SpaceX a fait voler sa fusée lourde Falcon Heavy pour la première fois en trois ans

La fusée Falcon Heavy de SpaceX décolle du Launchpad 39A au Kennedy Space Center en Floride, le 1er novembre 2022. (Photo, AFP)
La fusée Falcon Heavy de SpaceX décolle du Launchpad 39A au Kennedy Space Center en Floride, le 1er novembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 01 novembre 2022

SpaceX a fait voler sa fusée lourde Falcon Heavy pour la première fois en trois ans

La fusée Falcon Heavy de SpaceX décolle du Launchpad 39A au Kennedy Space Center en Floride, le 1er novembre 2022. (Photo, AFP)
  • Il s'agissait du troisième vol opérationnel et commercial de Falcon Heavy, le dernier ayant eu lieu en juin 2019
  • La fusée Falcon Heavy avait volé pour la première fois lors d'un test en 2018, transportant alors la voiture Tesla du patron de SpaceX, Elon Musk

WASHINGTON: L'entreprise américaine SpaceX a fait décoller mardi depuis la Floride son lanceur lourd Falcon Heavy, la fusée opérationnelle la plus puissante du monde actuellement, pour son premier lancement depuis 2019. 

Elle a décollé vers 09H40 heure locale depuis le pas de tir 39A du centre spatial Kennedy, lors d'une mission baptisée USSF-44, et transportant des cargaisons pour le compte de la force spatiale américaine, dont un satellite nommé TETRA 1. 

Quelques minutes après le décollage, les deux propulseurs d'appoint de la fusée sont revenus se poser sur Terre. L'étage central ne sera lui pas récupéré. 

La fusée Falcon Heavy avait volé pour la première fois lors d'un test en 2018, transportant alors la voiture Tesla du patron de SpaceX, Elon Musk. 

Il s'agissait mardi du troisième vol opérationnel et commercial de Falcon Heavy, le dernier ayant eu lieu en juin 2019. 

SpaceX a actuellement deux fusées opérationnelles. 

La première est la Falcon 9, utilisée notamment pour acheminer les astronautes de la Nasa jusqu'à la Station spatiale internationale (ISS), ou encore lancer les satellites de la constellation de SpaceX fournissant internet depuis l'espace, Starlink. 

La deuxième est Falcon Heavy, qui sert à lancer des charges utiles beaucoup plus lourdes ou à des orbites plus distantes. La fusée est capable d'emporter jusqu'à 64 tonnes en orbite terrestre. 

La Nasa a notamment choisi la Falcon Heavy pour lancer certaines composantes de sa future station spatiale en orbite autour de la Lune. 

Sur sa base au Texas, SpaceX développe séparément une autre fusée, Starship, composée d'un vaisseau monté sur un premier étage, nommé Super Heavy. Mais cette fusée n'a encore jamais volé dans sa configuration complète. Seul le vaisseau a effectué des vols tests suborbitaux, dont plusieurs s'étaient terminés en impressionnantes explosions. 

Starship a été choisi par la Nasa pour faire atterrir ses astronautes sur la Lune lors de la mission Artémis 3, en 2025 au plus tôt. 

La Nasa emmènera préalablement elle-même ses astronautes jusqu'en orbite lunaire, grâce à son propre lanceur lourd, nommé SLS, en développement depuis plus d'une décennie. 

Le premier décollage de SLS, qui doit surpasser Falcon Heavy et devenir la fusée la plus puissante du monde, a été deux fois annulé à la dernière minute cet été. Une nouvelle tentative pour ce vol test non habité est prévue le 14 novembre. 


Janet Yellen opposée au projet d'une taxation mondiale des plus riches

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen (Photo, AFP).
La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen (Photo, AFP).
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  • L'administration Biden a ainsi proposé pour le budget 2025 un impôt minimum de 25% pour les "0,01% les plus riches
  • Le gouvernement brésilien s'est inspiré des travaux menés par l'économiste français Gabriel Zucman sur la taxation des plus riches

 

STRESA, Italie: La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen s'est prononcée jeudi contre des négociations internationales sur une taxation mondiale des plus riches, un projet défendu par le Brésil à l'occasion de sa présidence du G20 et soutenu par la France.

"Je ne suis pas favorable à des négociations internationales qui impliqueraient que tous les pays acceptent de le faire et de redistribuer les recettes entre les pays, éventuellement sur la base du climat et des dommages subis du fait du climat", a-t-elle déclaré en marge du G7 Finances à Stresa dans le nord de l'Italie.

"Il est clair que le président Biden et moi-même sommes attachés à la progressivité de l'impôt. Nous estimons que la charge fiscale pesant sur les hauts revenus et les entreprises est trop faible", a-t-elle fait valoir devant la presse.

L'administration Biden a ainsi proposé pour le budget 2025 un impôt minimum de 25% pour les "0,01% les plus riches, ceux dont la fortune est supérieure à 100 millions de dollars".

"Ce n'est donc pas que j'aie une quelconque objection à imposer un niveau raisonnable d'imposition et certainement un niveau minimum d'imposition aux personnes à très hauts revenus aux États-Unis", a-t-elle poursuivi.

Le gouvernement américain reconnaît selon elle "que les pays à faible revenu et les pays émergents ont besoin d'un soutien financier".

Mme Yellen a estimé que "le Brésil, qui dirige le G20, a raison de s'inquiéter de l'adéquation des flux de ressources pour soutenir le développement" de ces pays et "le climat".

"Mais je ne suis pas favorable" à régler le problème des flux de ressources "dans le cadre d'une négociation fiscale internationale", a-t-elle expliqué.

Le gouvernement brésilien s'est inspiré des travaux menés par l'économiste français Gabriel Zucman sur la taxation des plus riches.

Selon ce dernier, si les 3.000 milliardaires de la planète payaient au moins l'équivalent de 2% de leur fortune en impôts sur le revenu, cet impôt mondial pourrait rapporter 250 milliards de dollars supplémentaires.

Pour le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire, le projet de taxation minimale des plus grandes fortunes figure parmi les priorités du G7 à Stresa.

"Nous voulons continuer à porter cette idée d'un troisième pilier sur la fiscalité internationale portant sur les plus fortunés, de façon à garantir l'équité de la fiscalité internationale", a-t-il déclaré mercredi à la presse.

Près de 140 Etats se sont accordés à la fin 2021 sur une taxation minimale des multinationales sous l'égide de l'OCDE, consistant en deux piliers, le premier visant une meilleure répartition de la fiscalité des géants du numérique et le second une imposition minimale à 15% sur les sociétés.

Le deuxième pilier a été mis en place le 1er janvier dernier dans de nombreux Etats, dont l'Union européenne, mais un accord sur le pilier 1 peine encore à être avalisé par l'ensemble des pays.

 


Turquie: la banque centrale maintient son taux directeur inchangé à 50%

Le gouverneur de la Banque centrale turque, Fatih Karahan (au centre), fait un geste lors de son discours lors de la première réunion de l'année à Ankara, le 8 février 2024. (AFP)
Le gouverneur de la Banque centrale turque, Fatih Karahan (au centre), fait un geste lors de son discours lors de la première réunion de l'année à Ankara, le 8 février 2024. (AFP)
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  • L'institution espère une baisse de l'inflation «grâce à la modération de la demande intérieure» et une «désinflation» au second semestre de 2024
  • «L'orientation monétaire restrictive sera maintenue jusqu'à ce qu'un déclin significatif et durable de la tendance de l'inflation mensuelle soit observé», a dit la banque

ISTANBUL: La banque centrale turque a maintenu jeudi, pour le deuxième mois consécutif, son principal taux directeur inchangé à 50% malgré les "pressions inflationnistes" qu'elle assure "surveiller de près".

"Compte tenu des effets décalés du resserrement monétaire, le comité a décidé de maintenir le taux directeur inchangé, mais a réaffirmé qu'il restait très attentif aux risques inflationnistes", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

L'institution espère une baisse de l'inflation "grâce à la modération de la demande intérieure" et une "désinflation" au second semestre de 2024.

"L'orientation monétaire restrictive sera maintenue jusqu'à ce qu'un déclin significatif et durable de la tendance de l'inflation mensuelle soit observé", a ajouté la banque.

En mars, la banque centrale turque avait relevé son taux de 5 points, une décision justifiée par une envolée des prix à la consommation au-delà des attentes, à près de 70% sur un an.

L'institution avait relevé son taux directeur de 8,5 à 45% entre juin et janvier, sans pouvoir, pour l'heure, endiguer l'inflation, alimentée par la dévaluation quasi continue de la livre turque.

Le président Recep Tayyip Erdogan s'est toujours montré hostile aux taux d'intérêt élevés qu'il juge contraires à l'islam, mais l'envolée des prix à la consommation - 69,8 % en avril sur les douze derniers mois, selon les statistiques officielles contestées - l'a contraint a accepter le retour à une politique monétaire plus orthodoxe.

Cette flambée des prix est vue par les analystes comme la raison majeure de la débâcle du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président turc aux élections locales organisées fin mars.

Un groupe d'économistes turcs indépendants (Enag) estime l'inflation à plus de 124% sur un an en avril, en hausse de 5 points sur un mois.


Alcazar Energy Partners a annoncé la clôture finale à 490 millions de dollars de son pour projets d’énergie renouvelable

Après avoir acquis les droits pour ses deux premiers parcs éoliens dans les Balkans occidentaux, d'une capacité totale de 456 MW, AEP-II a fait des progrès significatifs dans son objectif de devenir un investisseur de premier plan dans le secteur des énergies renouvelables de la région. (Photo: fournie)
Après avoir acquis les droits pour ses deux premiers parcs éoliens dans les Balkans occidentaux, d'une capacité totale de 456 MW, AEP-II a fait des progrès significatifs dans son objectif de devenir un investisseur de premier plan dans le secteur des énergies renouvelables de la région. (Photo: fournie)
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  • Le fonds d'infrastructure durable domicilié au Luxembourg, AEP-II, est axé sur les projets d'énergie renouvelable à l'échelle des services publics dans les marchés émergents
  • L’expérience d'Alcazar Energy, son expertise des marchés émergents et son engagement en faveur des meilleures pratiques ESG ont contribué à la réussite du processus de levée de fonds

DUBAÏ: Alcazar Energy Partners II SLP (SCSp) ( » AEP-II »), un fonds d'infrastructure durable domicilié au Luxembourg et axé sur les projets d'énergie renouvelable à l'échelle des services publics dans les marchés émergents, a annocé une clôture finale de 490 millions de dollars US, attirant des capitaux d'investisseurs d'Amérique du Nord, d'Europe, du Moyen-Orient et d'Asie. 

Depuis la première clôture en novembre 2022, le fonds a attiré huit investisseurs supplémentaires de premier plan, tels que la Société financière de développement international (DFC) des États-Unis. Ces partenaires rejoignent un groupe solide d'investisseurs privés et publics, dont 80 % sont notés AA ou AAA. Ensemble, ils soutiennent la stratégie d'AEP-II visant à développer plus de 1,6 GW de projets d'énergie propre sur certains marchés émergents qui, une fois opérationnels, permettront de réduire de plus de 3 millions de tonnes les émissions de gaz à effet de serre par an, tout en créant des opportunités d'emploi à long terme dans les pays où ils sont mis en œuvre.

Après avoir acquis les droits pour ses deux premiers parcs éoliens dans les Balkans occidentaux, d'une capacité totale de 456 MW, AEP-II a fait des progrès significatifs dans son objectif de devenir un investisseur de premier plan dans le secteur des énergies renouvelables de la région. Les projets d'Alcazar Energy contribueront de manière significative à l'amélioration du bouquet énergétique et à la réalisation des objectifs de transition énergétique, tout en créant des opportunités d'emploi au niveau local. 

L'expérience d'Alcazar Energy en matière d'investissement et de développement de projets d'énergie renouvelable, son expertise des marchés émergents et son engagement en faveur des meilleures pratiques ESG ont contribué à la réussite du processus de levée de fonds pour le PEA-II. Cette opération fait suite à l'acquisition des portefeuilles d'AEP-I par China Three Gorges South Asia Investment Ltd, dont les actionnaires comprennent la Société financière internationale et le Silk Road Fund, au cours du second semestre 2021.

Daniel Calderon, cofondateur et associé directeur, a déclaré : « Nous sommes ravis d'annoncer la clôture finale du PEA-II, qui a accueilli des investisseurs publics et privés de premier ordre dans le domaine des infrastructures. Un tel effort de collecte de fonds, dans des conditions de marché par ailleurs difficiles, est un énorme soutien à la solidité de notre offre et un vote de confiance dans notre capacité à mener le développement de projets d'énergie propre dans les marchés émergents. Avec ce fonds, nous sommes bien positionnés pour continuer à investir dans des projets d'énergie renouvelable essentiels qui font avancer la transition énergétique dans des endroits historiquement mal desservis par la communauté des investisseurs traditionnels ».