Le Salon du livre arabe a réuni plus de quatre-vingts maisons d’édition à Alger

Quinze mille titres ont été présentés au public. En outre, des conférences littéraires, des ateliers, des séminaires et des séances de lecture de poésie arabe ont été proposés, ainsi que des séances de dédicace. (Photo, Hakima Bedouani)
Quinze mille titres ont été présentés au public. En outre, des conférences littéraires, des ateliers, des séminaires et des séances de lecture de poésie arabe ont été proposés, ainsi que des séances de dédicace. (Photo, Hakima Bedouani)
Quinze mille titres ont été présentés au public. En outre, des conférences littéraires, des ateliers, des séminaires et des séances de lecture de poésie arabe ont été proposés, ainsi que des séances de dédicace. (Photo, Hakima Bedouani)
Quinze mille titres ont été présentés au public. En outre, des conférences littéraires, des ateliers, des séminaires et des séances de lecture de poésie arabe ont été proposés, ainsi que des séances de dédicace. (Photo, Hakima Bedouani)
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Publié le Lundi 07 novembre 2022

Le Salon du livre arabe a réuni plus de quatre-vingts maisons d’édition à Alger

  • Organisé par le ministère de la Culture et des Arts en partenariat avec le Syndicat national des éditeurs du livre (SNEL), le SLA rassemblait plus de quatre-vingts éditeurs
  • «Nous devons revoir nos priorités dans la vie, faire du livre et de la lecture une nécessité absolue»

PARIS: «Le livre, une base pour réunifier la culture arabe»: telle était la thématique du Salon du livre arabe (SLA), qui s’est déroulé du 27 octobre au 4 novembre au Palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger. Organisé par le ministère de la Culture et des Arts en partenariat avec le Syndicat national des éditeurs du livre (SNEL), le SLA rassemblait plus de quatre-vingts éditeurs. Parmi elles, soixante-deux étaient algériennes et dix-neuf représentaient des pays arabes comme le Liban, la Jordanie, l’Égypte, les Émirats arabes unis, la Tunisie, la Syrie et l’Arabie saoudite. 

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Affiche du Salon du livre arabe. (Photo, fournie)

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Soraya Mouloudji, ministre de la Culture et des Arts. Étaient présents Abdelaziz Medjahed, directeur de l’Institut national des études stratégiques globales (INESG), Salah Bélaïd, président du Haut Conseil de la langue arabe (HCLA), des représentants des présidents de l'Assemblée populaire nationale (APN), de l'Observatoire national de la société civile (ONSC) et du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), ainsi que des éditeurs et des écrivains. La ministre de tutelle n’a pas manqué de rappeler que le salon se déroulait en marge d’un autre événement historique du pays: le 31e sommet de la Ligue arabe. Dans son allocution, Soraya Mouloudji, a indiqué que cette manifestation représentait une occasion en or pour mettre en avant une valeur essentielle, celle du «rassemblement des rangs». 

Quinze mille titres ont été présentés au public. En outre, des conférences littéraires, des ateliers, des séminaires et des séances de lecture de poésie arabe ont été proposés, ainsi que des séances de dédicace. Amèle el-Mahdi a présenté son livre Quand les dunes chantaient Dâssine, Keltoum Staali La Ville aux yeux d’or, Malika Chitour Daoudi La Kafrado et Meriem Guemache son roman Zelda.

Amèle el-Mahdi a présenté son livre Quand les dunes chantaient Dâssine, Keltoum Staali La Ville aux yeux d’or, Malika Chitour Daoudi La Kafrado et Meriem Guemache son roman Zelda. (Photo, Hakima Bedouani)
Amèle el-Mahdi a présenté son livre Quand les dunes chantaient Dâssine, Keltoum Staali La Ville aux yeux d’or, Malika Chitour Daoudi La Kafrado et Meriem Guemache son roman Zelda. (Photo, Hakima Bedouani)

Édition et lectorat arabe 

De nombreuses thématiques autour du livre, de l’édition et du lectorat arabe ont été abordées à l’occasion des différents débats organisés lors du salon. Animées par des universitaires, des auteurs et des étudiants, ces rencontres ont permis d’évoquer les moyens mis en œuvre pour promouvoir la lecture et le développement de l’édition et de la diffusion du livre.

Lors de son intervention, Kamel Krour, auteur et responsable au sein de la maison d’édition Al-Watan el-Youm, indique que «la lecture est un projet à long terme qui doit être porté par la société» et qu’elle devrait impliquer «tous les acteurs, du système éducatif aux autorités, en passant par le monde de l’édition et le milieu familial. […] Nous devons revoir nos priorités dans la vie, faire du livre et de la lecture une nécessité absolue», précise-t-il. Il ajoute que l’édition de poche permet à moindre coût d’accéder aux chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Quant à l’universitaire Omar Bouakkaz, il plaide pour la généralisation de la lecture dans toutes les régions, y compris les territoires ruraux, en adoptant le concept des bibliothèques ambulantes. Il invite tous les acteurs culturels et pédagogiques à renforcer leurs actions dans ces zones. 

La maison d’édition libanaise Dar Al-Koutoub al-Ilmiya présentait quant à elle des ouvrages scientifiques écrits par d’illustres savants arabes et destinés aux étudiants ainsi qu’aux chercheurs. De son côté, Zyadatdes, une maison d’édition émiratie, proposait de nombreux ouvrages sur des sujets philosophiques, sur l’islam en Europe et sur la poésie arabe. Ils ont suscité l’intérêt des visiteurs, ravis de partager avec les autrices et les auteurs leur goût pour la littérature, la poésie et la découverte. 


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".

 

 


Avec la plateforme RMC+, CMA Media accélère sur le streaming

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
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  • "Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain"
  • Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming

PARIS: Chaînes en direct, contenus du média Brut ou séries verticales: le groupe CMA Media, propriétaire de BFMTV et RMC, lance mardi une nouvelle plateforme de streaming avec l'ambition de changer d'échelle sur le numérique.

RMC+, qui succède à RMC BFM Play, va réunir sur une seule plateforme gratuite ses chaînes de la TNT (BFMTV, RMC Story, RMC Découverte, RMC Life), dix chaînes thématiques, dont une chaîne Brut - le média en ligne devenu propriété de CMA Media en 2025 -, et une offre de près de 10.000 heures de contenus à la demande.

En misant sur les classiques des chaînes RMC (mécanique, histoire et découverte, sport, enquêtes criminelles), des mini-séries verticales (ou micro-drama), des telenovelas et des créateurs de contenus comme Nota Bene ou Loury Lag notamment, "ce sera une véritable plateforme de streaming", résume Julie Gauchotte, directrice de la stratégie numérique de RMC BFM.

"Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain", ajoute auprès de l'AFP Stéphane Sallé de Chou, directeur général du pôle Entertainment CMA Media.

"Mais on veut être les meilleurs dans nos univers", poursuit-il.

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. CMA Media est aussi entrée en phase finale d'acquisition de la chaîne RMC Sport, qui diffuse notamment le MMA (arts martiaux mixtes).

Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming. Mais leurs recettes publicitaires se concentrent encore très majoritairement sur la télé dite linéaire, à 93% dans le cas des chaînes BFMTV et RMC, contre 6% pour la plateforme RMC BFM Play et 1% sur les réseaux sociaux, explique-t-on chez CMA Média.

CMA Media a également noué début 2026 un partenariat avec Youtube pour y diffuser ses contenus et a lancé une agence de production audiovisuelle, CMA Studio. Le groupe compte aussi lancer un studio de créateurs de contenus, CMA Creator, d'ici fin 2026.

En parallèle, CMA Media veut faire des économies en vendant les neuf chaînes de télévision locales de BFM.


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.