Drame de Melilla: Madrid réaffirme qu'il n'y a eu «aucun mort» côté espagnol

 Le ministre espagnol de l'Intérieur a affirmé avec force lundi qu'il n'y avait eu "aucun mort" à Melilla du côté espagnol de la frontière avec le Maroc en juin, lorsqu'au moins 23 migrants avaient péri en tentant de pénétrer dans cette enclave espagnole (Photo, AFP)
Le ministre espagnol de l'Intérieur a affirmé avec force lundi qu'il n'y avait eu "aucun mort" à Melilla du côté espagnol de la frontière avec le Maroc en juin, lorsqu'au moins 23 migrants avaient péri en tentant de pénétrer dans cette enclave espagnole (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 07 novembre 2022

Drame de Melilla: Madrid réaffirme qu'il n'y a eu «aucun mort» côté espagnol

  • La BBC avait évoqué le 1er novembre une vidéo montrant «au moins un mort sur le sol de l'entrée» du poste-frontière séparant le Maroc de la petite enclave espagnole
  • Le 24 juin, près de 2 000 migrants, originaires en majorité du Soudan, avaient tenté de franchir la frontière séparant le Maroc de Melilla,

MADRID: Le ministre espagnol de l'Intérieur a affirmé avec force lundi qu'il n'y avait eu "aucun mort" à Melilla du côté espagnol de la frontière avec le Maroc en juin, lorsqu'au moins 23 migrants avaient péri en tentant de pénétrer dans cette enclave espagnole.

"Il n'y a eu aucun mort en territoire espagnol", a déclaré Fernando Grande-Marlaska à des journalistes lors d'une visite à Cuenca (centre-est), une semaine après la diffusion par la BBC d'un reportage affirmant au contraire que certaines victimes étaient décédées du côté espagnol.

Sur la sellette depuis cette tragédie, le ministre a réaffirmé son soutien aux forces de sécurité espagnoles, assurant qu'elles avaient "agi en toute légalité, avec proportionnalité et (en fonction de la) nécessité" le 24 juin et soulignant qu'il s'était agi "d'une attaque violente de la frontière" durant laquelle "50 gardes civils avaient été blessés".

La BBC avait évoqué le 1er novembre une vidéo montrant "au moins un mort sur le sol de l'entrée" du poste-frontière séparant le Maroc de la petite enclave espagnole "et d'autres corps sans vie sortis de là par les forces de sécurité marocaines".

Elle avait aussi indiqué avoir eu la confirmation par les autorités espagnoles que cette zone était "sous leur contrôle".

Le ministère de l'Intérieur espagnol avait répliqué à la BBC le lendemain en affirmant qu'aucun mort n'avait eu lieu sur le territoire espagnol et en dénonçant des "accusations" formulées "sans aucune preuve".

Le 24 juin, près de 2.000 migrants, originaires en majorité du Soudan, avaient tenté de franchir la frontière séparant le Maroc de Melilla, l'une des deux enclaves espagnoles situées sur la côte nord du royaume, qui constituent les deux seules frontières de l'UE sur le continent africain.

Au moins 23 d'entre eux avaient péri, selon le bilan des autorités marocaines. Mais des experts indépendants nommés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU ont évoqué le 31 octobre un bilan d'au moins 37 morts. Pour sa part, l'AMDH, association de défense des droits humains au Maroc, estime le nombre de morts à au moins 27.

Le Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sánchez, avait apporté vendredi un appui très appuyé à M. Grande-Marlaska, le qualifiant de "grand ministre de l'Intérieur" et affirmant qu'il avait "toute (sa) confiance" et "tout (son) soutien".


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.