Vélos, piétons, voitures: Chaos et colère dans les rues de Paris

Des personnes circulent à vélo et en trottinette électrique sur des voies dédiées, rue de Rivoli à Paris, le 30 juillet 2020 (Photo, AFP).
Des personnes circulent à vélo et en trottinette électrique sur des voies dédiées, rue de Rivoli à Paris, le 30 juillet 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 05 novembre 2022

Vélos, piétons, voitures: Chaos et colère dans les rues de Paris

  • Vélos, trottinettes, monoroues et autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) se sont multipliés dans les rues étroites de la capitale
  • Avec cette vague ont aussi augmenté les incivilités qui mettent en danger leurs utilisateurs et les piétons

PARIS: Traverser la rue serait devenu un sport extrême à Paris: les piétons se plaignent des foules de vélos et trottinettes, moins dangereux que les voitures, mais qui les menacent jusque sur les trottoirs.

Arès avoir traversé une des principales autoroutes à vélos de la capitale, la rue de Rivoli, Hélène Nguyen, une Parisienne de 77 ans, laisse exploser sa colère: "Ca va péter!"

"J'ai failli être renversée plusieurs fois. Les voitures nous voient et respectent le code de la route, les vélos et les trottinettes, pas du tout", se plaint la retraitée.

Depuis la crise sanitaire et l'aménagement de 52 kilomètres de pistes cyclables, vélos, trottinettes, monoroues et autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) se sont multipliés dans les rues étroites de la capitale. La mairie de Paris a fait des transports "doux" une de ses priorités.

Le gouvernement qui veut aussi refaire de la France une "nation du vélo", moyen de transport "accessible, écologique et bon pour la santé", a gonflé le budget consacré aux infrastructures cyclables.

Les cyclistes connaissent leurs premiers bouchons aux feux rouges: l'étroite piste du boulevard Sébastopol, une des plus fréquentées d'Europe, enchaîne les records et enregistre jusqu'à 17 000 passages par jour, dans les deux sens.

Avec cette vague ont aussi augmenté les incivilités qui mettent en danger leurs utilisateurs et les piétons: non-respect des feux et des priorités, écouteurs sur les oreilles, conduite en état d'ivresse... Avec pour corollaire un nombre d'accidents qui a fortement augmenté.

«Laisse-moi passer, connard!»

La pérennisation de nombreuses pistes cyclables créées pendant la pandémie et l'installation de nombreux sens interdits autorisés aux vélos ont aussi métamorphosé les rues. Dans des villes comme Amsterdam ou Copenhague, des infrastructures pléthoriques mais aussi une culture du vélo bien établie limitent les incidents.

Mais sur le boulevard Sébastopol, la tension monte: "Laisse-moi passer, connard!", lance à une camionnette une cycliste quinquagénaire alors qu'elle traverse le boulevard, grillant un feu rouge. Les taxis et camions klaxonnent, des adolescents passent à trois sur une trottinette, les piétons traversent hors des clous.

"On a l'impression qu’on est plus agile à vélo, qu'on peut mieux esquiver. Et, il y a probablement un plus grand sentiment d'anonymat, on craint moins la sanction", analyse le chercheur Florent Varet, spécialiste des liens entre auteurs d'infractions et constructions sociales à l'université catholique de Lille.

"Avec l'afflux massif de cyclistes sont arrivés des gens qui se sont mis au vélo", explique de son côté "50 euros", un activiste pro-vélo de 44 ans qui filme ses altercations avec les automobilistes et les diffuse ensuite sur les réseaux sociaux pour dénoncer la "violence motorisée", notamment celle des scooters à Paris.

"Il y a toujours à peu près le même pourcentage d'éléments à problèmes, quel que soit le moyen de transport ou le pays", souligne "50 euros". "Je comprends que les piétons râlent quand un cycliste, ou plutôt un abruti à vélo, les frôle. Mais quand les automobilistes s'en plaignent, ça fait rire. On n'a pas vu de cycliste écraser une voiture."

«Plus fermement»

Si certaines personnes pensent qu’une règle n’est pas justifiée, elles ne vont pas la respecter tant qu'il n'y pas une sanction claire, comme les limites de vitesse à la campagne, souligne Florent Varet.

Par ailleurs, le caractère "éphémère" de ces interactions peut en pousser certains à monter le ton, selon lui. "Et on va avoir du mal à raisonner comme un autre type d'usager, quelle que soit notre expérience: on raisonne en voiture comme un automobiliste, à vélo comme un cycliste". D'autant plus que les nouvelles infrastructures cyclables peuvent aussi donner aux piétons et automobilistes le sentiment qu'on "leur retire du territoire", selon le chercheur.

Fin septembre, la Mairie de Paris a tapé du poing sur la table: elle a menacé d'interdire les trottinettes en libre-service qui roulent trop souvent sur les trottoirs et ne sont pas assez garées sur les emplacements dédiés.

La nouvelle police municipale parisienne s'est aussi fixée pour priorité de "lutter plus fermement contre le désordre dans les rues et sur les trottoirs", indiquait mi-octobre l'adjoint à la sécurité de la mairie, Nicolas Nordman.

La police, qui a commencé à contrôler plus sévèrement les cyclistes, doit "sanctuariser les trottoirs" et sanctionner le non-respect des feux rouges, a précisé l'élu socialiste. Elle va doubler, de 10 à 20, le nombre d'agents chargés de la verbalisation par vidéo.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.