Le FBI met un nom sur la «Dame des dunes», retrouvée assassinée sur une plage américaine en 1974

Celle qui était devenue la mystérieuse «Dame des dunes» a été identifiée comme Ruth Marie Terry, une femme originaire de l'Etat du Tennessee qui avait 37 ans au moment de sa mort (Photo, AFP).
Celle qui était devenue la mystérieuse «Dame des dunes» a été identifiée comme Ruth Marie Terry, une femme originaire de l'Etat du Tennessee qui avait 37 ans au moment de sa mort (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 01 novembre 2022

Le FBI met un nom sur la «Dame des dunes», retrouvée assassinée sur une plage américaine en 1974

  • Le FBI a diffusé un avis de recherche avec quatre photos d'époque de la victime en noir et blanc ou au ton sépia
  • Ruth Marie Terry avait été retrouvée morte le 26 juillet 1974, son corps dénudé gisant dans les dunes, sur une plage de Provincetown au Cape Cod, une bande de terre dans l'océan Atlantique prisée des estivants

NEW YORK: Près d'un demi-siècle après, le FBI et la justice américaine sont parvenus à identifier et à donner un nom à une femme qui avait été découverte tuée, les mains coupées, sur une plage de la côte est des Etats-Unis en 1974, et dont le meurtrier n'a jamais été retrouvé.

Celle qui était devenue la mystérieuse "Dame des dunes" a été identifiée comme Ruth Marie Terry, une femme originaire de l'Etat du Tennessee qui avait 37 ans au moment de sa mort, a annoncé la police fédérale américaine lors d'une conférence de presse près de Boston, dans l'Etat du Massachusetts.

"Ruth était une fille, une soeur, une tante, une épouse, une mère", a affirmé l'agent spécial du FBI pour la région de Boston, Joe Bonavolonta, en demandant à quiconque détenait "la moindre information" sur cette affaire de la transmettre aux autorités.

Le FBI a diffusé un avis de recherche avec quatre photos d'époque de la victime en noir et blanc ou au ton sépia.

"Nous sommes aussi conscients que si nous avons identifié Ruth comme la victime de ce meurtre horrible, cela ne soulage pas la douleur de sa famille", qui a été prévenue un peu plus tôt, a-t-il ajouté. Durant près de 50 ans, les enquêteurs ont suivi la trace de plusieurs suspects, sans mettre un nom sur le tueur.

Ruth Marie Terry avait été retrouvée morte le 26 juillet 1974, son corps dénudé gisant dans les dunes, sur une plage de Provincetown au Cape Cod, une bande de terre dans l'océan Atlantique prisée des estivants.

Selon les investigations de l'époque, elle avait été tuée d'un coup à la tête, probablement plusieurs semaines auparavant. Ses mains étaient manquantes, "vraisemblablement coupées par son meurtrier pour qu'elle ne puisse pas être identifiée par ses empreintes digitales, et sa tête était quasiment coupée du corps", a ajouté Joe Bonavolonta. Aucune arme n'avait été retrouvée près de la victime.

Selon le FBI, les autorités avaient échoué à identifier la victime malgré des enquêtes de voisinage, l'étude de "milliers" de dossiers de personnes disparues, des techniques de "reconstitution faciale" et de portraits-robots, et plusieurs exhumations du corps.

Finalement, c'est grâce aux techniques dites de généalogie génétique, qui combine la recherche ADN et généalogique, que le FBI a mis fin au mystère.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.