Une actrice iranienne célèbre promet de rester dans son pays

L'actrice iranienne Taraneh Alidoosti (Photo, AFP).
L'actrice iranienne Taraneh Alidoosti (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 07 novembre 2022

Une actrice iranienne célèbre promet de rester dans son pays

  • Taraneh Alidoosti est connue comme une ardente militante des droits des femmes et des droits humains en Iran
  • «Je suis quelqu'un qui reste ici et qui n'a pas l'intention de partir»

PARIS: L'une des actrices iraniennes les plus connues a apporté dimanche son soutien au mouvement de contestation qui secoue l'Iran, promettant de rester dans son pays et de "payer le prix" qu'il faudra pour défendre ses droits.

Taraneh Alidoosti, connue à l'étranger pour avoir joué dans les films du réalisateur Asghar Farhadi, a annoncé son intention d'arrêter de travailler pour soutenir les familles des personnes tuées ou arrêtées lors de la répression.

"Je suis quelqu'un qui reste ici et qui n'a pas l'intention de partir", a déclaré l'actrice âgée de 38 ans dans un message sur Instagram, alors que des milliers de personnes, dont des personnalités du monde de la culture, ont été arrêtées dans la répression des manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini le 16 septembre.

Elle a assuré ne pas détenir d'autre passeport que son passeport iranien, et ne posséder aucune résidence à l'étranger.

"Je resterai, j'arrêterai de travailler. Je resterai aux côtés des familles des prisonniers et des personnes tuées. Je serai leur avocate", a-t-elle expliqué.

"Je me battrai pour ma patrie. Je paierai le prix qu'il faudra pour défendre mes droits et, le plus important, je crois dans ce que nous construisons ensemble aujourd'hui," a-t-elle ajouté.

Son message était accompagné d'un hashtag reprenant le cri de ralliement des manifestants, "Femme. Vie. Liberté".

Taraneh Alidoosti est connue comme une ardente militante des droits des femmes et des droits humains en Iran. Lors d'un précédent mouvement de contestation dans le pays en 2019, elle avait déclaré que les Iraniens étaient "des millions de prisonniers".

Son rôle le plus célèbre est celui qu'elle a interprété dans le film d'Asghar Farhadi "Le client", Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2017.

Figure du cinéma iranien depuis son adolescence, elle a aussi joué dans le film de Saeed Roustayi "Leila et ses frères", présenté cette année au Festival de Cannes.

Plusieurs personnalités du cinéma iranien ont été inquiétées par les autorités avant même l'actuelle vague de contestation, comme les réalisateurs Mohammad Rasoulof et Jafar Panahi, arrêtés cette année et toujours en détention.


Dans sa brochure annuelle, la banque américaine JPMorgan conseille de visiter le Grand Musée égyptien

Le Grand Musée égyptien au Caire. (Photo Twitter)
Le Grand Musée égyptien au Caire. (Photo Twitter)
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  • La brochure annuelle de la banque suggère des activités récréatives, artistiques et culturelles à pratiquer pendant les vacances
  • La brochure précise que le musée consacré à l'ancienne civilisation égyptienne présentera la collection intégrale de l'enfant roi Toutankhamon

LE CAIRE: Dans sa brochure annuelle , la banque américaine JPMorgan invite ses clients à visiter le Grand Musée égyptien. Cette publication est remise à la clientèle distinguée de cette banque dans le monde entier. Elle suggère des activités récréatives, artistiques et culturelles à pratiquer pendant les vacances. Elle met par ailleurs en évidence les attractions et les lieux les plus attrayants du monde.

Parmi les nombreux lieux qui figurent dans la brochure de cette année, on trouve une photo du Grand Musée égyptien, qui ouvrira bientôt ses portes. De plus amples informations relatives à cette attraction sont également fournies. Le document précise que le musée consacré à l'ancienne civilisation égyptienne présentera la collection intégrale de l'enfant roi Toutankhamon.

Le ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, Ahmed Issa, a salué la décision de la banque de conseiller à ses clients la visite de ce musée, qui s'imposera comme l'un des plus importants établissements de ce type dans le monde.

Le ministre a déclaré que la date d'ouverture du musée serait annoncée dans les plus brefs délais. Il a précisé que des rois, des présidents et de hauts fonctionnaires du monde entier assisteront à son inauguration.

Soha Ali, PDG de la JPMorgan Bank en Égypte et en Afrique du Nord, vient de rencontrer M. Issa. Elle a remercié à cette occasion le ministère du Tourisme et des Antiquités pour la coopération dont il a fait preuve et pour les informations et les photographies relatives au musée qu'il a fournies.

La JPMorgan Bank, le plus important établissement bancaire aux États-Unis et l’un des plus grands du monde, publie sa brochure une fois par an.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Absents depuis 2019, les super-héros de Marvel de retour en Chine

Une jeune femme prend une photo d'une affiche avant de regarder le film "Black Panther : Wakanda Forever" dans un cinéma de Shanghai, le 6 février 2023. Black Panther sortira dans les cinémas chinois après une interruption de deux ans et demi pour les films Marvel. (AFP).
Une jeune femme prend une photo d'une affiche avant de regarder le film "Black Panther : Wakanda Forever" dans un cinéma de Shanghai, le 6 février 2023. Black Panther sortira dans les cinémas chinois après une interruption de deux ans et demi pour les films Marvel. (AFP).
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  • Les films des studios Marvel, propriété du géant américain Disney, avaient disparu des salles obscures chinoises après la sortie en juillet 2019 de "Spider-Man: Far from Home"
  • La Chine n'autorise chaque année la diffusion en salles que de quelques dizaines de long-métrages étrangers

SHANGHAI : Les super-héros de Marvel ont fait leur retour sur grand écran en Chine mardi après près de quatre ans d'absence, avec le film "Black Panther: Wakanda Forever".

Les films des studios Marvel, propriété du géant américain Disney, avaient disparu des salles obscures chinoises après la sortie en juillet 2019 de "Spider-Man: Far from Home".

La Chine n'autorise chaque année la diffusion en salles que de quelques dizaines de long-métrages étrangers.

Pour les méga-productions de Marvel, immensément populaires dans le pays asiatique, ce marché est crucial: la diffusion dans les cinémas chinois du premier film de la série Black Panther avait généré 105 millions de dollars.

"Je suis toute excitée", a confié une spectatrice faisant la queue lundi soir à Shanghai, pour la première du film programmée à minuit.

"J'avais dû utiliser les sites de streaming pour regarder les deux films précédents (...) mais j'espère que je pourrai regarder les films Marvel plus souvent en salle à partir de maintenant", a-t-elle ajouté, ne donnant que son nom de famille, Chen.

La fin de cet apparent blocage des films Marvel en Chine survient alors que le pays vient de lever ses restrictions sanitaires anti-Covid, qui ont porté un coup dur aux lieux de divertissement dans le pays.

"A cause du Covid, ça fait vraiment longtemps qu'on n'est pas allé au cinéma", raconte Kun, 25 ans, employé d'un hôpital venu voir le film avec des amis.

"On doit travailler demain mais l'opportunité est tellement rare qu'on est venu".

Lin Fan, venue avec son fils de 13 ans, Jiang Xiaoyi, se réjouit de renouer avec une tradition familiale: "(Xiaoyi) a toujours été un fan de Marvel, et pendant la série des Avengers, on allait toujours voir la première à minuit".

Prochaine étape pour les fans chinois: la sortie, le 17 février, de "Ant-Man et la Guêpe: Quantumania".

Les autorités chinoises n'ont jamais expliqué pourquoi les films Marvel avaient soudainement disparu des écrans depuis 2019.

Pendant cette période, Disney avait refusé d'obéir aux censeurs qui réclamait le retrait de toute référence à des relations homosexuelles dans les films Marvel, notamment "Les Eternels" en 2021 et "Doctor Strange in the Multiverse of Madness" en 2022.

Mais le géant américain a aussi été accusé de trop collaborer avec Pékin.

Des appels au boycott, notamment en Occident, avaient été lancés contre sa nouvelle version de "Mulan", car certaines scènes avaient été tournées dans la région du Xinjiang, longtemps frappée par des attentats meurtriers et où la campagne sécuritaire chinoise est accusée de violer les droits humains de la population musulmane.

Deux épisodes des "Simpsons" ont quant eux été retirés du service de streaming Disney+ à Hong Kong. L'un d'eux faisait référence à la répression des manifestations de Tiananmen en 1989 et l'autre évoquait des "camps de travail forcé" en Chine.


Le festival de lumière Noor Riyadh prolonge son exposition jusqu'en mars

La pièce Numinous Najd de l'artiste saoudienne Huda al-Aithan évoque l'une des régions centrales du Royaume et capture le souffle et les récits de son patrimoine. (Photo fournie)
La pièce Numinous Najd de l'artiste saoudienne Huda al-Aithan évoque l'une des régions centrales du Royaume et capture le souffle et les récits de son patrimoine. (Photo fournie)
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  • Le plus grand festival de lumière du monde, Noor Riyadh, a prolongé jusqu'au 10 mars son exposition intitulée «From Spark to Spirit» («De l'étincelle à l'esprit»)
  • C'est Neville Wakefield qui dirige cette exposition, et Gaida al-Mogren en est la commissaire associée

RIYAD: Le plus grand festival de lumière du monde, Noor Riyadh, a prolongé jusqu'au 10 mars son exposition intitulée «From Spark to Spirit» («De l'étincelle à l'esprit»). Cette décision est motivée par l'immense succès que connaît l'exposition qui se tient dans le quartier Jax de Diriyah, selon les responsables de Riyadh Art.

L'exposition, qui devait se terminer le 4 février, présente des œuvres innovantes d'artistes venus des quatre coins du monde. Elle aborde les thèmes suivants: la technologie, l’architecture et la perception de la lumière.

Le directeur exécutif de Riyadh Art, Khaled al-Hazani, déclare: «“De l'étincelle à l'esprit” est une magnifique exposition qui nous invite à la réflexion. Elle fait suite au succès du festival Noor Riyadh. En effet, elle prend une dimension trois fois plus importante par rapport à l'édition inaugurale.»

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Vous pouvez admirer l'œuvre de Diana Thater A Cast of Falcons jusqu'au 10 mars. (Photo fournie).

«La lumière est un élément universel, à la fois émouvant et captivant. En admirant la diversité des thèmes abordés dans le cadre de l'exposition «De l'étincelle à l'esprit», nous comprenons mieux notre relation avec la lumière, qui remonte à la nuit des temps et s'étend jusqu'à l'ère numérique.»

Il s'agit en effet de la 2e édition du festival annuel Noor Riyadh, organisé par Riyadh Art, la première initiative publique en matière d'art en Arabie saoudite. Le festival a placé des œuvres de lumière un peu partout dans la capitale du Royaume. L'objectif de cette initiative est d'embellir la ville autour du thème «Nous rêvons de nouveaux horizons». Aujourd'hui, le festival propose des activités saisonnières de manière à mettre l'art à la portée de tous.

L'exposition «De l'étincelle à l'esprit» s'adresse aussi bien aux amateurs d'art qu'aux enfants ou à ceux qui visitent pour la première fois une galerie d'art. Elle complète à merveille la scène artistique et culturelle florissante de la ville de Riyad et du Royaume dans son ensemble. Nous conseillons à tous de la visiter», ajoute M. Al-Hazani.

 

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Eroding Wave, de l'artiste américain Jim Campbell, reproduit le mouvement de la nage en utilisant des ampoules LED en grappes, mettant ainsi en évidence la dynamique des marées. (Photo fournie)

Dans le quartier de Jax, le Riyadh Art Hub propose trente œuvres de lumière complexes qui mettent l'accent sur la façon dont la lumière façonne notre perception du monde. La lumière est utilisée pour amorcer un changement et un dialogue interculturel.

L'exposition propose des œuvres pour tous les âges. Les visiteurs ont la possibilité de s'aventurer dans des mondes inexplorés avec la chambre interactive de l'artiste turc Refik Anado intitulée «Machine Dreams: Space», ou avec Thnan, la pièce flamboyante de l'artiste saoudien Moath Alofi inspirée par les volcans dormants du Royaume.

C'est Neville Wakefield qui dirige cette exposition, et Gaida al-Mogren en est la commissaire associée.

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L'exposition propose des œuvres pour tous les âges. Les visiteurs ont la possibilité de s'aventurer dans des mondes inexplorés avec la chambre interactive de l'artiste turc Refik Anado intitulée «Machine Dreams: Space», ou avec Thnan, la pièce flamboyante de l'artiste saoudien Moath Alofi inspirée par les volcans dormants du Royaume. (Photo fournie)

Pour Mme Al-Mogren, «le voyage à travers les espaces de l'exposition baptisée “De l'étincelle à l'esprit” représente un véritable dialogue entre les générations. Il met en lumière les inspirations venues d'Arabie saoudite et du monde entier ainsi que celles qui émanent d’artistes chevronnés ou d'autres, prometteurs. En outre, l'exposition met en lumière les transformations culturelles accélérées qui marquent le Moyen-Orient, en particulier le Royaume.

«La lumière sous-tend toute forme de vie sur notre planète. Elle est essentielle à notre santé physique et mentale. L'exposition “De l'étincelle à l'esprit” nous éclaire sur la façon dont nous percevons les différents détails, les couleurs individuelles, le mouvement, la vivacité et bien d'autres éléments encore. Les visiteurs se sont déclarés jusque-là enchantés par cet événement.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com