Photo d’archives AFP)
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  • Les deux dirigeants aborderont les enjeux économiques et régionaux et assisteront à la cérémonie de clôture de la Coupe du monde d’esport à Paris

RIYAD : Le président français Emmanuel Macron recevra dimanche le prince héritier et Premier ministre saoudien Mohammed ben Salmane pour une visite officielle de deux jours, a annoncé l’Élysée dans un communiqué.

Cette visite fait suite au déplacement d’Emmanuel Macron en Arabie saoudite en décembre 2024.

« Elle témoigne de la vitalité du dialogue entre le Royaume d’Arabie saoudite et la France et permettra de renforcer davantage le partenariat stratégique entre nos deux pays. À cette fin, le président de la République et le prince héritier réuniront, pour la première fois, le Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien », précise le communiqué.

Les deux dirigeants évoqueront les grands enjeux économiques et stratégiques qui façonnent le partenariat franco-saoudien et échangeront leurs points de vue sur les principales questions régionales, alors qu’une coordination étroite entre la France et ses partenaires du Golfe est essentielle pour promouvoir la stabilité et la paix au Proche et au Moyen-Orient, ajoute le communiqué.

Les deux dirigeants assisteront également dimanche à la cérémonie de clôture de la Coupe du monde d’esport, organisée pour la première fois à Paris, hors d’Arabie saoudite, depuis sa création.

L’organisation de cette compétition mondiale majeure témoigne du nouvel attrait de la France comme destination pour les grands événements sportifs internationaux, notamment après le succès des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, souligne l’Élysée.

Elle reflète également l’ambition commune de la France et de l’Arabie saoudite de faire du sport et de la culture des vecteurs de rapprochement entre les deux pays, ajoute le communiqué. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".